mardi 3 novembre 2009

Prix Renaudot




Un Roman français : Frédéric Beigbeder publié chez Grasset en Août 2009

Frédéric Beigbeder était en septembre à Nîmes pour la feria. Très à l’aise, muscles bien dessinés sous un t-shirt noir, son allure athlétique s’exposant à la foule des danseurs trop serrés pour se trémousser sur la piste des jardins de l’Imperator, il dominait dans son rôle de disc jockey. Un peu éméché, sans doute, la quarantaine souriante sous sa chevelure de Gaulois, derrière sa barbe colmatant le creux du menton, avait-il une tête d’écrivain célèbre ? - Non. Trop sympathique et simple pour cela.
« Tapez sur la tête d’un écrivain, il n’en sort rien, enfermez-le, il retrouve la mémoire », c’est ce qu’il exprime avant de laisser renaître ses souvenirs pendant sa garde à vue de janvier 2008 dans ce ROMAN FRANÇAIS, pas du tout fictionnel, entièrement autobiographique, présenté avec un souci de sincérité digne du Jean-jacques des Confessions. Il nous avertit bien que la mémoire lui faisait défaut, que rien ne subsistait en lui depuis l’âge de sept ans.
Etre arrêté en possession de cocaïne, quand on est célèbre, quand on est connu dans la France cultivée qui suit les émissions littéraires, dans la Capitale, ce village parisien que constituent Saint-Germain et le quartier latin, quand on a un frère sur le point d’être décoré de la Légion d’Honneur, quand on est sensible, poli, père divorcé et responsable de temps en temps de sa fille à ramener de l’école et à garder pendant le week-end, ne restent que la lecture ou surtout l’écriture pour supporter l’humiliation, la promiscuité, la saleté, le confinement. Encore faut-il avoir droit à un crayon !
S’ensuivent donc des histoires parallèles, autobiographie d’un côté, détention de l’autre. L’auteur narrateur revoit depuis ses arrières grands-parents jusqu’au moment présent, sa vie, les lieux où il a vécu enracinés dans l’histoire sociale, politique et économique de sa famille et de la France, - un peu Updike dans Villages, ou Dubois dans Une Vie française -, des moments glorieux ou sombres. Et nous aussi, nous revivons une époque révolue, plus ou moins lointaine en même temps que lui. Nous partageons son espace, ses rencontres, ses lectures, des films et des chansons, ses points de vue, ses réflexions, ses analyses, ses confessions, sa confession.
Par ailleurs, ce sont des détails sur la détention sans que cela tourne à la satire systématique de cette organisation avec tous les poncifs rebattus par les media. Il ne se révolte pas contre le policier qui ménage sa susceptibilité, le traite comme un enfant car il en est un. Non qu’il ne nous dise « j’ai pas fait exprès », mais presque ; pour lui, avoir snifé un rail de Coke aligné sur le capot d’une voiture, c’est anodin. Mais il s’insurge avec virulence contre la détention qu’il dénonce comme
« la honte de mon pays…..si le juge ou le flic est mal luné, si vous êtes connu et qu’ils veulent se payer votre tête, ou juste arbitrairement par pur plaisir sadique, parce que leur femme les a mal baisés la veille, vous irez séjourner au Dépôt, sur l’île de la Cité…et l’on vous jettera menotté dans un trou noir, on vous désapera intégralement à nouveau pour regarder dans votre cul, avant de vous pousser dans un cachot humide et gelé sans couvertures dont le lit est une planche de bois où les chiottes sont posées par terre, une cage à zombies non chauffée dont même les geôliers s’excusent avec embarras en baissant les yeux... La France a trouvé des milliards d’euros pour renflouer ses banques en 2008 mais elle tolère un POURRISSOIR D’HUMAINS au centre de Paris… Quelqu’un a pris la décision rationnelle de torturer les gens en France. La France est un pays qui pratique la torture dans le premier arrondissement de Paris, juste en face de la Samaritaine. Et moi aussi je serais complice de cette calamité si je ne la décrivais pas ici… »

