Un Don qui choque

Un Don qui choque
Qui Chipote ?

jeudi 28 février 2013

Scandale Bourgeois : du bourrin dans le pétrin


Aaaah… je viens de me ventrer une moussaka Findus, je vous dis pas… je me suis régalé. Très bonne marque, Findus ! Je me demandais confusément, aussi… : mais où sont passées les boucheries chevalines de mon enfance ? Il y en avait une dont la façade de faïence rouge et blanche s'ornait d'un grand fer à cheval, ex porte-bonheur s’il en fut. L'on y faisait la queue pour s'offrir les bienfaits de la protéine équine. Quand un type était en pleine forme, entreprenant, dynamique, on lui demandait s’il n’avait pas mangé du cheval tellement il pétait le feu... Bref, rien que des connotations avantageuses à propos de ce distingué animal de boucherie que personne ne rechignait à consommer. Ma mère me préparait aussi du foie de veau qu’elle poêlait à feu vif et accompagnait de son écrasée de pommes de terres au beurre, un concept assez éloigné de la purée Mousseline ; elle dorait aussi des tranches de pain rassis sur lequel elle disposait une cervelle d'agneau saisie sur tous les lobes, cuit le centre de la docilité mimétique, cuit le centre du bêlement monocorde, cuite la circonvolution de la fuite programmée et de la victimisation au loup… et avalés, tous, après les avoir généreusement arrosés de citron de sel et de poivre et saupoudrés de persil haché.… Du boudin sanguinolent, aux pommes, aux oignons ou aux piments, de la tête de veau, qui ravigotait ou pas, que sais-je, moi, tous les petits oiseaux que je mangeais, dont les délicieuses grives au feu de bois tirées à la passée, planqués derrière les cades du mazet d'André après une après-midi de galéjade pagnolesque à se défier à la pétanque. Et la rarissime et si fine bécasse, mets des rois et des chasseurs. Des barbares, quoi…

Et puis soudain, toutes les petites filles ont voulu devenir vétérinaires, se sont mises à coiffer leurs nounours, ont voulu caresser des lapins ‘’qu'espeillait’’ autrefois lou papé dans la cuisine, sur une table déjà en formica recouverte de papier journal qui s'imbibait des humeurs de garenne, après qu'il ait traversé le séjour avec panpan suspendu par les oreilles, et ce bruit sourd dont on se doutait qu'il avait compromis la santé du lapin familial. Panpan finissait écorché, dans le four, tartiné de moutarde et c'était aussi un peu à lui, au plaisir convivial et gustatif dont il était le centre, qu'on levait le verre de Côtes du Rhône qui désaltérait le bonheur d'être ensemble. On s'en régalait avec les parents.

L'autre jour, une des cousines de Louise séjournait chez nous. Douze ans, maigre comme un clou, refusant de manger toute forme de viande sous quelque forme que ce soit. Troisième fracture du poignet par carence de protéines, elle triait dans son assiette les morceaux de cadavres d'animaux dont elle déblatérait par d'approximatives démonstrations qu'on pouvait s'en passer, d'autant qu'elle consommait du poisson.

-          Sauvage le poisson ?

Que j'ai demandé incidemment...

-          Oui, sur le marché de Mende on a une poissonnière qui vient de Sète chaque semaine…

Eh bien tu as tout faux, alors

-          Comment ça ?

-          Ben oui, tu t'interdis de manger de la viande soit ce qui est facilement reproductible, issue d'animaux qu'on élève facilement et de l'autre côté tu contribues à épuiser la ressource naturelle dont la vie est un combat si difficile en milieu sauvage.

ça lui a filé un coup à la pré-pubère écolo babacool anorexique d'inspiration ardécho-lozérienne post Woodstockienne... dans la foulée on a récupéré sa part dans l'assiette et on se léchait ostensiblement les doigts après avoir saucé les miasmes affreux des reliefs du petit cadavre élevé pour notre plaisir.

