
Isa du Moun - nom d'artiste - première à s'inquiéter :
- euh... nous allons entrer dans la quatrième semaine sans post, ce qui, pour un graphomane compulsif de ton espèce devient inquiétant...
Suivie de près par Chulo :
- Oh ! merde, tu hibernes ou quoi ...?
Puis de Jacques-Olivier depuis le diable-vauvert là-bas :
- ça fait longtemps qu'on s'est pas fait allumer, ça me manque, j'voudrais rester l'avocat du diable et continuer à me faire casser du sucre sur le dos...
Ludo :
-euh... voudrais pas être indiscret, mais... ça va ... ?
Mais alors.... ? Y'a quelqu'un qui m'aime sur terre ?!?!!! Aaaaah merci les amis de me dire que je vous manque, l'amour est un onguent dont j'oins ma peau craquelée, un baume réparateur dont je tartine voluptueusement mes pores, un viatique nécessaire. J'ai le corps si graissé d'amour dégoulinant que l'orsqu'on me prend dans ses bras, viouuuut je gicle comme une anguille hors de l'étreinte, ça me gêne, c'est là qu'est ma pudeur... Amour, lumière, mots et toros, tout ce dont j'ai besoin. Je me sentais un peu abandonné, flagada, submergé d'aquoibonisme, triste, noyé dans les frustrations ordinaires, n'ayant de temps que pour travailler et puis s'affaler, vaincu par le pessimisme tel un écureuil triste et amer confronté à une pénurie de noisettes. Z'êtes marrant vous, 'croyez que c'est drôle d'être spécialisé dans l'observation de la décrépitude humaine ? Spécialisé dans la maladie et la mort ?

Alors je me suis tu et j'ai regardé mes photos, j'ai créé une adresse en ligne, composé mes portfolios, allez lire ma présentation puis rejoignez la galerie, double-cliquez sur le petit symbole en haut à droite pour les avoir plein cadre, puis avancez par les flèches latérales. Il y en a que vous connaissez déjà mais je ne cesserai d'enrichir ma vitrine photographique à l'intérieur des portfolios existants ou en en créant d'autres. Il y a des toros bien sûr mais... pas que... Laissez des commentaires si ça vous chante, bonne visite. C'est là :
Donc vous êtes gentiment venus au renseignement et comme une meute le lièvre, m'avez débusqué de ma torpeur, du froid, de ma nostalgie, pour m'encourager à dégourdir mes doigts sur le clavier. Seulement voilà, l'inspiration ne vient pas et je n'ai pas grand chose à vous dire.

Alors si on tentait une petite revue de presse ? Si on se servait de l'actualité ? Digressant de sujet en sujet comme le Bonobo se lache de branche en branche (vous laissez pas impressionner, s'il le faut il ne grimpe même pas aux arbres le bonobo...). Dans la catégorie "embûches de Noël" Chirac est mis en examen. Au tribunal. Mais bon, il n'y a guère que bernadette pour ne pas s'en fiche. Dans la catégorie "disque d'or", Halliday est mis en examen. A l'hôpital. Sa discopathie est même devenue le centre du débat lancé sur l'identité nationale. Tous les Français se soudent autour du conflit intervertébral. On vient filmer ses fans et là... il n'y a pas de quoi être fier d'être admiré par eux. Tu vaux mieux que ça, Johnny ! On voit des bandes de débiles mentaux sexagénaires toujours surmontés d'une banane, arborant des tee-shirts reluisant de symboles dorés qui sont au Rock authentique ce que Julio de Iglesias est au chant profond, ahaner des borborygmes aconassés. Des gros Nazes. Pathétique. J'y crois pas : ils ont même agressé son chirurgien : ah les cons !!! MDR ! LOL ! RIP ! (rions un peu, ça c'est moi qui l'ai inventé, le RIP...) Remarquez, sa spécialité à Delajoux, qui l'a bien un peu tendue quand même pour recevoir sa beigne, c'est "Chirurgien des stars"... pas neuro-chir... faut quoi comme études pour faire ça ? Faut fréquenter les mêmes bars, pardon, clubs privés, avoir une belle gueule et pratiquer des dépassements d'honoraires "sans tact ni mesure". Et tout ça occupe la une de TF1 messieurs-dames, rien d'autre ne se passe dans le monde ! Bon ils s'en foutent car ils ne sont plus regardés que par le public des maisons de retraite, déficient neuronal. Ceuss-la même qui font semblant de s'indigner des Suisses qui disent nein aux minarets. Même pas les couilles de dire qu'ils n'ont pas envie que les vallées alpines soient architecturalement connotées à l'orientale. C'est vrai que ce serait pas très catholique d'être suspecté de racisme. De plus il faut être super tolérant : que les pays arabes refusent les clochers d'églises, ça c'est normal : Bouhou... mais pourquoi je ne comprends rien, moi, à la politique... je vais militer pour qu'il y ait des yodlers en culotte de peau et chapeaux à plumes dans les souks, moi, tiens... au nom de la tolérance mondialisée... J'aime bien mener des combats tout seul...