Sinon, le ton reste doux, humble. L’auteur narrateur s’inquiète du sort qu’on lui réserve ou qu’on va lui réserver, de cette détention qu’un procureur prolonge arbitrairement, semble-t-il, au-delà des promesses qu’on lui avait faites ; il se préoccupe de l’opinion qu’on aura de lui, de l’inquiétude des gens qui l’aiment, de sa fille. Et son principal objet de souffrance, c’est elle, Chloé. Car par le livre qu’il conçoit, il revit le divorce trop silencieux et digne de ses parents, cause de son amnésie ; il cite ses deux divorces à lui, redoute que sa fille ne souffre comme son frère et lui-même furent marqués, anéantis qu’ils étaient le plus souvent sous les mensonges et gâteries paternelles ou beau-paternelles, puis sous les sacrifices et la sollicitude étouffante de la mère. Dans ce Roman français c’est finalement la tendresse qui l’emporte pour les aïeux, le père, la mère, le frère Charles, le presque jumeau, abhorré, admiré et aimé, et la petite Chloé. Une vague de nostalgie submerge le texte, soulève l’amitié, la compassion, l’affection pour ce Monsieur en apparence heureux, souriant et insouciant à travers ce qu’il définit lui-même :
« écriture simple, dialogues rapides, descriptions concises et les mots grossiers… que cela sonne vrai, juste, humain…L’important c’est l’homme qu’on sent derrière, la personne qui nous parle ».
Et l’homme, on l’aime, on aimerait le lui dire, on le félicite, son prix Renaudot vient à point prouver qu’on ne l’avait pas trop mal jugé.
Gina


Les Aresquiers






















samedi 31 octobre 2009

Do you like the blues ?

Evidemment vous n'avez pas fait l'effort, vous n'avez pas acheté le kit caisson de basses et enceintes -30 à 35 euros- nécessaire pour avoir un son correct. A mettre d'urgence sur la liste des cadeaux de Noël car cela change tout. Mais il y a fort à parier que vous êtes dotés du standard minimum, deux casseroles nasillardes en plastique injecté. C'est dommage. Vu qu'après moults efforts aidés par Lilian - un aficionado sympa qui s'y connait question PC et dont je n'hésite pas à pourrir la vie de famille dés que j'ai un problème - je suis enfin devenu assez intelligent pour inclure des vidéos sur le blog. Voici donc Leela James, parfaite inconnue pour moi jusqu'à ce que le hasard et l'amour du blues me fasse croiser sa route... D'ordinaire pour bien chanter le blues il faut avoir accumulé pas mal d'expériences, malheureuses surtout, connu des malheurs même, ruines, chagrins d'amour, deuils, avoir chargé le cornet de pas mal de susbstances fantaisistes, irrigué ses veines d'eau... de vie, bref avoir un chant profond à brailler de sa voix éraillée en essayant de tenir sa carcasse debout sans chialer au milieu de tous ces gens insupportablement heureux...
Ici rien de tout ça, on écoutera Leela James juste pour son art, pour sa jeunesse, pour son âme de panthère et sa coiffure de lionne, pour le grain de sa voix et de sa peau, ses coups de poings dans le vide et ses retraits du buste à la "Sugar" Ray Leonard, pour la naïveté de sa mimique quand elle demande :
Do you love Rock and Roll ?
Parce qu'elle aime le blues, ce flamenco noir Américain, pour ses gants de soirée à l'Opéra assorti avec son pantalon de treillis camouflé, pour ses racines Africaines, sa cuillère à thon en boucle d'oreille, pour ses seins qui tressautent dans son corsage, pour le lacet de ce corsage à dénouer, pour les premières notes, l'attaque de ce morceau, le son de sa musique, pour la longueur de ce morceau, pour le décolleté penché vers son public, pour sa passion qui transpire, pour ses musiciens, pour ses choristes, pour la lumière qu'elle allume dans le regard des gens, écoutez Leela James chanter "My Joy" et cela deviendra la vôtre.

mercredi 28 octobre 2009

Pourquoi allez-vous voir les corridas ?



Francis MARMANDE
Pourquoi vais-je aux toros ?
C’est bien la question ?
Ferait-on un recueil sur le thème :
pourquoi allez-vous au cinéma ? ou au théâtre ? ou à l’opéra ? au temple ? à la piscine ?
Donc, ce n’est pas du même ordre.