La radio m'indique à l'instant que dans les raviolis Panzani, de l'a dada aussi ! Au cas où des gros naïfs pensaient qu'on laissait pourrir sur place 400 kilos de barbaque au lieu de les vendre... bon, sûr que le fait de ne pas le dire, c'est pas cool, d'autant que tout le monde appréciait ces produits finalement, et donc ce scandale ne va-t-il pas devenir une formidable opération de promotion de viande chevaline au final ? J'en hennis de plaisir, de la contradiction humaine, les ventes des boucheries chevalines parisiennes montent en flèche : ah ben tiens, maintenant qu'on sait qu'on en bouffait à tout berzingue du canasson, voyons un peu quel goût ça a tel que, en steack, d'autant que mamie toujours insistait en remarquant le teint de porcelaine de sa citadine de petite fille et préconisait un bon filet d'haridelle à l'ancienne pour lui redonner du rouge aux joues !

Bon, nous autres aficionados, on savait, hein, que la sensibilité des gens avait changé. On voyait bien que les salauds d'afiocs applaudissaient à s'en filer des ampoules quand on tuait un vilain toro tout noir, que les parisiennes se pâmaient de frissons clitoridiens devant le courage viril des Hidalgos en pantalon moule-bite et que les mondanités reprenaient en tendido, mais alors, si jamais un cruel batacazo retentissait, qu'un pauvre petit cheval empêtré dans ses culottes tardait à être redressé, quelle bronca des indignés humanistes associés !!! Le mega-scandale affreux !!! Savez quoi ? Y'a des ruades qui se perdent et des écolos par nécessité et non par conscience civique du côté de la Roumanie, à qui on a interdit de rouler dans leurs charrettes de pauvres... la Dacia pour tous, c'est maintenant... alors tu parles, déjà le type il a pas de quoi becqueter pour lui, pourquoi entretiendrait-il un cheval qui ne lui sert plus à rien ? Il l'a donc libéré d'un coup entre les deux yeux, à l'abattoir, qui, pas bégueule, a ceinturé ses installations d'une haute muraille pour ne pas heurter la sensibilité de  tous les gentils ressortissants de la CEE sur la corrida cachée de ses matadors pneumatiques et gratifié le gentil propriétaire soudain dépourvu d'affection pour son dada, de quelques euros salvateurs. La boucle est bouclée. Et où c'est-y donc qu'il serait approprié de fourguer le muscle équin haché menu sans faire avaler aux enfants des bobos parigots que le gentil Vidourle du poney-club a des chances de finir dans son petit ventrou ? 
Bolo, ravio, cannello, lasagno, moussako, boulo, ectero et si ça se trouve momo, fais gaffe, t'ont mis du porc dans ta Kefta.

dimanche 24 février 2013

PERCUS !






                                                                                                                                 Je m'excuse platement auprès des féministes... c'est mon fils qui me signale ça - et le plus jeune en plus ! - d'un laconique "ça devrait te plaire"... ne le dites pas à sa mère siouplait... en tant qu'ex joueur de congas et actuel masseur de muscles endoloris, il a dû trouver que c'était pile-poil dans mes cordes, cet ancestral tam-tam. D'un point de vue - si l'on ose - string-ement musical on pourra regretter la trop grande uniformité du gabarit des peaux : un tout petit aurait sonné plus aigu tandis qu'un majestueux aurait peut-être développé plus de basses ? Il a la "patax" en tout cas le percussionniste espagnol... et des copines sympas, ça oui, qui ont le rythme dans la peau. Ne reste plus qu'à inventer le pendant, une distinguée xylophoniste par exemple, donnant quelques coups de baguettes bien sentis... je dérape ? En même temps, c'est dimanche aujourd'hui et on s'ennuie un peu, non ? Sûr que vous aimerez ce jazz, cette sonorité chaude et ces appogiatures syncopées. 

vendredi 22 février 2013

La Pensée du Jour


Maudit soit à jamais le rêveur inutile
Qui voulut le premier, dans sa stupidité,
S'éprenant d'un problème insoluble et stérile,
Aux choses de l'amour mêler l'honnêteté !


