mardi 26 juin 2012

Quelques séquences n° 1

Edito Rapido

La scène se passe dans un petit village de la France profonde, sur un terrain communal criblé de nids de poules et de taupinières. Ça se dit « taupinières » ? J'en sais rien mais bon, maintenant j'lai écrit et ça reste au milieu du texte comme un monticule de terre sur une pelouse. Le ballon s'élève péniblement au-dessus des petites silhouettes qui voudraient défendre mais sont finalement lobées. Un attaquant adverse bombe le torse effrayé pas ce gros ballon qui lui arrive droit dessus et réalise à son corps défendant d'attaquant ce qu'il est communément admis d'appeler un ''amorti de la poitrine'' . Le gros ballon rebondit devant lui et d'un pointu mollasson, le petit avant-centre ouvre la marque et soudain régénéré, se lance dans un sprint effréné histoire de calmer sa joie et surtout d'accorder à l'événement toute son importance. Arrivé devant les mines réjouies des parents des joueurs de ce match - ils ont neuf ans - il les toise et hurle :

-          Ferme ta gueule !

Véridique, merci Nasri. Comme le précise un journaliste, ces petits caïds incultes et là je suis revenu à l'équipe de France, auraient plus besoin d'un éducateur que d'un entraîneur. A son poste, Blanc se révèle plutôt mou. Au lieu de fuir les questions et protéger ses joueurs, ce que la nation attendrait de lui, c'est qu'il la relaie auprès d'eux en leur en expliquant les passages obligés (je n'ai pas voulu employer le mot ''valeur'' très à la mode chez l'UMP cela aurait empêché une partie de mon lectorat d'adhérer...). L'équipe de France est à l'évidence, cela se voit dans son jeu, la tristesse de son jeu, dans le non engagement de son jeu, la moins concernée par son pays et par le sport et encore moins par la responsabilité de représenter son pays dans ce sport. Ribéry, Cabaye, LLoris exceptés, en y étant bien obligé pour le dernier rempart nommé.…
L'amour du maillot et le pundonor légitime que cela devrait chausser sur les épaules quand on l'enfile, c'est pour les Suédois, les Italiens, les Irlandais qui continuaient à emplir l'enceinte de leurs chants après quatre buts encaissés, mais pas pour eux. Perdre n'est rien, c'est ne pas jouer qui est grave.

Il faudrait leur poser une simple question : Jouer pour la France est un honneur : qui veut porter le maillot sachant que le job ne sera pas forcément payé ? Un tri naturel s'opèrerait. Pas payé à priori, donc pas motivé par ce satané fric, mais on payerait quand même, et même très cher si on atteignait la finale et encore plus si on la gagnait. Mais en deça, niet, rien... Car cent trente mille euros chacun pour ne pas jouer devant la Suède c'est plus scandaleux qu'un million d'euros pour chacun en cas de victoire. Ce sport-spectacle génère énormément d'argent, il est logique d'en retrouver au plus haut niveau.

Aimé Jacquet, lui, et avec le succès que l'on sait, avait estimé que le talent ne suffisait pas et il avait préféré écarter les deux testards de l'époque, Cantona et Ginola, pour constituer un groupe à l'esprit sain. C'est évidemment la clé. Le ciment et la solidarité qui va avec. Les très grands joueurs ne s'épanouissent qu'avec l'aide des autres et leur propre abnégation. Il n'est pas rare de voir Ronaldo pour le Portugal, seigneur racé de l'attaque s'il en est, défendre âprement dans sa surface de réparation pour aider les copains... Si Blanc avait écarté définitivement Nasri à la faveur de sa première déclaration, même prononcé après un but, cela aurait marqué les esprits et montré que ce n'est pas parce qu'on peut avoir de temps en temps un éclair de génie pour lequel on est largement rétribué d'ailleurs à longueur d'année, qu'on peut se permettre n'importe quoi. ''Monsieur'' aurait souffert que sa prestation publique soit librement appréciée comme il se doit, cela lui aurait évité la deuxième altercation et accessoirement n'aurait pas remis une couche de bêtise sur sa petite personne prétentieuse de jeune milliardaire décérébré.

