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jeudi 28 mars 2013

la Pensée du Jour

"Les Miuras ? Au mieux, Pompéi, au pire Valencia mardi : l'insignifiant torista devant des gradins vides et le toreo réduit aux zigzag anxiolytique. La désobéissance ontologique du Miura aurait de la vertu si elle s'accompagnait d'un minimum de bravoure. Leurs admirateurs se gargarisent du << danger sourd >> de leur comportement. Certes ils ont un danger sourd mais il faut être aveugle pour ne pas reconnaître que José Tomas qui n'en a jamais combattu a pris beaucoup plus de coups de cornes que Ruiz Miguel qui s'en est bouffé 184."
                                                               Jacques Durand
Extrait de "Paella Valenciana", la page taurine de JD diffusée par l'Atelier Baie.

mardi 18 septembre 2012

Zabala de la Serna por El Mundo

Variedad, verdad, dominio, seda, la perfección de los tiempos, faenas exactas.


Apoteosis por la Puerta de los Cónsules del más grande, que indultó al cuarto.


Zabala de la Serna
Nimes


Impresionante el rictus de José Tomás en la hora del paseíllo. Se caía el Coliseo en la ovación. Un capote colorido sobre un terno gris pizarra y oro mexicano bordado. El saludo reverencial. Y a la verónica la solemnidad intercalada con chicuelinas de manos bajas. Arrastrado el vuelo. El toro de Victoriano del Río, rematado, redondo y armónico. Dos puyazos perfectos, pero en el quite con el capote a la espalda, soltando una mano, amagó con pirarse. Clave el trato de JT en los medios con la muleta para dosificarle su noble condición, mejor por la mano derecha. Faena de corte vertical, geométrica la colocación, las puntas de las zapatillas mirando a la embestida. Estocada hasta la bola. Dos orejas.

El segundo, de Jandilla, salió violento y montado. Astracanada la testuz. Muy berreón. Se dolió en banderillas tras un quite por dentales y tafalleras. Dibujada la serpentina. JT pudo al toro desde un principio por trincherazos. Tres series por abajo con la mano derecha a cámara lenta lo reventaron literalmente. Le quitaron todo menos el mugido. Y ese fondo áspero que no se vio pero que volvió a salir en las manoletinas y sobre todo en el espadazo final: le puso los pitones en el pecho. Cayeron otras dos orejas para una faena exacta.

El del Pilar apareció metiéndose por dentro en capotes. Largas las hechuras. Muy de la casa. Quite afarolado de JT. Y muy poderosas y claves las dobladas del prólogo. Y siete derechazos ligados, siete, sobre la mano derecha. Y otro racimo más tan frondoso. Perfecto. El pitón izquierdo de el de El Pilar no era. Soltaba la cara. Pero le consintió. Paciencia y temple de uno en uno. Un broche por laserninas. Y otro cierre a dos manos, genuflexo y por alto. Estoconazo. Dos orejas y gritos de torero, torero, torero. Sentido de la medida, la variedad y la intensidad. El dominio absoluto.


El cuarto, de Parladé, de nombre 'Ingrato', saltó al callejón. Susto. Cuando volvió al ruedo, JT lo durmió a la verónica. Y quitó por caleserinas. La faena sin ayuda. Empezó con el cartucho de pescado. Y la izquierda. La faena soñada. A placer. Qué manera de torear, qué izquierda de oro, que despacio. Así lo soñamos. Y por la derecha igual. Sin la ayuda, repito, sin la ayuda. Los pitones pasaban a cámara lenta por las espinillas. Ritmo, compás, ligazón, un sueño. A la gente le dio por pedir el indulto. No sé si lo era o no. Pero el toro era de vacas, o sea. Merecía la pena con tal de ver a JT seguir toreando al natural. Pureza cristalina. Asomó el pañuelo naranja. JT lo celebró. Y simuló la suerte de matar. Dos orejas y rabo simbólicos. De rabo era la faena. Pero JT dejó él máximo galardón en el centro. Protestaron la vida perdonada algunos. La vida ganada con dulzura. E incansable bravura de fondo.


Siguió el recital con un quinto de Garcigrande, castaño, terciado, justo de fondo, para ser seda. Si había sido hierro con el de Jandilla y El Pilar, ahora el pulso para tirar. Un quite por chicuelinas, un galleo con el capote a la espalda. Un final genuflexo apoteósico. Vivas a Colombia, a México, a Francia. Cataluña presente. Se resistía el presidente a la segunda oreja. Era el todo, monsieur. El espadazo. La perfección, el concepto global de una corrida de seis toros, el orden, las lidias. Cayó el doble premio. 10 orejas y rabo en cinco toros. Y la dignidad de los cinco, el respeto al publico y al toro. De los seis. No se recuerda una gesta igual. La entrega y preparación bajo el sol. La de Dios en la tierra de la Tauromaquia.