Charles Baudelaire

mardi 19 février 2013

KODACHROME 64 : dernier shoot avant oubli


Ci-dessous un article intéressant sur l'histoire de cette pellicule "douce, riche et voluptueuse" qui fut inventé à Rochester USA par deux musiciens devenus scientifiques :

jeudi 14 février 2013

12 rue Emile Jamais

Jeudi 14 février


Le week-end commence, dès 19 heures, avec une exposition de peintures de Mario Pastor Cristobal et José García Ramírez — l’exposition sera également visible les vendredi et samedi de 17 h à 23 h.

Vendredi 15 février


À partir de 19 h 30 (¡en punto!), c’est José Pedro Prados ‘El Fundi’ qui sera à l’honneur de l’association. Il retracera les grands moments de sa carrière de figura del toreo — une vraie figura.


Samedi 16 février


À 19 heures (¡en punto!), on reste en famille avec Don José Escolar Gil, le beau-père d’El Fundi, qui évoquera son élevage et le bon moment qu’il traverse depuis maintenant plus de trois ans.


 Rendez-vous à l’Espace Pablo-Romero (12, rue Émile-Jamais, Nîmes).

BLANCANIEVES

A l’instar du conte des frères Grimm dont s’inspire cette œuvre, la cruauté de la marâtre, la bienveillance des nains toreros et le destin cruel, triste et fatal de Blancanieves ne sont que la trame de base donnant lieu à des situations, rebondissements, surprises, symbolismes et émotions qui se succèdent sans temps mort ni répit et qui captivent sans pouvoir s’échapper de l’atmosphère envoûtante créée.


Le film débute par un travelling sur des rues sévillanes désertes, façades blanches et carte postale début XXème. Puis, en plein écran apparaît la plaza : La Colosal de Sevilla, ruedo vers lequel convergent spectateurs et autres véhicules qui semblent littéralement glisser sur l’écran (étrange d’effet d’optique).


Le torero Antonio Villalta, en cette année 2010, prie dans la chapelle. Musique grave et lente. La caméra fouille, déambule et débusque des expressions, des ombres, des attitudes révélant la solennité grave de l’instant et annonciatrices du drame imminent.


Inutile de décrire la suite de l’histoire tant de fois abordée par la littérature et le cinéma. Mais sans mièvrerie ni infantilisme, bien au contraire, le film nous mène à travers mille rebondissements inattendus où le degré des messages, codes ou références est à estimer bien au-delà de ce que l’œil nous donne à voir, même si l’image est d’une telle qualité que « regarder » seulement est déjà un bonheur.


La beauté de ce film réside davantage en ce qu’il dégage comme atmosphère onirique, magique, à la fois mortifère et picaresque, sensible et cruel, ludique et grave.


Blancanieves chemine vers sont destin à travers aventures et étranges rebondissements où parfois le rire le dispute au drame, et où l’irréel auréole scènes et évènements. Le symbolisme est omniprésent et l’absence de dialogues ne fait que rendre plus « parlant » le contenu de l’œuvre.


Long et aventureux voyage en roulotte à travers de superbes paysages arides de la Mancha ( ?) où un arbre isolé, tronc tordu et feuillage échevelé sur la crête d’une colline semble rappeler des errances passées d’un Don Quichotte. Plazas de villages rustiques où les pitreries toreras des nains déclenchent des rires édentés (de vraies « gueules ») et moqueries.


Ce film contient, en plus de sa beauté à l’esthétisme indéniable où le noir et blanc et les gros plans des visages sont stupéfiants et inoubliables, un jeu de piste, de codes, de références où la symbolique est omniprésente. Nos rêves les plus secrets doivent certainement avoir cette (non)couleur.


