
Sur le malecon, il y a des paquets de mer qui passent le parapet, il y a des musiciens qui jouent, des amoureux qui scrutent l'horizon se demandant si la vie ne serait pas plus belle de l'autre côté, il y a des pêcheurs, des filles qui vous incitent du regard à commettre des péchés - ces "transgressions conscientes et volontaires de la loi divine" dont la misère se fout - et des automobiles d'un temps où on pouvait les qualifier de "belles bagnoles" qui fument plus noir que des hauts-fourneaux. Parfois, il n'y a rien, le Malecon est désert.