Radio Bla Bla
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*Vu les circonstances et le meurtre du jeune Quentin à Lyon, je suis bien
obligé de reprendre ce sujet, là où j'en étais resté.*
Dans les manifs que je...
Il y a 13 heures
Ou comment l'aficion à l'écriture de la lumière, à la littérature et à la tauromachie peuvent essayer de se côtoyer pour potentialiser le plaisir d'en partager les attraits. C'est pompeux ? Tant pis, pour l'instant j'ai pas mieux...
El
Juli pour sa faim, son mental énorme, son aficion, on pourrait
allonger la liste bien longtemps encore. Après sa mort, il ne
devrait pas sombrer dans l’oubli mais au contraire devenir un
torero d’époque. Castella pour sa maîtrise et son aguante qui lui
permettent parfois de triompher devant plus complet que lui… Ponce
pour sa science du toreo, cette exceptionnelle longévité et
facilité qui réduisent tous les toros, ceux pour personnes âgées
comme ceux pour les belluaires, il les aura tous tordus plus de vingt
ans durant. Les ados, moins de 16 ans, dont mon fils, qui ne payèrent
que 10,50 pour un amphi. Je dois donc 10,50 euros à Casas, puisque
il les a roustis en mentant sur son âge – il en a 17 - brave petit ( c'est moi qui finançais ) Moi je payais pas, je faisais les grilles, à son âge. Je l'ai trop bien élevé.
C'est
vrai qu'il est blond le brun ténébreux Francisco Rivera Ordonez
Paquirri, avec les toros. Je ne lui ai jamais rien vu faire de très
intéressant et pourtant il torée beaucoup... Il passe sans peine ni
gloire comme dans les magazines people espagnols dont il est un
pilier. Les noms illustres sont parfois durs à porter pour qui se
souvient du Paquirri.
Aujourd’hui, les
Arènes ont conservé leurs deux étages de graciles arcatures
néo-mauresques. Mais cette enceinte élégante a été coiffée d’un massif
couvercle de cocotte minute, dôme de métal et de verre. Une fois là
haut, on peut manger n’importe quoi, de la pizza au sushi. On ne peut
pas manger catalan, et encore moins espagnol, mais ça ne dérange
personne. On peut aussi se promener en admirant la vue, d’une hauteur de vingt-sept mètres. C’est un point de vue d’où l’on ne voit pas grand chose, il faut
bien le dire. Enfin, bon, on aperçoit quand même les tours de la Sagrada
Família. On peut y grimper par un ascenseur panoramique, sorte
d’insecte de métal accolé au
monument.
Non rien... enfin
presque... et pourtant, je te jure lecteur, si tu savais combien je
me retiens... mais c'est plus fort que moi, j'observe tellement de
trucs... et ce blog qui n'était déjà pas très taurin aurait
tendance à devenir de plus en plus politique. Si tu n'aimes pas les points de suspension passe ton chemin, aujourd'hui il y en a beaucoup. Faut dire que répéter
depuis des années que dans le ruedo tout fout le camp est moins
stimulant que commenter l'actu. C'est curieux parce qu'on ne peut pas
dire que dans ma vie, la politique me soit grande préoccupation...
je n'ai jamais adhéré à aucun parti ou participé à la moindre
manif... j'arrive pas à prendre tout ça au premier degré... alors
l'effet campagne peut-être... ? Ou juste le plaisir malsain d'emmerder tous les gauchos de la pampa qui viennent me lire ici,
tout en les divertissant ? Ah... ça c'est pas exclu...
Alors
sinon, pas trop déçu depuis le huit Mai ? ''Normalito'' n'a
pas un centimètre de plus que ''Nain à talonnettes'' sauf que lui,
on ne l'affublera jamais de cet apodo puisqu'il est socialiste et que
le socialiste est bon, par nature, essence, et principe tout
autant... et que jamais au grand jamais il ne se commet en attaques
ad hominem, pour Sarkozy excepté, y'a des limites aux principes, à
l'essence et à la nature, merde... Moi, ce que je préfère chez
lui, c'est Valérie. Voilà une belle femme. Qui ne sera pas une
potiche (elle). Merci de la perfidie pour la copine sortante. Valérie
est belle, j'aime son visage et ses mollets (c'est tout ce que je
connais d'elle) son élégance, et franchement le top-modèle mal
fagoté disparaissait complètement face à la présence de
Valérie... rayonnante de féminité épanouie... avec ses bras
gainés de … tulle ... noir et transparent....ouaaaahhh... mais
quand même, je ne peux pas m'empêcher de me demander... elle a dû
en connaître des beaux mecs, des lascars baroudeurs, des reporters
photos autour du monde, des torses puissants, bronzés, des mâchoires
carrées, mal rasées, chemise de lin ouverte sur pectoraux velus...