Répondons. Le plus sinistrement tentant, sous chantilly d’élans bucoliques et couche de pathos, c’est, j’imagine, de chanter l’amour, la passion, l’irrésistible.
Mon aller aux toros n’a qu’un rapport de loin à l’amour. (Il a pu m’arriver d’y aller par amour).
J’aime les gens, les femmes, les hommes, l’amour, la littérature, le vin, la musique, tous les musiciens de jazz sans exception ; j’aime Rebeyrolle, Goya, Eric Dolphy, la politique ; j’aime les manifs, la foule, la fête, les toros ; j’aime lire Bataille, Molière, dessiner ; j’aime jouer ma contrebasse Pöllmann au vernis foncé ; j’aime le haschich, le rire, l’étreinte, la douceur ; j’aime les enterrements, l’océan quand il était en vie, le vent de nord-nord-ouest sur l’Arzamendi, les planeurs sur Itxassou, presque tous mes souvenirs, je n’aime pas la corrida.
Aller aux toros n’est pas une question d’amour.
C’est plus grave.

En 1954, mes parents m’ont entraîné voir une corrida à Saint-Sébastien.
Ils m’en avaient parlé.
Ma mère, surtout.
Mon père, avec une petite caméra Kodak 8mm, avait filmé sommairement Conchita Cintron à Bayonne et une course de vaches à Hasparren. Je connaissais ces images. La corrida de Donostia de 1954 où toréait Chicuelo 2 m’a ravagé. La semaine avant, j’avais vu au théâtre de Bayonne une représentation sans doute médiocre du Malade imaginaire à l’usage des scolaires. J’en suis sidéré. J’ai tout juste 9 ans. Que des filles et des garçons jouent, disent à haute voix des mots écrits jadis, bougent, se choquent, sous de méchants éclairages, me paraît le comble de la vie.
Nous habitons alors un monde illimité sans télévision, sans moteurs à explosion, sans l’obsédante haine positive de la beauté qui règle l’urbanisme et le désir, sans la haine polpotienne des chichis qui s’est imposé partout. Un monde discret, en un sens, dont la domination (les classes sociales, l’église catholique, le pouvoir politique) est plus lourde, plus frontale. Un monde de franquisme accablant à Donostia, de frontière épaisse, de peur. Un monde aussi de règles opaques et de puritanisme obsédant. Je sais tout ça.

La vivacité, la folie, la témérité de Chicuelo 2 est, dans l’instant, la déchirure de ce monde. L’impossible, le réel même.

Au quatrième toro, il pleut.
Il pleut comme il sait pleuvoir au Pays Basque.
On devrait réserver le mot de pluie à ce que l’on connaît, et en inventer un pour ces trombes atlantiques que stockent les Pyrénées.
Si fait qu’après tergiversations d’usage (je le saurai plus tard), la corrida est interrompue au quatrième toro.
Je n’aime pas la corrida.
Pourquoi vais-je à la corrida ?
La question ne se pose même pas. Depuis cinquante ans, je parcours le monde à la recherche des deux toros qui ne sont jamais sortis à Donostia.
Il me manque deux toros qui doivent être par là.