El último era también de Victoriano del Río. Cumbre la ultima cuadrilla. Otro brindis al publico. "Eres la verdad del toreo", le dijeron. Y un pase cambiado por la espalda para despedirse. Para abrir, para andar en torero. No humillaba el de Victoriano, muy quedo además. Un arrimón en toda regla. Aún había fuelle en ese corazón pletórico. Con todo hecho. Chapó, mil veces chapó. Embistió el fenómeno de Galapagar más que el toro. Como el quite por Gaona. La estocada quedó sueltecita. Seis de seis. Pero no tenía muerte. O sí porque se echó. Qué fecha tan histórica. Oreja para sumar once. La Puerta de los Cónsules esperaba al dios del Toreo.

lundi 28 mai 2012

La Fouzytou Matinale Resena

 La Tauromachie en Questions

Patatras... Emporté par mon enthousiasme un brin auto-persuasif, je louais déjà ce que je pensais être une politique et volonté réfléchie de redonner du crédit à l'arène nîmoise par l'application logique de principes de bases pour juger de l'attribution des trophées. Ce qui n'est d'ailleurs plus important que pour la foule et la symbolique qu'elle aime tant, alors que l'aficionado, lui, vu le flou des critères ici entretenu, s'en est détourné depuis lurette...

Mais, cet enthousiasme était ridicule ! Car les courses se suivent et avec elles les présidents... et devinez ce qu'on a vu l'autre matin ? Un torero - Mora - qui soudain s'empressait de lever l'épée et de se jeter sur le dos d'un toro qui n'était pas cadré et tanguait dangereusement... ratant son estocade bien sûr mais en prenant ce risque car il avait vu, lui, avant nous, qu'il y avait imminence d'effondrement de la bête avant qu'il puisse l'estoquer ! C'est ce qui arriva : la bouse recuite s'affala avant qu'on puisse la pénétrer de l'acier roidi ! Et devinez ce que fit le président ? Le président premier adjoint au maire D-J Valade ? L'adjoint à quoi ? A la culture et à la tauromachie messieurs-dames... ! Si ! Tel que je vous le dis !!! Il octroya aussi sec une oreille ! Ah le cuistre ! Le manant, l'inculte notable, le parisien à Panama, le gros nul... Hue les cornes... Raus ! Schnell ! Viou ! Vaï te promena gros gros nul, inculte, ridicule, calomniateur compromettant de l'aficion nîmoise... Huuuuuuue... ! Dire qu'il fumerait déjà les pissenlits par la racine si le ridicule tuait ! Mais si vous n'y connaissez rien pourquoi tenir à venir ridiculiser toute la cité en acceptant de présider ? Et les assesseurs ? A cesser ! Dont Raoux, un torero que j'ai vu jouer sa vie dans les arènes de Vic ? Pourquoi ne pas avoir fait une clé au bras au nul adjoint à la tauromachie pour lui éviter le pire, au moins pour lui, par charité ! On peut quand même arriver à présider avec médiocrité sans commettre de tels non-sens nénOOOrmes !?! Je ne vous dis pas le mépris et l'incompréhension qui devait germer dans la tête même du bénéficiaire... Mora devait se dire : Mais où je suis tombé ici ??? Même à Villasequilla de Yepes on ne lui avait pas fait le coup !

Et les questions d'affluer : Qu'est-ce qui pousse un éleveur - Zalduendo - à se spécialiser dans la production de toros faibles ? Qu'est-ce qui pousse les empresas à les acheter ? Les toreros à les demander ? Qu'est-ce qui pousse un type comme Mora, un torero de cette trempe qui aurait été capable d'assumer le seul contre six de la veille face aux Miuras, qu'on a vu devant divers aurochs pas avariés du tout, en des terres beaucoup moins mondaines, à orienter ainsi sa carrière ?

Bien sûr que nous avons nous autres, hommes normaux les réponses rationnelles... Gagner plus d'argent en risquant moins sa vie, pour la dernière, par exemple. Mais nous voudrions tellement que ces surhommes aient d'autres considérations moins banales...