muscles bandés sous gilet-multi-poches... Leica en bandoulière,
bracelet brésilien au poignet et tatouage au biceps... comment
fait-elle maintenant... ? Ah ben si … toutes ces images
antérieures doivent lui servir de cinémathèque perso à recruter
d'urgence quand Flamby sort de la salle de bain avec son slip
Eminence blanc à poche kangourou latérale... Bon, certes, on peut
se la péter un peu mieux en tant que première dame (quel titre
ridicule...) qu'en tant que maîtresse anonyme de gaillard
séduisant...
Vous
avez remarqué comme la presse a commenté la passation de pouvoir ?
A chaque phrase ils rajoutaient ''sobre'' et ''simple'', pour faire
socialiste... mais l'apparat était le même, bien sûr. Et Normalito
sobre, simple et modeste aime à commencer ses phrases par :
« je me félicite.... » fou, non ? En tout cas, je
n'aimerais pas être enseignant, moi... cela semble être ''LA''
solution du quinquennat à venir si l'on en croit le discours devant
Jules le colonialiste... Quelle responsabilité... tout repose sur
toi prof ! Tu es en charge de la moralité, du civisme et de
l'éducation des enfants de notre pays, toutes charges abandonnés
par leurs parents après qu'ils ont été victimes de leur
scolarité républicaine aux valeurs détricotées par le socialisme
mitterrandien : bonne bourre ! Moi, ça me déprime tous ces
enfants endoctrinés dès leur plus jeune âge par des socialos...
z'ont bien tenté de me faire le coup à moi aussi quand j'étais
petit, ben ça m'a précipité de l'autre côté aussi sec... avec
les curés... tout pareil. I am a rebel... yo ! Nique ton
prof et ton curé ! Putain j'te dis pas la tronche du catéchiste
de ma fille, s'il lit mon blog !!! Ben oui, mais oh ! Déjà
j'empêche pas sa mère de l'inscrire au catech c'est déjà ça...
au moins ça apprend la courtoisie et l'altruisme, l'amour du petit zézu. Y'a qu'à voir moi
qui l'ai subi, comme je m'occupe assidûment de vous dérider les
zygomatiques et gratos, encore. Pour que vous ne ressembliez pas à
Aubry. A l'Educ-Nat, va falloir créer des sections spéciales
d'instruction civique à trente-cinq heures par semaine, parce que
là, y'a du retard cumulé !!! Le programme de Normalito me fout
la trouille : un quinquennat pour la justice et la jeunesse...
Putain ! S'il applique la justice à toute la jeunesse va
y'avoir des quartiers entiers déserts, je te le dis, lecteur !
Ça va être le No Man's Land chez moi !!! Encabaner toute la
jeunesse hors la loi en mal d'identité issue de l'immigration ben
merci, on t'avait pas élu pour ça ! Imposteur laxiste, va !
en PS un article passé par une cop's, d'un type que je ne connaissais pas, qui a l'air d'un redoutable facho: ben comme ça vous avez les noms, maintenant... :
Comme c’était prévisible, Nicolas Sarkozy a été battu.Le suicide en direct de François Bayrou, le seul homme politique capable d’appeler à voter pour un candidat tout en disant que ce candidat est nul, ne l’a pas aidé. Mais rien ne pouvait aider encore Nicolas Sarkozy. Disons qu’il a limité les dégâts : la défaite a été honorable. Comme c’était prévisible aussi, François Hollande a été élu.
Il y avait ce joli coin en bord d'étang sous le saule. En début d'après-midi, après le pique-nique charcutier typiquement alsacien, mon oncle me demandait de surveiller les cannes à pêche et il s'allongeait dans l'herbe pour somnoler. Impressionné par la responsabilité, on sortait des grosses carpes de plusieurs kilos, je le faisais du mieux que je pouvais, fixant les bouchons colorés jusqu'à ce que mes yeux piquent. Pendant sa sieste, jamais la moindre touche, et conjonctivite assurée. Il ne m'a jamais dit qu'à cette heure, il n'y avait aucune chance qu'un poisson morde à l'hameçon. Comme tonton, ils s'assoupissaient. Je lui piquais alors une Gitane filtre dans son paquet que je fumais quitte à me brûler la gorge pour me persuader que j'étais un homme. Parfois, il ouvrait un oeil et faisait semblant de ne pas s'en rendre compte. C'était une langue de terre au milieu de l'eau et le saule était enraciné à l'exact endroit où un peintre l'aurait implanté pour satisfaire aux canons d'une harmonie esthétique idéale. Parfois, le vent pesait sur les rameaux souples et le saule alors pleurait jusqu'à la surface de l'étang dont il rayait le miroir d'une touchette langoureuse qui laissait onduler une trace éphémère. C'était si beau.
