
J'en sors. Je voulais aller voir "L'exercice du pouvoir" mais vu que pour une fois madame avait daigné m'accompagner je l'ai laissée choisir... Un gentil film pseudo poétique fait par une fille pour d'autres fillettes pas très modernes, fleurs roses et à l'eau de bleu. Quasi. Un film long et lent, mièvre, destiné à toutes les "Lucky Lukettes non pas de la bistoukette bien que ça rimait impec, mais du kleenex (qui par hasard rime avec sex) Je vous la fais courte et vulgaire vu que ce "Poulet aux Prunes" m'est resté sur l'estomac m'empêchant de manger un canard à l'orange avec qui j'avais rencard.
Souvent je regrette de ne pas plus connaître l'argot, ça m'fournirait l'occase de me défouler. J'vais me relire du ''Santantonio'', tiens... Là dedans au moins, y'avait d'la force dans les phrases... j'me souviens d'une, lue à quinze ans dans les dunes, plage du Boucanet au Grau du Roi... C'était mon paragraphe préféré dans chacun de ses livres : l'apparition de la "créature de rêve''... En général y'en avait pour une pleine page qui disait bien l'effet quasi tellurique que peut nous faire le choc visuel de l'apparition d'une bombasse qui nous plaît, à nous les zétéros hypnotisables. Les esclaves du zigomard. Les assignés de la testostérone... Alors tu parles, à quinze ans avec les hormones au plafond et à la plage en pleine période monokinu, c'est à dire, monokini voire cul nu car je vous rappelle que j'étais dans les dunes... Il était parti des pieds et remontant tout du long, le Dard avait écrit arrivant au visage : "Elle avait des dents dont mon zinouflet inférieur aurait bien aimé se faire un collier"
Une phrase mystérieuse que je sais encore par coeur tellement elle m'avait interrogée tout l'été. En vain. Il m'avait fallu attendre des années pour la comprendre. Attendre qu'une bijoutière déshabilleuse prenne l'initiative de cette douce parure dont j'ignorais jusqu'à l'existence... Quelle révélation mes aïeux ! Et comme... bon ça suffit les confidences, oh... revenons à Satrapi, la réalisatrice avec qui votre intérêt va confiner à la débandade, je vous préviens.
En bref, c'est l'histoire d'un mec pas assez couillu pour dire merde à sa mère (ça me fait du bien) ni enlever sa belle au nez de son beau-père et qui se voit obligé d'épouser une petite prof de maths de merde aux idées mesquines et étriquées qui jamais ne saura résoudre l'équation posée par son artiste de mari. Elle ira même -la salope- jusqu'à lui briser menu, outre ce que vous pensez, en lui demandant d'assumer son rôle de père responsable, lui qui n'est qu'un musicien hagard, mais aussi son âme, sa vie, j'ai nommé son violon extraordinaire cédé par son maître, situation inextricable dont il va concevoir une ''jaunisse'' carabinée qui le mènera à l'autolyse - c'est le mot des dossiers médicaux pour remplacer "suicide" trop connoté...-
Raté, l'amour de sa vie, finie la passion de la musique, soudain confronté sans échappatoires possibles à l'ingratitude de ses enfants et aux jérémiades d'une femme qu'il n'aime pas, qui lui demande sans arrêt de lui confirmer le contraire, il prend la décision de se coucher pour attendre la grande faucheuse. Vous l'aurez compris messieurs, vous me saurez gré du conseil qui s'impose :
Si elle exprime l'idée de vous y emmener, suggérez-lui plutôt d'y aller avec ses bonnes copines... Un autre conseil au passage pour vous mesdames : si vous avez incessamment besoin de le supplier de vous dire qu'il vous aime, vous êtes en train de créer le chemin le plus court pour qu'il vous haïsse bientôt... (au cas malheureusement probable où vous n'auriez pas encore capté)
- ça t'a plu ?
Me suis-je quand même soucié avec urbanité auprès de madame afin de témoigner de mon éventuel plaisir ressenti à l'avoir sortie...
- Nul !
Qu'elle a rétorqué, sèche et laconique. Et merde...........
Souvent je regrette de ne pas plus connaître l'argot, ça m'fournirait l'occase de me défouler. J'vais me relire du ''Santantonio'', tiens... Là dedans au moins, y'avait d'la force dans les phrases... j'me souviens d'une, lue à quinze ans dans les dunes, plage du Boucanet au Grau du Roi... C'était mon paragraphe préféré dans chacun de ses livres : l'apparition de la "créature de rêve''... En général y'en avait pour une pleine page qui disait bien l'effet quasi tellurique que peut nous faire le choc visuel de l'apparition d'une bombasse qui nous plaît, à nous les zétéros hypnotisables. Les esclaves du zigomard. Les assignés de la testostérone... Alors tu parles, à quinze ans avec les hormones au plafond et à la plage en pleine période monokinu, c'est à dire, monokini voire cul nu car je vous rappelle que j'étais dans les dunes... Il était parti des pieds et remontant tout du long, le Dard avait écrit arrivant au visage : "Elle avait des dents dont mon zinouflet inférieur aurait bien aimé se faire un collier"
Une phrase mystérieuse que je sais encore par coeur tellement elle m'avait interrogée tout l'été. En vain. Il m'avait fallu attendre des années pour la comprendre. Attendre qu'une bijoutière déshabilleuse prenne l'initiative de cette douce parure dont j'ignorais jusqu'à l'existence... Quelle révélation mes aïeux ! Et comme... bon ça suffit les confidences, oh... revenons à Satrapi, la réalisatrice avec qui votre intérêt va confiner à la débandade, je vous préviens.
En bref, c'est l'histoire d'un mec pas assez couillu pour dire merde à sa mère (ça me fait du bien) ni enlever sa belle au nez de son beau-père et qui se voit obligé d'épouser une petite prof de maths de merde aux idées mesquines et étriquées qui jamais ne saura résoudre l'équation posée par son artiste de mari. Elle ira même -la salope- jusqu'à lui briser menu, outre ce que vous pensez, en lui demandant d'assumer son rôle de père responsable, lui qui n'est qu'un musicien hagard, mais aussi son âme, sa vie, j'ai nommé son violon extraordinaire cédé par son maître, situation inextricable dont il va concevoir une ''jaunisse'' carabinée qui le mènera à l'autolyse - c'est le mot des dossiers médicaux pour remplacer "suicide" trop connoté...-
Raté, l'amour de sa vie, finie la passion de la musique, soudain confronté sans échappatoires possibles à l'ingratitude de ses enfants et aux jérémiades d'une femme qu'il n'aime pas, qui lui demande sans arrêt de lui confirmer le contraire, il prend la décision de se coucher pour attendre la grande faucheuse. Vous l'aurez compris messieurs, vous me saurez gré du conseil qui s'impose :
Si elle exprime l'idée de vous y emmener, suggérez-lui plutôt d'y aller avec ses bonnes copines... Un autre conseil au passage pour vous mesdames : si vous avez incessamment besoin de le supplier de vous dire qu'il vous aime, vous êtes en train de créer le chemin le plus court pour qu'il vous haïsse bientôt... (au cas malheureusement probable où vous n'auriez pas encore capté)
- ça t'a plu ?
Me suis-je quand même soucié avec urbanité auprès de madame afin de témoigner de mon éventuel plaisir ressenti à l'avoir sortie...
- Nul !
Qu'elle a rétorqué, sèche et laconique. Et merde...........