Morale Bourgeoise
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De temps en temps, quand j'ai rien d'autre à foutre que de prendre le train
à 6h11 à la Gare de l'Est pour aller dans la France profonde faire un
rep...
Il y a 1 jour
Ou comment l'aficion à l'écriture de la lumière, à la littérature et à la tauromachie peuvent essayer de se côtoyer pour potentialiser le plaisir d'en partager les attraits. C'est pompeux ? Tant pis, pour l'instant j'ai pas mieux...
Je
ne suis pas moderne. J’aime pas quand les arbres sont à l’envers… Enfin, il est
des occasions où je n’ai pas envie d’avant-gardisme contemporain. Par exemple quand je vais voir, une fois l’an, un
spectacle de flamenco. En bon quinqua rétrograde, je viens plutôt chercher le
monde que j’ai connu et qui inexorablement s’éloigne de moi… J’adore le vieux
serveur des tendidos de Las Ventas dans sa livrée faussement chic, veste
bordeaux élimée, chemise blanche, cravate noire, le cheveu rabattu et gominé
cachant la calvitie, et stylé grande maison pour servir le ‘’Wiki’’…. Mais peut-être
n’existe-t-il déjà plus, c’était il y a quelques années... J’aime
pas le petit homo branchouille, pull vert pistache et lunettes Mikli rouge, ouvertement
désespéré par mon look, qui vient me déposer une assiette sophistiquée en tortillant son petit cul
épilé, je préfère le serveur à l’ancienne de chez Duran à Figueras, dans son
costard ‘’hôtellerie’’ démodé qui me sert la paella dans une vieille paella
noire où les sucs se concentrent depuis des décennies… Mais peut-être n’existe-t-il
déjà plus, c’était il y a quelques années… Alors pour le flamenco, dans mon
fantasme de nostalgique assumé, mon imaginaire va vers la jupe volantée, la
guitare, le feu de bois, le chemin poussiéreux du Rocio… D’ailleurs, je ne m’étais
pas battu pour avoir des places. De même que j’ai rayé Israel Galvan de ma
carte. C’est inopinément que je me suis retrouvé le postérieur dans un fauteuil
d’orchestre de velours rouge à espérer une jolie Rocio. Je ne sais si c’est par
comparaison facile, mais elle ne l’est plus, jolie, dans sa vilaine robe sylvestre, même si deux faunes lui couraient
après dans le bosquet ardent, pour la pecho grave à coups de reins à peine
suggestifs. Plutôt très réalistes. Et vas-y que je t’en mets un petit coup par
devant ou par derrière, oh pardon. En plus, elle avait semble-t-il égaré sa
pince à épiler depuis un temps certain, et pourtant je ne suis pas très
sourcilleux. Vous êtes encore là ?