Hier soir l'équipe de France est rentrée et figurez-vous que des ''admirateurs'' vraiment pas bégueules les attendaient sous la pluie. Pas un mot ni un regard, tout le monde s'est engouffré dans les taxis pour regagner ses pénates. Elle est pas belle la vie ? Seul M'vila arrivant en dernier et apercevant les fans, s'est dit qu'ils devaient être là depuis des heures sous la rincée et il est allé signer des autographes et se faire prendre en photo, se mouillant au sens propre et figuré. Expliquant plus tard qu'il avait jugé comme le moindre des respects d'être mouillés ensemble, avec eux qui étaient encore là, malgré leur contre-performance. Chapeau monsieur M'vila, enfin quelqu'un qui a conscience du monde qui l'entoure et prouve un minimum de savoir vivre et d'éducation. Pourtant, il est probable que vos coéquipiers ne vous en remercient pas et poursuivent leur footage de gueule. On est heureux qu'ils ne soient plus là et on voit enfin du football quasi admirable quand est bien joué le plus improbable des sports d'adresse.

Ailleurs, il n'y a guère de raisons de se réjouir. Pas plus dans l'espace aérien international où les Syriens stressés ont dégommé un avion de chasse Turc histoire d'essayer de déclencher la troisième guerre mondiale. Pas plus dans ces campagnes où des enfants innocents disparaissent pendant qu'on imagine leur supplices tellement on a confiance en l'humanité. Pas plus en Egypte où l'on avait le choix entre l'islamisme et le Moyen-Âge ce qui aura conduit la jeune génération internet éprise de libertés et de démocratie à s'abstenir de participer au vote de ce que quelques philosophes lyriques, et Français bien sûr, avaient poétiquement nommé ''Printemps Arabe''. Je t'en foutrai, moi, du ''Printemps Arabe''... ''La révolution part en Coran'' titrait Libé. A y être, prenez-nous Nasri, tiens, comme ministre de l'inculture et des sports, il ralentit tout, surtout le jeu. Nous on voulait voir Valbuena, Giroud, des types pas trop gavés, qui ont encore un peu faim, pas des starlettes susceptibles et mal élevées, fantomatiques dès que ça ne plaisante plus. Pas plus à Saint-Gilles où cinq cents spectateurs à vingt euros tentait d'amortir, quoi, 1/5 du coût du plateau ? Il paraîtrait que deux toreros y auraient triomphé... moi qui avais encore dans la rétine les Cebada Gago de Saint-Martin de Crau régénérés après cinq piques, j'ai surtout remarqué que ces frères en prenaient deux à grand peine et s'en trouvaient faiblots, obtenant quelques cogidas plus par défaut de maîtrise des piétons que par leurs propres qualités de combattants.

mardi 19 juin 2012

Sots en parachute


Bon, je ne voudrais pas m’acharner, mais quand même… le cas Ségolène Royal me fascine… je n’exclus pas qu’il est possible qu’elle représente le cas sur lequel je  me défoule pour m’aider à digérer la vague rose… voyez comme j’essaye d’être honnête, je donne d’entrée la limite de ma critique… merci… (je vous sens reconnaissants, à l’autre bout des ondes)