C’est une œuvre étrange … cruelle, douce, angoissante, fraîche, profonde, inclassable …. La plus belle et émouvante image restant celle de la fin où, sur un gros plan d’une paupière close de Blancanieves au grain de peau velouté, une larme s’échappe des cils inertes et glisse lentement …

                                                               Maja Lola

dimanche 10 février 2013

Quand on est con, on est con... (Brassens)

Lecteurs, lectrices, enfoirés de la toile et autres empaffés du net... vous voyez bien que vous êtes cons... donnez-moi une seule bonne raison de venir vous faire insulter sur ce blog au prétexte que tapis dans la foule, je ne m'adresserais pas à vous, supposé connivent complice, mais aux autres de qui vous vous désolidariseriez spontanément, mmm ? Aucune raison, vous faites partie des stats, à vos neurones défendants, que vous le vouliez ou non ! Mais tout n'est pas perdu : la plasticité du cerveau est réelle, il est capable de se régénerer. Autrement dit, lorsque vous êtes fatigués de lire toutes ces conneries sur les blogs taurins, le fait de revenir ici stimule votre intelligence, crée des synapses, rééduque votre capacité d'analyse ! Photosmotstoros, le blog qui rend moins con ! Wouarf ! Bleblebleblebleblblbblb.....
Moi, depuis le 7 février date à laquelle j'ai profité du désistement d'un patient pour faire ce test de QI entoilé et commencé cet article dans la foulée, je pousse ce cri : Ouuuuuaaaaais ! Youuuuupi ! Heeeehaa.... je ne suis pas con ! Ca m'a coûté 4,5 euros pour le savoir mais je suis maintenant ra-ssu-ré ! J'avais des doutes, remarquez bien, because ceux que j'ai entendu me dire : qu'il est con ce Delon ! sont légions. Or il existe maintenant une possibilité qu'ils m'aient dit ça car ça les dédouanait de réfléchir plus à la compréhension de mon discours !  Les cons...
Si l'on en croit le tableau de ce site sur "l'intelligence des nations", il s'avère difficile de jouer au sociologue apte à tirer des lois irréfutables. Si l'on prend le quinté de tête par exemple, l'intelligence naîtrait pour Hong-Kong de la suractivité bouillonnante, de l'esprit d'entreprise, de la grande faculté à l'adaptation au marché mondial ? Oui mais alors, pour l'immobilisme et la neutralité Suisse ? Bon, c'est sûr, se déclarer neutre pour n'avoir pas à s'engager dans aucun conflit armé, c'est pas si con... D'autant que ça ne les empêche pas de cacher leurs bases aériennes et autres abris anti-atomiques sous leurs montagnes, dans de gigantesques tunnels dont personne n'est capable de détecter l'activité... Un peu comme l'argent qu'on leur confie. Pour vivre heureux vivons cachés. Bon, les Teutons c'est la rigueur et la discipline qui les rend intelligents, c'est logique, un Allemand, ça ne perd pas de temps en longues discussions latines et enflammées. Le Japon, lui, est consciencieux, respectueux et tout aussi discipliné, bien concentré sur l'essentiel vu qu'il peut prendre à tout moment un cataclysme sur la tête, ça aide. L'Australie, c'est plus étonnant... c'est l'Australie des villes alors, parce que dans le bush question tarés imbibés, y'a du monde !
Hé ho, pas si mal classée la France... se seraient-ils trompés dans les résultats ? Heureusement, on devance légèrement les Belges !