Qu'est-ce qui pousse Luque à choisir chez son tailleur un costume "diarrhée aviaire et or" ? Je ne saurai jamais non plus... Pourquoi l'art de Juan Bautista dont je reconnais les progrès n'est-il toujours pas capable d'engendrer chez moi la moindre vibration ? Faut-il continuer à applaudir Padilla pour son courage héroïque, son attitude dans la vie ou pour la valeur intrinsèque de ses prestations ? Où est passée la profondeur insondable des naturelles du Cid à sa meilleure période ? 

Pour répondre à toutes ces questions et à des plus insidieuses aussi sur sa propre condition, l'aficionado reviendra voir des toros. Malgré tout.

dimanche 27 mai 2012

Castano pas si seul contre six

Tuer un toro est un exploit. C'est très fort. En tuer six d'affilée est encore plus fort... Tuer d'affilée six Miuras est vraiment très très fort, une montagne pas vraiment à la portée du premier piéton venu. Et tuer six Miuras d'affilée en soutenant constamment l'intérêt du public, en osant des trucs jamais vus, en galvanisant et faisant briller toros et cuadrillas qu'est-ce que c'est ? Un authentique et rare exploit d'un petit torero du monton qu'on pensait trop corto pour assurer seulement le principe minimum : ne pas ennuyer en tuant seul six toros... Un petit torero qui ne se la pète même pas, en qui la majorité bavarde avait de gros doutes, qui était dans le patio de caballo aussi décontracté que si allaient sortir tantôt six mouflons du Carroux, voici javier Castano, trente-deux ans, originaire de Salamanque, seulement connu des aficionados qui se déplacent dans les arènes où le toro combat durement. Ah oui, petit détail qui tue, donc, il faut vous dire que javier Castano tue des toros retors avec à peu près la même facilité que vous pour monter une mayonnaise. C'est son job, voyez... lidiador. Il est équipé pour, toutes options confondues comme bagage technique, courage inébranlable, vista, etc...
Et alors qu'on ne s'en serait jamais douté, ce torero orchestra savamment l'après-midi exploitant à fond la lecture savante des toros qu'il a comme celui qu'il fit placer sous le toril et qui chargea depuis là-bas, à deux reprises, un piquero qui le citait depuis la présidence ! Fabulous ! Cinq piques pour lui. Même si les toros de Miuras ne sont plus les guerriers d'antan, ils conservent quand même des caractéristiques typiques de la ganaderia comme celui qui fila un monumental coup de boule au frontal du cheval au lieu d'humilier dans le peto. Mon bonheur aurait été complet si les berceaux avaient été plus larges. Pas pour ajouter au surhumain, juste pour être plus Miuras !
Castano nous a presque tout fait : un recibir depuis la Placette, fermement aguanté et fulminant, toréer debout, à genoux, assis sur une mauvaise chaise de cantine SNCF dont Morante n'aurait pas voulu, toréer de près, citer de très loin, il a vraisemblablement su galvaniser ses peons qui plantaient des banderilles au quiebro le long de la barrière, des piqueros exemplaires et des toros mis en valeur. Conclusion ? Il est déjà dix heures et demie et une autre course pointe son nez dans une heure : à bientôt !

vendredi 25 mai 2012

Le Blond, la Brute et le Mutant


C'est vrai qu'il est blond le brun ténébreux Francisco Rivera Ordonez Paquirri, avec les toros. Je ne lui ai jamais rien vu faire de très intéressant et pourtant il torée beaucoup... Il passe sans peine ni gloire comme dans les magazines people espagnols dont il est un pilier. Les noms illustres sont parfois durs à porter pour qui se souvient du Paquirri.

Mais d'abord un mot sur les toros. Si j'étais torero, je pense que j'aimerais bien. En tant que spectateur, bof. Torrehandilla n'est pas le mariage de Torrealta avec Jandilla, non... mais c'est du Juan Pedro pur jus et hélas parfois pur sucre... qui obtint un batacazo par embrouillamini des papattes à tout le monde. Et aussi quelques beaux primo-impacts dans le peto, venus de loin, mais hélas sans fond. Peu piqués pour leur conserver des forces, il leur arriva quand même d'en manquer, surtout pour la deuxième prestation de Juan Pablo Sanchez qui nous avait alerté sur la justesse de son temple et la douceur de son art à son premier. Sinon, de jolis toros bien roulés et armés, avec de la charge, mais faibles et donc souvent compliqués au troisième tiers.