Sans vouloir manier l’outrance, je pense qu’avec Ségolène Royal nous sommes en présence d’un cas psychiatrique. Il est je pense ''normal'' d’abriter une folie quelque part pour être un politique. C’est la raison pour laquelle cela a beaucoup fait rire quand la normalité a été revendiquée comme caractéristique présidentielle. Pourtant, le grain qui consiste à se scandaliser toujours plus de ses échecs successifs, alors qu’ils sortent des urnes, confine au pathétique. Elle qui a fait de la démocratie participative son cheval de bataille, oublie soudain tout de ce mode de fonctionnement, quand il s’agit de privilégier sa candidature contre la volonté affichée des militants du cru. Pire, avec la pointe d’autoritarisme qui colore le ton avec lequel elle s’adresse à nous, elle appelle Victor Hugo à la rescousse (les grandes dames côtoient les grands hommes, n’est-ce pas…) pour illustrer la ‘’trahison’’ bafouant ainsi de front le choix des électeurs qu’elle aurait voulu représenter. Sans ciller. Et bien sûr, vu qu’elle a le sentiment que les lois de la République ne lui sont pas applicables, en trahissant sans vergogne et sans Victor Hugo, la loi électorale interdisant toute communication avant 20 heures précises. On imagine, par surdimensionnement d’ego pire que Xavier Klein et moi réunis (ça donne une putain d’idée de grandiloquence aux lecteurs de ce blog ;-) afin que personne ne puisse lui asséner sa défaite, et qu’elle soit au contraire encore dans la maîtrise et l’initiative, voire le déni. Signalons au passage que si le parquet fait son travail, elle est passible d'une amende de 75000 euros. Rien que. Mais le socialiste étant, comme chacun sait, bon par nature, ce n'est pas sûr qu'il le fasse, son travail, le parquet, maintenant qu'elle y est, gisante...

Or, c’est pourtant simple, le provincial a horreur que Paris lui impose quoi que ce soit. Jack lang, tout aussi offusqué que Ségolène par sa défaite, l’a vérifié aussi en la snobant, arguant que vu la faible hauteur du débat, ses arguties de haute volée donc, n’avaient pas été comprises… en résumé, puisque je n’ai pas été élu, y’a que des pauvres types ici qui ne me méritaient pas…

Sûr qu’en plein tsunami rosifié, prendre une claque électorale est destructeur pour un ego qui recrute alors de quoi ne pas sombrer le temps d’admettre une règle simple :
Les électeurs, s’ils ne détestent pas le parachutisme, abhorrent les parachutages qui viennent induire qu’on saurait ailleurs mieux qu’eux, ce qui serait bien pour eux. Déjà qu’il n’y a pas beaucoup d’occasions de ressentir la griserie du vol libre en démocratie…

dimanche 17 juin 2012

Football : l'image sans le son.

Question Roland j'ai toujours préféré la légende de Roncevaux ou encore la peau chocolat satiné de Sonia. Thierry Roland n'était pas un seigneur de la langue française, ni un prince de la syntaxe ou un troubadour de la géniale métaphore. A vrai dire, s'il nous représentait si bien, c'est qu'il incarnait remarquablement le franchouillard de base, maniant la mauvaise foi et la vulgarité, parfois même jugé limite "racistoïde", bien que le pays soit si prompt à manier la suspicion. Tout son art, finalement, a consisté des années durant à nous dire ce que l'on voyait par nous même, que machin passait la balle à truc qui remisait sur bidule lequel d'un contrôle orienté servait à nouveau machin. Avec une variante parfois car Tartempion avait intercepté. Le commentaire intéressant n'était pas de son fait, il était  de celui qui l'accompagnait, le plus souvent Larqué, qui lui, pour avoir pratiqué à un haut niveau, lisait mieux le jeu et donc le match. Mais sa médiocrité était l'écho chauvin de la nôtre et surtout, tel un réflexe Pavlovien, donnait sa couleur à l'événement. C'est comme ça, je l'entendais depuis ma naissance, match après match. Il y avait vingt-deux joueurs, trois arbitres dont deux de touche, deux cages, Thierry Roland, et à la fin, la France perdait. Ce qui était souvent le fait arbitral parfois qualifié de "salaud" dans l'emportement.