Dans le milieu du tableau, ça se bouscule. De quoi, de quoi, pourquoi la Martinique, la Guyane, la Polynésie et la Guadeloupe ne sont-elles pas intégrées à la France ? Ca ferait drôlement chuter la moyenne, dites donc, je comprends mieux. Bon pour la Tunisie on avait compris : vouloir se libérer en invitant les frères musulmans au pouvoir, y'avait comme un blem... Le printemps devrait mettre un certain temps à fleurir. 
Qatar et USA à 91... comme quoi, quand tu es riche, tu payes, pas besoin de réfléchir.
Groenland, Islande à 90, c'est le froid, la nuit et les croyances magiques, ça paralyse
Eh ben alors les Espagnols ? 89 ? Que passa ? C'est le soleil ? Faut-il être con pour toréer est effectivement une interrogation que j'avais posée dans une de ces nouvelles géniales introuvables en librairie... ça se termine pour le gros de la troupe, par le Swaziland avec 80. 
Eh oui messieurs-dames, entre 80 et 115 il y a 80% de la population ! C'est dire si vous pourrez vous la péter grave si par hasard vous faites partie des 6% des gens qui sont au-dessus de 115 ! Mon score ? Que nenni, pas con, je ne donne pas ma note... regarde un peu : si elle est excellente, c'est prétentieux et tu passes donc pour un con et si elle est mauvaise, t'as beau avoir fait preuve d'humilité en te découvrant... ben tout le monde sait que t'es con ! Perdant-perdant. N'empêche, si les 4,5 euros t'ont donné droit à imprimer un beau diplôme à ton nom avec trois chiffres si flatteurs que tu peux l'encadrer et l'afficher dans ton bureau, tu bascules immédiatement dans les cons mal évalués !!! Faut marcher sur des oeufs avec l'intelligence ! Gaffe ! Y'en a un qui a battu Einstein quand même - c'est pas moi je le reconnais - le record du site est à 166 ! 
Des intelligents ratés dans le vie, y'en a foule ! Comme des cons florissants, itou. A mon avis un QI faiblissime plein d'enthousiasme et courageux, peut mieux réussir qu'une tronche feignasse ! Y'a qu'à voir : chez les fortiches en économie, y'a plus de gentils profs de gauche aimant les enfants et la nature que de salauds de chefs d'entreprise cupides et fournisseurs d'emplois ! Oh-làààà, c'est bon, peuple de gauche, je vous taquine... quieto... d'autant qu'en France, moins t'as de tunes, plus t'es sympa ! A cause d'une putain d'inscription au fronton des mairies - égalité, comme si c'était possible - le franchouillard fliqueur de base, préfère savoir tout le monde dans la panade égalitaire à 1500 euros plutôt que la possibilité d'en gagner 3000 avec le ''risque'' qu'il y en ait qui en gagnent 30.000... va comprendre... c'est rien que des jaloux. Donc ça freine de partout. Dans la classe de mon fils y'a un gars qui pointe un QI à 145... il a dix de moyenne, tellement il s'emmerde en cours. Il est consterné par la connerie ambiante...
Cette liste m'apprend qu'il existe des pays dont je n'avais jamais eu vent... Avez-vous déjà croisé un touriste qui revenait de l'Aruba, du Tokelaou ou du Kiribati ? Du Tuvalu ? Du Nauru ? Et au ''Boukhistan'' alors, le seul pays où ils n'ont pas besoin de Viagra, quel QI ?
En bas du tableau le Mali avec 64... Aïe... la preuve, ils ont offert à ''Papa Hollande Keita'' un joli dromadaire pour les jardins de l'Elysée... j'entends encore cette femme apostropher notre président au bord de la route pour lui dire que désormais elle appellerait son bébé ''François Hollande''... Pauvre petit, la maltraitance ne doit pas être punie là-bas. Lanternes rouges, le Panama, le Kiribati, la Zambie ! Même les Papous de la jungle sont moins cons !
C'est terrible les listes et autres classements... Stigmatisation assurée, tant honnie par la pédagogie socialiste. Quand j'étais petit, à l'école primaire, tout le monde connaissait sa place, quelle violence ! Il y avait le premier de la classe, puis le dernier, le douzième, le vingt-huitième etc... les notes étaient précises, au demi-point près... puis vinrent les groupes de notes : A, B, C, D, E... les compétiteurs ne pouvaient plus se tirer la bourre, tout le monde était noyé dans l'imprécision non stigmatisante soulageant enfin les médiocres. De l'humanisme, quoi. Enfin, z'envie pas les zambiens... Alors ? Ce petit face à face avec soi-même... on s'y lance en secret ? Psychologiquement prêts ? Si c'est pas con de dépenser 4,5 euros pour apprendre qu'on est con alors qu'on en avait déjà l'intuition confuse... C'est là :

Test de QI...