mercredi 21 octobre 2009

MOI NON PLUS



Lucia Etxebarria : Je ne souffrirai plus par amour


Il ne s’agit pas ici de jérémiades féministes : ‘’souffrir par amour’’ nous concerne ou nous a tous concernés, hommes et femmes.
C’est un essai littéraire qui se lit comme un roman car l'auteure, en fine jeune psychologue (elle est née en Espagne en 1966), nous informe de tout ce que ses souffrances personnelles l'ont amenée à rechercher et à comprendre. Aussi, l’essai est-il pittoresque, très digeste quoique savamment documenté, nourri aussi d'exemples concrets, que Lucia Etxebarria a choisis dans sa vie que nous connaissons déjà à travers ses nombreux romans ( Amour, Prozac et autres curiosités, Aime-moi, por favor, Un Miracle en équilibre… soit un best-seller, un prix Nadal, un prix Primavera, Planeta...), et à travers des exemples empruntés à la vie quotidienne de ses amis, à la littérature, au cinéma.
D’emblée, Lucia Etxebarria secoue les idées fausses : ''nous n'avons pas le droit de réserver le mot « amour » à un type particulier de relation, qui serait la relation charnelle et passionnelle unissant deux êtres, et relèguerait dans une catégorie subalterne l'amour fraternel, maternel, ou encore celui que l'on ressent pour un ami très cher, voire pour un chien’’. Et bien sûr, ne pas confondre ''amour'' et ''passion''.
On est mis en garde contre ces clichés à la vie dure qui s’ instillent en nous dès la naissance comme par exemple, les hommes ne pleurent pas, dominent leurs émotions jusqu'à devenir ensuite, stressés, malheureux, alcooliques, violents ; les femmes se sacrifient, s'oublient, servent, doivent se marier, obéir au mépris de leur liberté et de leurs désirs, d’abord à leurs parents puis à leur partenaire et à la société entière qui les veut minces, belles jusqu’à la mort.
L’auteure récuse aussi le mythe de l'amour éternel, romantique, - une invention de l’Occident -, entretenu par la famille, l'Eglise, une certaine littérature, la télévision, ses publicités et ses telenovelas, Tout comme le mythe du bonheur en famille. Lisons plutôt :
''Cette famille nucléaire, idéale, heureuse et harmonieuse, est à considérer comme une utopie que ni toi ni moi – ni aucune famille normale – ne peut atteindre. Les familles normales se disputent, se jettent la vaisselle à la figure à chaque Noël quand ce ne sont pas des injures, supportent comme elles peuvent des belles-mères tracassières, des tantes célibataires donneuses de leçons, des beaux-frères tout orgueilleux de porter des caleçons aux armes de l’Athletico (et qui, par-dessus le marché, demandent qu’on offre à leur nouveau-né un bavoir assorti -mais si, si, ça existe), tantôt s’aiment et tantôt se détestent, se réconcilient quand c’est possible et survivent dans un rapport de force qui exige une diplomatie digne du protocole de Kyoto’’.
On se rappelle l’évocation d’une certaine « belle-sœur » par M. Delon dans ce blog.
L. E. tente d’expliquer les difficultés de la vie de couple selon des catégories où la psychologie range les Humains. La pire est celle des dépendants émotionnels, ceux qui ne savent pas rompre, se cramponnent à quelqu'un qui ne les aime pas, qui est parti au loin, qui aime ailleurs. L’anxieux, par exemple, recherche constamment la fusion avec l’autre qu’il a l’art de faire fuir en manifestant ses émotions positives ou négatives d’une manière exacerbée, explosive, jalouse, agressive. Les évitants craintifs ou anxieux, sont mal à l’aise dans leurs relations d’amitié ou d’intimité, peu confiants, inquiets, soucieux de protéger leur indépendance émotionnelle ou financière. Ils se méfient des contacts physiques, n’expriment pas leurs sentiments, se protègent par des barrières, travail, vice, passion, colère, silence, fausse maturité, distractions, dénigrement de l’autre, infidélité (autant pour soigner leur âme que pour des besoins physiques).
Heureusement, il y a les sûrs d’eux, toujours à l’aise dans leur relation de couple qui, tout en préservant leur autonomie, savent exprimer leurs griefs ouvertement sans le recours à des stratégies défensives ou destructrices.
Les difficultés relationnelles, explique L. Etxebarria, prennent naissance très tôt dans les familles où souvent on ne sait pas communiquer, où on surprotège, on compare, on tyrannise ou néglige ; cela se perpétue dans la société scolaire, religieuse où on interdit, dicte, sape l'estime de soi si bien que chacun se fabrique sa mauvaise « image de soi » à traîner toute sa vie d’autant plus que les media s’en mêlent qui, implicitement transmettent le message qu'une femme ne vaut que par son apparence et l'homme par ce qu'il fait.
Alors, L. E. très proche de nous, lecteurs qu’elle tutoie, cherche à nous conseiller et à nous secouer avec l’énergie et l’humour parfois caustique qui la caractérisent, - sans que son ouvrage soit une liste de recettes. On émerge d’un nuage de poussière, on voit plus clair. Mais, Il n’y aurait pas assez de thérapeutes pour tous, ni d’îlots de par le monde pour isoler nos autonomies reconquises.
GINA



lundi 19 octobre 2009

L'écrivain et le jet de l'éponge...