Dans mon audiothèque enfantine personnelle liée à la télévision, depuis le tout petit écran noir du premier modèle que mon père installa un jour solennellement dans le salon avant qu'elle n'implose transformant l'appartement en camp de pompiers que ma mère abreuvait et nourrissait copieusement pour les remercier d'avoir vidé la mousse de leurs extincteurs sur la belle tapisserie fraîchement posée, à armoiries royales stylisées qui avait coûté plus qu'un bras, il y a des voix que j'entends encore très distinctement. Une femme, dont le Pompompidou m'avait fasciné, Marylin, donc, et six hommes : De Gaulle pour la politique, Zitrone pour intervilles, le désagréable Guy Lux pour la variété, Chapate pour le Tour de France où, magie des ondes, je voyais parfois mon père sur le podium remettre l'écharpe "Le Toro" au vainqueur de l'étape, Roger Couderc pour son enjoué "Allez les petits" adressé à des gaillards de cent trente kilos et ringardo médiocrito Roland Thierry parce que c'était lui, parce que c'était moi, parce qu'un génie de dix-sept ans, Pelé, jouait pour le Brésil au rythme des batucadas et se jouait de ses adversaires. Il était donc le dernier son télévisuel de mon enfance sans lequel le foot aura une autre saveur. Meilleure, peut-être, mais qui n'est plus l'originelle. D'une époque éteinte avec lui. Maintenant, Roland, c'est par en dessous qu'il verra la pelouse.

vendredi 15 juin 2012

La Bonne Idée


La bonne idée, elle vient de Nîmes et vous en prendrez connaissance en cliquant ici :

http://www.editions.atelierbaie.fr/

PS : Hello jacques, je vais cracher au bassinet, à bientôt...

TWEETWEILER



Non, non... rien... je ne cèderai pas... non... je vous connais maintenant... vous êtes venus vous connecter babines alléchées et réticulée en éveil, en vous disant : du gâteau pour le père Delon, la ''tweet-affair''... il va se déchaîner... la pôv Valérie, qu'est-ce qu'elle va morfler... ben non... todo perfecto... il fait beau, ici... une brise fraîche et légère balance mollement les branches du figuier... les oiseaux font cui-cui, sauf l'autre con de moineau qui s'est écrasé ce matin contre la fenêtre de ma cuisine rompant l'harmonie du p'tit-dèj... et moi, tant que j'ai pas bu deux ou trois expressos, faut pas venir m'emmerder ni me faire la causette... même limité à un vocabulaire ovipare à deux syllabes... - cui-cui pour ceuss qui n'auraient pas encore injecté leur shoot de caféine... - un animaliste l'aurait ramassé puis mis dans une boîte à chaussures remplie de coton hydrophile en attendant qu'il se refasse un appareil icaromoteur mais moi, je l'ai laissé là, déglingué sur le béton de la terrasse laissant la nature opérer sa sélection... pensant que s'il était assez dégénéré pour confondre ma vitre avec l'atmosphère, il était qualifié pour servir de ''Kellogg's Choco Pops'' au chat demi-sauvage qui longe tout les matins la piscine puis la terrasse en me jetant un œil dédaigneux, fort de la conscience de la vitesse de sa course... un chat prétentieux quoi, parce que si je sors ma 4,5mm à air comprimé de 21 joules, à quoi elle lui sert sa pointe de vitesse, mmm ? Sans parler du calibre douze à chevrotines Corse sauvées du maquis. Non, mais, cha...fouin, va...

M'enfin, vous connaissez l'adage, c'est quand même au galop que le naturel revient...

'commence à me chatouiller la valérie...

Rôâaâaaa chai pas si je vais pouvoir me retenir....

Hungmmmiââ... gnagnagna... ça monte, je le sens....

Meeeeeerdeeeeeeu, ça vient.....nnnnnnmmmNNMMMMWHÂÄÄRFFFF...

OOOOUUUUAAA-AHAA... LE PUTAIN DE TWEET DE SA RACE DE SA MÈRE DU BLED … !!!!!!!!!!