La brute, c'est l'équipe nationale espagnole de ski : El Fandi, reconverti dans les toros depuis lurette. Dans le patio de caballos d'ailleurs, il s'échauffe comme un sportif car la prestation aux banderilles va être explosive. Il est le roi, l'empereur des bâtonnets, en un mot, le meilleur de la planète à ce jeu sans nul doute. Un soliste virtuose du ''Al Violin''. La puissance quadricipitale de Savalli, la science d'Espla, le fighting spirit de Padilla réunis dans le même homme. Il plante et replante les colored sticks dans toutes les positions, rétro pédalage incurvé-templé inclus.
Je poursuis avec constance – et à vrai dire avec plus d'intérêt photographique que les faenas - ma série intitulée ''Waiting for the Bulls'' ou ''Esperando los Toros'' pour faire chic. Et il est vrai qu'à voir les toreros durant ce moment-là on a déjà des indications sur leur personnalité et presque sur leur ''actuacion'' à venir. Fente avant et latérale pour le Fandi, étirement des adducteurs, stimulation des mollets, vérification de la flexion en charge sur les genoux, le type va dépoter aux banderilles !

Ce n'est pas le cas du mutant, cet artiste en devenir, calme et concentré avant la course. Me reste dans la rétine ce dédaigneux et somptueux renversement de cite sans perdre un millimètre de terrain. Juan Pablo Sanchez calme et esthétique coupe la première oreille de cette feria. Pourrait se croiser un peu plus pour émouvoir et transmettre mais comme le disait mon voisin :

  • Eh non, il ne peut pas se croiser plus, il pèserait trop sur ce toro faible...

Et voilà donc la boucle bouclée. Sinon ? Que pensez-vous de notre alguacillila ? Mmm ?

jeudi 24 mai 2012

Victori ? no !

Diego Urdiales, avec son profil de mouette et sa voix de stentor a bien essayé, comme ses compadres, de toréer ces retors albasseradas du maquignon sorcier et de son véto de fils. Il en fallait du métier et du courage pour s'affronter à « ça » même si tous ne furent pas des foudres de guerre. Or ces hommes en manquaient, justement, de métier ou de recours, et d'art n'en parlons pas, pour s'en tirer brillamment. De plus, comme le disait mon voisin :

-  Pourquoi est-ce toujours ceux-là qui prolongent toujours plus, jusqu'à l'ennui ?  


-   Ils n'ont pas de structure mentale adéquate !

Ai-je tenté, laconique, dans une de ces formules instinctives dont j'ai le secret…...

-   Voilà, c'est ça ! A confirmé le voisin. Ils ne sont pas assez intelligents et visionnaires pour structurer leurs faenas ! C'est pour ça que j'aime les artistes : ou ça marche et c'est le bonheur, ou ils abrègent, mais au moins, jamais ils ne t'emmerdent !

-   Pas faux !

Faut reconnaître ses incapacités, tout le problème est là. Car il est sorti quelques anthracites compliqués dont il ne faisait pas bon s'approcher. Des qui tournaient court, voire des ''demi-passes'' derroteurs qui t'obligeaient à passer toi, et presto, vers l'arrière ou à perdre un oeil, ou un testicule, au choix. Et enfin pour un Alberto Aguilar au visage de plus en plus enfantin à qui on redouterait de confier un chien dangereux, l'alimaña de gala de la casa. Cinq ans et demi, armé pour accrocher et suspendre par les tripes, pas niais pour une peseta, le cauchemar de la mort qui rôde. Si le torero est vaillant et courageux, il lui manque encore pour ce cas de figure la science du toreo d'un Rincon ou toute la technique et le pundonor d'un Juli au sommet de leur art, pour arriver à dominer pareil fauve. On pense aussi au Cid à sa meilleure période mais certainement pas au ''spécialiste local proclamé'' de l'élevage, Meca.


Adame fit ce qu'il put, peut-être moins mal que les autres malgré leur bonne volonté, notamment d'habiles estocades, parfois brouillon, parfois longuet, pour parfaire ce trio de toreros vaillants mais en dessous des possibilités offertes par des animaux certes dangereux et compliqués - mais c'est un peu le principe de base du toro de combat, enfin ça devrait l'être tout le temps...- mais qui ne reçurent même pas les passes de châtiment bien réalisées qu'ils méritaient pour être réduits, vu qu'à la pique ils brillèrent par leur absence. Vous l'aurez compris, la pluie d'oreilles n'a, à juste titre, pas encore fait tomber la première goutte. Enfin, un détail, mais déroutant : ''qui pèse où'' les toros qui sortent en piste ? Car à vue de nez, mais un nez de plus de cinquante ans d'habitude, l'exemplaire affiché à 537 KG en pesait 471…. 
Oui, moi aussi je peux faire semblant d'être précis…... et je balance, même.