Floride, Key West, les années trente. Le jeune Alfred Colebrooks dit Blackpie, ''dérouille grave'' dans un de ses combats. Son entraîneur Shine Forbes jette sa serviette sur le ring pour signifier l'abandon de son poulain. Par trois fois, l'arbitre refuse d'interrompre la partie. Shine Forbes, furieux et inquiet pour Colebrooks, monte alors sur le ring et assène un violent coup de poing à l'arbitre. Cohue générale. Plus tard, Forbes apprend de la bouche de son manager que l'arbitre n'était autre qu'Ernest Hemingway.
Ce soir-là, l'entraîneur se rend au domicile du romancier pour s'excuser. Hemingway serre la main de Forbes et l'invite pour le lendemain. C'est ainsi que le jeune coach va devenir sparring-partner d'Hemingway...

samedi 17 octobre 2009

Cadeau...



J'ai fait un pesto à midi tiens... Sous l'influence du cours de cuisine Italienne donné mercredi dernier à la FNAC par une jeune femme qui venait y signer son livre sur le rizotto. Intéressant. Ail, basilic, parmesan, pignons de pin et huile d'olive, le tout à mixer dans le blender du super robot KitchenAid multi-fonctions en titanium à mouvement planétaire offert par votre mari qui rêvait de voir s'affairer devant lui vos hanches moulées dans le tablier cintré et vos mains farinées aller et venir pour élaborer de bons petits plats et finalement toujours rangé dans le placard étant donné l'expansionisme ordinaire de tous ses accessoires encombrant votre cuisine étriquée, qu'il faut laver un à un après chaque utilisation... Deuil ordinaire de la conjugalité... Excellent le pesto et trop facile. Et les pâtes ? Vous croyez savoir cuire les pâtes ? Aaha ! Laissez-moi rire ! Vous n'avez même pas dans votre minuscule cuisine de quoi stocker la mega casserole qu'elles nécessitent ! Un litre d'eau par portion, messieurs-dames. Et une cuillère à soupe rase de gros sel par portion. Une portion de pâtes c'est 100gr. Vous avez bien lu. Donc une pasta-party pour dix c'est dix litres d'eau : z'avez la casserole ad'hoc ? Et les dix cuillèrées de gros sel ? Avouez que cela vous aurait foutu la trouille de les immerger ! D'ailleurs cette Laura Zavan a commencé son cours ainsi : en France les pâtes sont toujours trop cuites et dans trop peu d'eau ! Bande de radins amateurs d'amidon ! Peu d'eau, donc moins d'énergie pour la chauffer et du temps de gagné sur le chrono de la journée, hein ? Gagne-petit, va ! Et bien sûr vous mangez ça à la française, sans cuillère à soupe pour enrouler les linguine élégamment, mais en les coupant connement en petits tronçons intransportables jusqu'à votre bouche ! Aaaah j'ai honte...
Je ne sais si dans les veines de l'Américaine Megan FOX coule du Valpolicello mais on dirait bien que l'Emilie-Romagne a quelque peu encodé son ADN. Quand j'ai aperçu ce baiser qu'elle nous adresse, j'ai instantanément pensé à Monica Belluci beauté universelle partout vantée qui ne m'est soudain plus apparue que sous la forme d'une mémère bouffie de soupe au pistou et indurée au piccorino. J'ai pensé à vous, mesdames, qui toutes voulez tendre vers cet idéal. Alors cet exemple est pour vous, allez, une deuxième pin-up pour les un an du blog. Pour moi, l'intérêt est purement professionnel : un quadriceps comme ça, on n'en voit pas tous les jours. Oh que oui qu'on clique sur la photo... Mais vous fulminez parce que l'été est fini et que le basilic, déjà, a gelé. Alors voilà de quoi dépanner le blender d'après Laura Zavan :
Deux poignées de Roquette, des pistaches non salées, quelques noix, parmesan (vingt mois d'affinage minimum) ail, huile d'olive (ou, variante, Mascarpone pour des crostinis à l'apéritif) mixez ! Le rapport avec les toros ? Aucun, si ce n'est que j'ai un rabo de toro à confire au vin rouge, donc je vous quitte là.