
Sous prétexte de la dénonciation d’enjeux commerciaux prenant le pas sur l’attitude éco-responsable, Greenpeace dont on connaît la propension à déclencher la pêche de ses propres capitaux en diffusant des images spectaculaires poussant les mémés à caniches à raquer aussitôt au bassinet de la solidarité anthropomorphiste, s’est encore adonné au combat. Naval cette fois, en Méditerranée, face aux thoniers sétois. Ce que ne pouvait savoir l’activiste anglais qui s’est fait harponner la guibolle, c’est l’authentique caractère bagarreur du pêcheur sétois. On précisera quand même au passage que le harpon n’était pas destiné à crever un homme mais un boudin pneumatique. Qui n’a jamais fait les fêtes de la Saint-Louis dans les bars avoisinants le canal royal où se tient le grand tournoi de joutes annuel, ne peut se rendre compte. J’en ai vu des qui se croyaient marioles, rétro-traverser les terrasses de café à grands coups de poings dans la gueule donnés par des colosses jouteurs qui, pour finir les balançaient au canal, dans une sorte de bouillon d’anchois pourrissants dans le gas-oil…
Alors que les thoniers sétois se morfondaient depuis des lustres à quai, en se pliant aux exigences bruxelloises, les greenpisseurs, fins psychologues, ont choisi de s’attaquer à leur mois de pêche dûment surveillé par des balises GPS et un responsable observateur de l’ICCAT sur chaque bateau. C’est bien leur droit après tout, s’ils aiment la baston, d’aller accrocher aux filets légaux des blocs de ciment pour en abaisser la ligne de flottaison afin que s’échappent les thons. Des couteaux ficelés au bout des gaffes pour crever les boudins de leurs Zodiacs, des abordages musclés, c’est ainsi qu’ont riposté les Sétois : la bataille navale, totale. La réaction plus forte que l’action, Greenpeace n’y avait pas pensé et doit l’assumer. On vit dans un état de droit et une riposte légitimée par la loi et l'urgence est souvent indignée et violente. La suite au prochain épisode, mais trois constats on ne peut plus logiques s’imposent :
Alors que les thoniers sétois se morfondaient depuis des lustres à quai, en se pliant aux exigences bruxelloises, les greenpisseurs, fins psychologues, ont choisi de s’attaquer à leur mois de pêche dûment surveillé par des balises GPS et un responsable observateur de l’ICCAT sur chaque bateau. C’est bien leur droit après tout, s’ils aiment la baston, d’aller accrocher aux filets légaux des blocs de ciment pour en abaisser la ligne de flottaison afin que s’échappent les thons. Des couteaux ficelés au bout des gaffes pour crever les boudins de leurs Zodiacs, des abordages musclés, c’est ainsi qu’ont riposté les Sétois : la bataille navale, totale. La réaction plus forte que l’action, Greenpeace n’y avait pas pensé et doit l’assumer. On vit dans un état de droit et une riposte légitimée par la loi et l'urgence est souvent indignée et violente. La suite au prochain épisode, mais trois constats on ne peut plus logiques s’imposent :
Greenpeace légitimerait son action à s’attaquer à la pêche illégale, l’opinion serait avec eux sans partage.
Même condamnés pour blessures ou je ne sais quoi, les Sétois en cas de récidive réagiront de la même façon.
Même si la corrida est légale, nul doute que nous aurons bientôt à faire avec ce genre d’incident. Maintenant je vais écrire un truc choquant que vous ne lirez nulle part ailleurs, tellement c’est incorrect, puisqu’il y a eu de nombreux morts et que tout le monde prend prudemment le parti de s'en offusquer afin de se situer du "bon côté". N'y voyez aucun rapport sur la légitimité de l’intervention, je ne veux pas juger de cela, seul le rapprochement maritime et les comportements humains réflexes m’y conduisent. Au sujet d’un autre abordage, israélien celui-là, venu pour faire respecter une décision de guerre en conflit armé, datant de la vie des rats, dont j’entends parler depuis ma naissance. Je n’entrerai pas, je le répète, dans la justification ou pas du blocus, ni celle de vouloir le rompre, je ne me placerai en aucun cas dans la lorgnette humanitaire ou politique ou tout autre angle qui prendrait parti, choisirait un camp, défendrait une position, soutiendrait une thèse : je n’ai pas d’avis sur tout et ignore les arcanes d’un conflit qui malgré les poignées de main entérinant des accords de paix télévisuels, évolue toujours. Mais, à l’échelle de la réaction d’hommes face à d’autres hommes, dans une situation donnée, et même si l’opération a été condamnée par tous les pays et gouvernements y compris ancrés à droite : quelle est cette naïveté, cette hypocrisie, qui consisterait à croire qu’une quinzaine de soldats en mission, armés jusqu’aux dents, accueillis à coups de barre de fer par des centaines d’ennemis pourraient choisir de se laisser lyncher plutôt que de tuer eux-mêmes ?