Statistiques des Nations. Vérifiez le placement de votre pays dans le classement mondial de l'intelligence.


Hong-Kong 110
Suisse 108
Allemagne 107
Japon 106
Australie 104
République tchèque 104
Norvège 103
La Suède 103
Chili 102
France 102
Brésil 101
Chine 100
Finlande 100
Pays-Bas 100
Les îles Vierges britanniques 99
Inde 99
Nouvelle-Zélande 99
Autriche 98
Belgique 98
Danemark 98
Canada 97
Croatie 96
Bahreïn 95
Royaume-Uni 95
Bahamas 94
Irlande 94
Philippines 94
Luxembourg 93
La Slovénie 93
Martinique 92
Nouvelle-Calédonie 92
Pologne 92
Singapour 92
La Slovaquie 92
Argentine 91
Hongrie 91
Italie 91
Qatar 91
États-Unis d'Amérique 91
Bulgarie 90
Fidji 90
Guyane française 90
Groenland 90
Islande 90
Micronésie 90
Polynésie française 89
Israël 89
Iles Marshall 89
Saint-Marin 89
Espagne 89
Émirats arabes unis 89
Viet Nam 89
Belize 88
Indonésie 88
Arabie Saoudite 88
Antigua & Barbuda 87
Madagascar 87
Malte 87
Brunei Darussalam 86
Saint-Pierre-et-Miquelon 86
Algérie 85
Estonie 85
Grèce 85
Iles Salomon 85
Dominique 84
Antilles néerlandaises 84
Oman 84
Portugal 84
Azerbaïdjan 83
Bangladesh 82
Kazakhstan 82
Mexique 82
Népal 82
Nicaragua 82
Russie 82
Sri Lanka 82
Albanie 80
Anguilla 80
Burkina Faso 80
République démocratique du Congo 80
Les Îles Cook 80
Honduras 80
Namibie 80
Roumanie 80
St. Kitts & Nevis 80
Swaziland 80
Andorre 79
Gabon 79
Lettonie 79
Mozambique 79
Sao Tomé & Principe 79
Taiwan 79
Turquie 79
Ukraine 79
La Barbade 78
Cote D'Ivoire 78
Grenade 78
Montserrat 78
Sainte-Lucie 78
Thaïlande 78
Yémen 78
Arménie 77
Tchad 77
Iles Féroé 77
Guinée Bissau 77
Jamaïque 77
Lituanie 77
Maldives 77
Pérou 77
Seychelles 77
Niger 76
Aruba 75
Burundi 75
Mongolie 75
Afrique du Sud 75
Venezuela 75
Botswana 74
El Salvador 74
Guyane 74
Liechtenstein 74
Nauru 74
Bosnie-Herzégovine 73
Chypre 73
Eritrea 73
Laos 73
Sainte-Hélène 73
Angola 72
Bénin 72
Equateur 72
Guinée 72
Ile Maurice 72
Maroc 72
Suriname 72
Ouganda 72
Afghanistan 71
Samo américaines 71
Belarus 71
Bhoutan 71
Bolivie 71
Cambodge 71
Cameroun 71
République centrafricaine 71
Cuba 71
Timor oriental (Timor-Leste) 71
Egypte 71
La Guinée équatoriale 71
Géorgie 71
Ghana 71
Guam 71
Haïti 71
Iran 71
Irak 71
République de Corée 71
Koweit 71
Liban 71
Libéria 71
Jamahiriya arabe libyenne 71
Macao 71
Macédoine, Ex-République yougoslave 71
Moldova 71
Monaco 71
Monténégro 71
Iles Mariannes du Nord 71
Pakistan 71
Palau 71
Territoire palestinien 71
Paraguay 71
Porto Rico 71
Saint-Vincent et les Grenadines 71
Samoa 71
Serbie 71
Soudan 71
République arabe syrienne 71
Tokélaou 71
Tunisie 71
Uruguay 71
Ouzbékistan 71
Îles Vierges américaines 71
Wallis & Futuna 71
Zimbabwe 71
Bonaire 71
Curaçao 71
Bermudes 70
Cap-Vert 70
Iles Caïmans 70
Comores 70
Djibouti 70
République dominicaine 70
Ethiopie 70
Guatemala 70
Malawi 70
Réunion 70
Trinidad & Tobago 70
Costa Rica 69
Guadeloupe 69
Kenya 69
Lesotho 69
Malaisie 69
Togo 69
République du Congo 68
Jordanie 68
Sénégal 68
Tadjikistan 67
Iles Turks et Caicos 67
Mauritanie 66
Rwanda 66
Tuvalu 66
Colombie 65
Gambie 65
Vanuatu 65
Mali 64
Le Turkménistan 64
Tanzanie 63
Tonga 63
Papouasie-Nouvelle-Guinée 62
Kirghizistan 61
Sierra Leone 61
Somalie 61
Kiribati 60
Panama 60
Zambie 60