Il y avait le mazet d'André. A l'écart sous les grands pins d'Alep, bercé par les cigales, j'y écoutais les adultes se réjouir d'être ensemble, rire, fumer, boire le pastis, manger les picholines et tartiner la brandade. Tout le monde y était heureux. La journée était très ritualisée. Il y aurait surenchère de galéjades, en général à propos d'André ou de mon père, sur qui les autres se défouleraient gentiment. La victime choisie était alors honorée d'être ainsi promue héros de ce ''seul contre tous affectueux'', d'autant qu'elle avait l'occasion de jouter verbalement, de prouver son sens comique de la répartie pour contrer l'amical assaut. Sans doute avaient-ils en tête leurs propres héros qui n'étaient pas Mad Max ou Terminator, mais Pagnol et Raimu. Puis, André cuisait les frites, mal, à sec dans la poêle brûlante avant de les arroser d'huile froide au grand dam des autres convives qui les avalaient quand même. Puis, les femmes jouaient au Scrabble sous la tonnelle tandis qu'on gagnait le jeu de boules pour une pétanque, tirs aléatoires et peu de carreaux, tant les hommes avaient biberonné le rosé frais des coteaux d'Aix. Des expressions bizarres fleurissaient. André, par exemple, adorait nous dire qu'il allait nous ''faire les mains'' c'est-à-dire nous affronter seul, prenant six boules tandis que mon père et moi en prenions trois chacun. A l'automne, après avoir allumé le feu dans la cheminée auprès de laquelle les femmes discutaient en tricotant, on allait s'embusquer entre hommes au fond du terrain, derrière les cades piquants, pour tirer la grive qui passait bas, rabattue par les rafales du Mistral glacial. Au crépuscule, quand les chauves-souris succédaient aux oiseaux, on ramenait les quelques grives tuées, les montrant fièrement aux femmes qui accueillaient ces trophées avec ces exclamations d'admiration feinte dont il faut parfois gratifier les hommes redevenus aussi naïfs que des enfants, avant de lever les yeux au ciel en pensant à la corvée de plume qui leur écherrait. Les hommes eux, déjà, se donnaient rendez-vous pour le dimanche suivant où l'on cuirait les grives au feu de bois et se lancerait encore des défis boulistes. C'était si bon.Il y avait le cordon de dunes de la plage du Boucanet. On s'y isolait de la foule ''aôutienne'' veillant sur sa petite amie comme sur le bien le plus précieux de la terre, s'interdisant de tressaillir quand elle plaquait son petit corps tout neuf et tout frais, ruisselant de Méditerranée, contre notre grand corps tout dur et brûlant comme le sable. Comme leurs courbes étaient fascinantes et leurs oeillades mystérieuses. On ne faisait l'amour qu'avec les yeux. J'avais même connu une Hollandaise qui me caressait les joues de ses longs cils blonds... Une caresse qui m'avait laissé pantois. C'était si émouvant.Trois occurrences de paix et de bonheur. Trois occurrences que le temps m'a ôté. Qui s'en sont allées dans cette fuite en avant de la vie qui passe. Plus tard et même si la comparaison vous semble excessive, la lecture de la page de Jacques Durand dans ''Libération'' m'était aussi un moment spécial, un moment de paix et de joie. De connivence. Une autre parenthèse de bonheur. Un moment délectable, de jubilation, où quelqu'un savait exprimer ce que j'avais confusément ressenti. Un moment particulier où ses trouvailles, ligne après ligne, m'enthousiasmaient. J'y associais souvent le luxe du calme et la volupté d'un café-cigare. Une lecture si lumineuse qu'elle m'inhibait autant qu'elle m'encourageait à écrire. Un style qui me portait la cruelle estocade d'une comparaison impossible à atteindre. Et pourtant j'y venais chaque fois, dans les feuilles de ce journal d'une sensibilité opposée à la mienne, à recibir, découvrant l'échine pour recevoir cette démoralisante littérarité qui décidément m'échapperait toujours... et cette présence me faisait découvrir tous les articles de ce quotidien, me permettait, ainsi qu'à des milliers d'autres, de venir découvrir un autre son que le produit de ma pensée spontanée sur tous les autres sujets traités. Une passerelle vers l'autre camp, cette gauche incompréhensible à ma sensibilité, la seule passerelle