Allez c'est parti, je n'ai pas pu me juguler... Normalito doit commencer à se demander si le casting était bon... vu que son premier opposant dors dans son lit... Oui man, tu couches avec ! M'est avis qu'à cuerpo limpio, il n'aura droit qu'à un studieux missionnaire durant plusieurs lunes avant de regagner son odeur de sainteté avec les sacrements d'obédience friponne ascendant libertin qui en découlent. Finis, les farols de sortie de salle de bains en nuisette de soie sauvage – la Perla, oui, chui aficionado... pas exaucé, certes mais aficionado... - terminés, les quiebro audacieux et frissonnants, au cordeau, abolis, les puyasos donnés arc-boutés avec bravoure comme pour retourner tout entier dans ce giron doux et mystérieux d'où l'on vient, abandonnés les... vous commencez à être excités ? Bon, ok, j'arrête... Finalement, le nain qui était aussi grand que lui, entre une Cécilia fantôme et sa chanteuse aphone, défrayait ou frayait, tiens, moins la chronique. Normalito, en appuyant dans un spot de campagne celle de son ex-femme, n'aura pas été le président de tous les Français. Il l'a fait sans demander l'avis de Valérie qui en aurait conçu une grande rage comme seules les jalouses grand teint savent les entretenir, arguant immédiatement du fait qu'il "allait voir à qui il avait à faire..."

Bigre ! Si Normalito pouvait se reprocher de n'avoir peut-être pas su garder la réserve présidentielle de bon aloi après avoir tant reproché à son prédécesseur d'être un président en campagne permanent, il ne se doutait sûrement pas qu'il fallait demander la permission à sa compagne avant de bouger le petit doigt, même roidi sur la braguette !
Lors d'un post précédent, j'avais déjà fait remarquer ce baiser Tulliste un rien autoritaire et démonstratif, après qu'il soit allé faire la bise à la mère de ses quatre enfants qu'il ne peut quand même pas rayer ni de la carte ni du territoire de son existence, ne serait-ce que pour cette génitrice raison. 

Mais, ce que je ne savais pas encore et on l'a appris depuis par ceux qui lisent sur les lèvres, c'est que si Nasri avait bien, entre trois sessions aux putes et deux étirements ischio-jambiers déclamé l'intelligent « Fermeu ta gueuleu » à la Presse, Normalito Primero, lui, à peine revenu au bras de Valérie-la-chroniqueuse, s'était entendu gratifier illico d'un impérieux :

  • Embrasse-moi sur la bouche !

    Si ! Besame sobre la boca (pour les Péruviens) Oui... Give me a french kiss (pour le Dakota du sud) Et le consensuel mou d'obtempérer. C'est pour ça que c'est injuste que les femmes trouvent les homme lâches... eux qui font tout pour leur faire plaisir. Certaines femelles ayant une propension abusive à considérer leur mâle comme un butin de jungle estampillé ''Propriété obéissante et privée'' sous peine tacite de grève de missionnaire évidemment. Ce pouvoir de ventre latent m'effraie. A peine la vie donnée il ne tarde pas à te la rendre infernale en instillant la tenace menace qui glace : la privation de désir et de plaisir... Et je ne te dis pas lecteur, la dépense énergétique pour retrouver un semblant d'accointance, tu l'as vécu toi aussi, je le sais. Après, elles nous trouvent "à cran", t'sais...

    Parfois, présidant tant miteux za boire marco et Margé béton caoua... non, je reprends : méditant en mirant la moire du marc à la marge de ton café, tu comprends mieux les moineaux suicidaires qui viennent percuter de leur vol éperdu ton 4-12-4 double vitrage agréé, lui, en plein vol... d'autant qu'à bien y réfléchir, il ne faisait plus « cui-cui » gisant sur le béton-de-la-terrasse-que-j'ai-pas-les-tunes-pour-la-recouvrir ''d'ipé do Brasil''. 

    Non, « tweet-tweet » qu'il faisait.

mardi 12 juin 2012

Du Tweet dans le Gaspacho...