Django déchaîné deux fois

En 1858 dans les grandes plantations de Louisiane, la vie n'est pas coton pour tout le monde. C'est en quelque sorte le postulat de base à partir duquel Tarantino tisse l'histoire d'un des couples de ces quatre millions de noirs déportés qui furent exploités avec indignité, humiliés cruellement jusqu'aux sommaires exécutions seulement dictées par le mauvais vouloir de maîtres inhumains. Soit un terreau fertile pour le Western, ce genre souvent mu par le ressort de la vengeance. Mais ici, le plat se mange très chaud et le héros est un anti-héros motivé par l'amour qu'il porte à sa femme soit le cas de figure idéal pour que le spectateur lambda noue avec lui d'étroits liens d'identification. Enfin, du moins pour ceux qui aiment leur femme. Aimer, au sens absolu, donc chimique s'entend, c'est à dire ceux qui sont en couple depuis moins de trois ans. De quoi réduire le sous-ensemble du spectateur lambda... qui devait déjà l'être par sa couleur de peau. Armstrong je ne suis pas noir, je suis blanc de peau... mais quand il faut chanter l'espoir... (Nougaro)

Ici, le héros (Jamie Foxx) n'est pas le vengeur emblématique attendu, le Charles Bronson ou le Clint Eastwood, non, ces figures-là tiennent plutôt le rôle des méchants comme ce rôle de propriétaire machiavélique qui sert beaucoup mieux un Di Caprio quittant enfin l'adolescent bouffi transi d'amour ou le père de famille hagard, pour prendre plus d'envergure. Ou encore Christoph Waltz même s'il est moins impressionnant dans ce rôle de dentiste itinérant que dans sa fantastique prestation de colonel SS de Inglorious Bastards, qui reste très convaincant dans ce rôle d'un personnage fin stratège, connaisseur de l'âme humaine, raidissant - au besoin seulement - les incultes barrant son passage, en de distingués assassinats toujours précédés d'une fine allocution au riche vocabulaire pour arguer d'exquis raisonnements finalement ponctués par la fatale syntaxe de son colt.

C'est donc un jour cette redoutable fine équipe d'un intellectuel humaniste désireux d'aider un musclé revanchard, tous deux fines gâchettes, à retrouver la femme de ce dernier, une jolie esclave (Kerry Washington) que tous les hommes séquestreraient volontiers, qui arrive enfin à la propriété où elle est pour l'heure enfermée nue dans ''l'étouffoir'', une cuve métallique en plein soleil, histoire de lui inculquer quelques rudiments des bonnes manières en pleine adéquation avec le service zélé de ces magnanimes employeurs, comme la brimade, le viol, le fouet, etc, bref, la routine. On n'est là bien sûr plus très loin du déchaînement de Django, l'esclave libre.