assumée de ma propre initiative. Grâce à Jacques Durand, sa langue et son génie. Peut-être faudra-t-il un jour acheter le Figaro pour lire Durand ? C'est cher, Jacques, un article de Durand ? Parce que moi, si j'ai les moyens, je veux bien payer pour avoir l'exclu dans ce blog... (eh oh, les autres de la toile, j'lai dit prem's !) Puisque la tauromachie n'a de couleur que son universalité.Un jour, j'ai voulu l'appeler mais il n'était pas chez lui. Sa femme, d'une voix hésitante, s'est rassurée en me disant que bon, l'avion devait bien être arrivé maintenant, et qu'il serait de retour de Madrid jeudi prochain, si tout allait bien. Pendant ces quelques secondes où l'on me confiait un peu de son intimité, où je percevais la préoccupation inquiète de sa femme, j'ai eu la très bizarre impression d'être de la famille. Elle m'avait parlé comme si j'avais été son beau-frère. Une drôle de sensation, inédite et complexe. Je ne la connais pas, elle aurait dit la même chose, aurait ainsi associé n'importe lequel de ses lecteurs. Et j'étais à ce moment l'interlocuteur sensible et sensibilisé à son mari qui pouvait recevoir sa préoccupation. Mais, finalement, oui, comment ne pas se sentir de la famille de ceux qui savent vous pénétrer si bien le cœur et les tripes ?Non loin de moi, à un admirateur qui lui disait un jour avec amusement « Dommage quand même que ce soit dans ''Libé'' » jacques Durand avait répondu : « Qui d'autre pour avoir le courage d'une page sur les toros ? » Il semblerait que ce courage-là, ne veuille plus avoir cours. Nul doute que la force pernicieuse du lobbying ait fini par s'épanouir. Que de rage et de protestations devait susciter l'attraction de cette plume. Alors un jour, pour économiser quelques sous et par la même occasion arrêter le problème de ce flot de protestataires écolos bien associés à la gauche molle, on préfère soudain chausser des lunettes vertes de grenouille scandinave pour s'offusquer de cette ''barbarie'' plus du tout en phase avec la ''modernité de l'Evolution''. Cette modernité qui consiste à sacrifier le singulier sur l'autel de la norme puis de s'en plaindre.Le premier juillet 2012, avec l'augmentation du smic est donc programmé que vous nous ôtiez un moment de paix et de plaisir, la respiration d'une fenêtre ouverte sur un autre monde, différent, un rare moment de lecture à propos d'une passion séculaire, par une langue que bien peu savent utiliser si bien, une perméabilité à d'autres idées auxquelles on venait s'abreuver aussi, un moment de grâce, une faena langagière, une écriture qui, danger et performance suprême, avait ses supporters dans le camp de ceux qui n'aimaient pas ça, par cette approche en biais, si singulière sur un art si singulier. Je me demande si ce n'est pas le talent qui serait si insupportable aux gens. Les qualités de ''passeur'' qui seraient si dangereuses... pensez au risque de contamination des générations qui montent... (eh oui, d'où la photo lecteur...) Un talent si humble et déroutant sur un art si inclassable.Alors, quand le monde sera mondialisé, la planète planétisée, la gauche bien gauchie-mollifiée, la pensée unique unifiée, la Culture Disney-Landisée, l'animalité Bougrain-Dubourdisée, le Coca-Cola obligatoire à la cantine des écoles de la république pour enrayer les épidémies de gastro de nos petits merdeux, et les taureaux de combat Hallalisés, à ''Libé'', vous pourrez vous regarder les yeux dans les yeux et vous dire que vous qui êtes si prompts à dénoncer le phénomène, vous y aurez contribué. Question courage, ce sera déjà ça. Merci quand même de celui témoigné jusqu'au jour fatidique, cela aurait été injuste de ne pas le souligner. Et puis, changer d'avis, parfois, est un signe probant d'intelligence, de même que résister à la niaiserie de l'opinion ambiante, suscite l'admiration. De même que maintenir quelque chose qui ne serait éventuellement pas rentable est un principe noble de la gauche qu'il ne suffit pas d'énoncer partout mais de pratiquer un tout petit peu pour être crédibles. Dommage qu'on n'ait pas élu vos candidats de votre vraie gauche, Mélenchon ou Poutou, tiens, ils vous auraient interdit de le licencier.