Johnny, même si je n'ai jamais acheté un de ses disques, je l'aime quand même plus qu'avant. Il est devenu émouvant. Il a trouvé sur le tard de bons paroliers, aux thèmes moins basiques que "quoi ma gueule, si je veux j'te casse la tienne". Et puis vérifiez bien cette vérité : chaque fois qu'il fait un duo avec un autre artiste, celui-là a beau régler son potentiomètre au maximum tentant de n'être point ridiculisé, il en sort invariablement lessivé, balayé par la comparaison, terrassé par la puissance de l'organe de papi Halliday. Un cyclone le vieux Johnny. Aaaah je me souviens de cet été adolescent où les "Que je t'aime" incessants et gueulards des baffles des commerçants du quai, surchauffaient les promenades sur le môle du Grau du Roi où l'on croisait des escouades de stéphanoises, bras-dessus-bras-dessous, quatre de front, indissociables, épaules brûlées par le soleil, qu'il fallait contourner en observant leurs coups de langue sur les énormes cônes de glaces Italiennes de chez Nocella tandis que leurs effluves de Monoï donnaient le vertige. Elles suçaient les cônes goulûment - quand ta bouche se fait douce, quand ton corps devient dur- et le Johnny - putain - qui n'arrêtait pas l'infernal refrain queue nous entendions libidineux -Queue je t'aime - injonction douloureuse, incantation quasi-freudienne, taraud viscéral, mine anti-personnelle à l'explosion rentrée, missile cul-loté slalomant entre les bourrides de lottes et les fessiers seulement emballés de voile de lycras multicolores moulants, Queue je t'aime - quand tu n'te sens plus chatte et que tu deviens chienne- Oh ouiiiiii Queue ! Je t'aime..... tellement il était cruel de promener sur leurs silhouettes, hagard, nos yeux de puceau injectés d'hormones en overdose !
Pfffff... bon... on souffle un peu.... les minarets, c'est fait... je suis donc le seul raciste de France comprenant le choix Suisse - même pas honte - puis bon si un cheik porte des valises bourrées de dollars, ils lui refusent pas l'ouverture d'un compte secret les Suisses, si ? Alors... et toc ! Jhonny, c'est fait... Bon ben Latiatia, désolé pour le coup de rein perdu du Rocker en rythme mais bon, t'avais qu'à prendre un jeune aussi. What else ? Sur les toros ? A Nîmes ? ben des noms d'élevage circulent déjà pour Pentecôte alors qu'on ne sait toujours pas officiellement qui les fournira : c'est fort, hein ? Ca consulte dur pour le renouvellement de la DSP, Casas propose toujours un redevance de moins de la moité que Meca qui se plaint de n'avoir pas été traité équitablement dans la candidature, le maire convoque ses adjoints en comité secret et restreint, conciliabulle, délibéré, tout bientôt... Mon pronostic ? J'en sais foutre rien, mais je m'en doute... Si : Chirac sera acquitté mais devra chez Bernadette se tenir de plus en plus à carreaux. Parce que dans le regard d'une femme vous lirez toujours que si elle pardonne, toujours elle se souviendra...
Bon, il est 1H43 maintenant, demain je travaille, ma voiture pisse le gas-oil, la faire dépanner dés l'aube, puis travailler si possible. Ils m'attendent, prêts à m'engueuler, parce que je viens en même temps que l'infirmière, parce que je leur fais rater une débilité télévisuelle, parce que je retarde leur repas d'un quart d'heure. Avant, penaud, je leur sortais une pirouette pour esquiver, solliciter leur indulgence, maintenant, vingt-cinq ans après, je les engueule deux fois plus fort, leur dis qu'ils sont là pour m'attendre ou qu'il s'adressent à un autre dont il n'est pas acquis que pour 4 euros d'indemnité forfaitaire de déplacement ils viennent endurer leur caractère, et du coup, à la fin, ils me remercient et je sens leur respect.
J'allais oublier : Alain Montcouquiol remporte à l'unanimité avec "Le sens de la marche" la première édition du Prix jean Carrière récompensant un ouvrage célébrant l'héritage littéraire du Sud et de la Méditerranée. C'est cet évènement qui aurait du me faire sortir du silence le 27 Novembre...