                                                                                                           

Le suicide lent de Bayrou se poursuit. Sera-t-il sauvé par le PS qui pourrait retirer son candidat pour lui donner plus de chances de l’emporter ? Mais pourquoi serait-il important de sauver un candidat qui s’est amputé de son propre électorat en estimant mauvais le programme du PS… avant d’appeler à voter pour lui ? Pourquoi la politique devrait-elle s’imposer en conservatoire charitable de ceux qui se sont ''manqués'' en beauté ? Après tout, on n’entend plus parler du libéral Madelin, du talentueux Léotard, etc… Que Bayrou disparaisse dans les forêts profondes du pays des ours si tel est son logique destin après son brumeux discours.

Comme – presque - tous les français, je regarde et suis avec intérêt l’honorable doigt d’honneur pointé par Falorni à l’endroit (mais lequel ?) du PS. Je trouve assez scandaleux la façon dont la Martine - qui n'est pas un poète - vient promptement rappeler une soi-disant loyale règle de désistement à Falorni, alors qu’aucun article des statuts du parti ne permettait d’imposer le parachutage d’un tiers contre l’avis des militants locaux. De plus, s’insurger contre la volonté d’un candidat on ne peut plus naturel et légitime dans sa circonscription, à se maintenir, et le tancer pour ne pas obtempérer à l’injonction alors qu’on l’a exclu sans qu’il n’ait enfreint aucune règle, ne semble pas choquer ceux qui claironnent si fort l’arrivée d’une République enfin exemplaire. Et quand bien même il aurait tort, faudrait-il s'indigner qu'il n'obéisse plus à un parti qui l'a viré ? Cela porte tout simplement à rire et à se sentir solidaire de ce type, seul, mais apprécié par la population du coin, qui lui reconnaît mener le bon combat, celui de « l’ordre juste » en quelque sorte… Dans ce contexte, entendre la Ségolène pérorer sur sa légitimité au perchoir dès dimanche avant de connaître le résultat de son premier tour, apparaissait obscène.

La vision, le jugement, sont sélectifs et les bons principes c’est seulement au moment où ça les arrange, dans les circonstances qui les arrangent. C'est à dire, pour les autres et seulement si cela est positif pour soi-même...
Entre ces compromissions entre amis, les indignations illégitimes, les soutiens de façade honteusement pilonnés dans la réalité, qui équivalent à mépriser les électeurs, la confiscation de la représentativité du peuple par le refus de la proportionnelle, que la démocratie est belle…! Etre démocrate n’est pas refuser à l’autre le droit de penser différemment de vous au prétexte qu’on lui serait supérieur en intelligence et conscience et qu'on saurait pour lui ce qu’il y a de mieux pour tous, non, être démocrate c’est accepter que se retranscrive à l’assemblée nationale, cette enclave où se décide la vie des Français, les tendances et aspirations du peuple à hauteur où il les exprime. C’est dynamique, moderne, courageux et démocratique. Tous les gouvernements qui l'ont occulté, sont dans le même bain d'hypocrisie, jusqu'au cou.

Ce n’est pas une découverte, mais aux politiques qui se demanderaient pourquoi les gens se détournent d’eux, il y a là, des éléments de réponse. Le temps des peuples imbéciles et désinformés est révolu, c’est certainement la raison pour laquelle le parti vainqueur de ces législatives sera celui de l’abstention, à plus de 40%.

Continuons à ne pas aller voter, pseudo-citoyens, quand l’abstention atteindra 60%, peut-être instaureront-ils en catastrophe la proportionnelle avant le complet désintérêt du peuple, pour que les gens se sentent enfin administrés par leurs représentants légitimes et donc, concernés.

PS : je viens d’apprendre qu’après l’adoubement présidentiel envers son ex pour la conquête de La Rochelle, Valérie Trierweiler avait elle, twitté tous ses encouragements à Falorni pour son combat… ;-) Cong… ! Va y avoir de l’ambiance à l’Elysée ce soir, pour le gaspacho familial….