On restera toujours surpris par le traitement ''Tarantinien'' de ce qui blesse ou tue, ces impacts de balle aux bruitages et dégâts largement exagérés avec geysers de sang sous pression qui donnent parfois le sentiment d'avoir basculé dans un jeu vidéo. Alors allons-y pour les super gargouillis de dégâts vasculaires, les résonances en écho de ''traversée de barbaque'' puisque c'est sa signature. Pour ma part, cela nuit à l'impact... que la scène pourrait avoir sur moi, dans sa crédibilité, mais bon...
Vous sortirez de là rasséréné, chaque chose ayant repris sa place, le héros anti-héros kidnappant sa moitié radieuse sur son beau cheval blanc, le couple se retournant pour assister au feu d'artifice final, l'explosion multi-flammes de la maison du mal enfin purifiée où tous les méchants finissent leur carbonisation rédemptrice. Tarantino vieillirait-il ? Pas forcément, le western est un genre simple faisant appel aux émotions de base, non ? Il nous repose, ne remettant jamais la logique en question et c'est peut-être pour ça qu'on l'aime et qu'ils nous rassure. Non ?

lundi 4 février 2013

Crache Diego

Carmelia Caracoles, on va dire qu’elle se nomme ainsi pour initier sa gitanité, m’emmène son bébé. A vrai dire, elle emmène toute la smala. Elle est toute petite, toute menue, maigre même, malgré ses habits d’hiver qui ne sont qu’une superposition d’habits d’été dont la dernière couche consiste en un blouson blanc en éponge à bouclettes ''volumatrices'' de silhouette, à peu prés aussi chaud qu’un Marcel. Il tire sur le noir, le blouson blanc. Des marmots aux yeux noirs et cheveux de jais, tout poilus et moustafés s’accrochent à ses basques. Elle a de tout petits seins d’une fille de dix ans dont on se demande comment ils peuvent nourrir tant d’enfants. Ce qui est une interrogation très conne, dont on avoue quand même qu’elle est venue à l’esprit. Son visage est grave. Digne, et grave. Elle s’inquiète pour Diego son bébé. Un des ''enfants'' qui a effectivement une expression plus mûre est en fait son mari. Il est tout petit. Mais petit, alors… quand il me regarde et je ne suis pourtant pas un géant, il a la gestuelle cervicale du type qui inspecte le plafond à la recherche du moustique qui l’ennuie. Il n’y a pas de carte vitale, juste une attestation, page blanche noire comme un blouson blanc, trouée aux jointures des plis, moult fois dépliés et repliés. Toute la famille se fout bien de savoir si Cahuzac a un compte en Suisse et pourquoi Poutine vire à la berlusconnie à propos d’Obélix. Quant à la volonté des homos de se reproduire administrativement sous contrat, alors là, ça leur passe bien au-delà de la ration de lait qu’abrite le biberon tout dégueu que Diego refuse d’ingurgiter.
On remplit difficilement sa fiche car mon logiciel n’aime pas les gitans sans carte vitale. C’est comme ça, ça complique tout. Je demande au père si par hasard ça pourrait être un effet de sa bonté d’empêcher sa progéniture de visiter le cabinet à toute allure en hurlant et tirant les rideaux de la cabine où gît presque à poil, une bourgeoise du quartier… Il les chope au vol dans le couloir pendant que la maman droite et grave comme une vierge me renseigne.

On passe aux soins, tout le monde m’emboîte le pas. Je stabilise le père en salle d’attente avec le reste de sa progéniture qui commence à manquer furieusement de liberté.
La maman me donne son bébé en me dévisageant. Je comprends le message. Il dit quelque chose comme : je te confie mon bébé, soigne-le bien, je te surveille mais je te fais confiance. Je couche Diego sur le côté, prends ses deux mains et bloque son visage avec mon avant-bras tandis que je lui envoie une rasade de sérum physiologique dans la narine supérieure. Ça coule par l'autre narine et Diego a l'impression de se noyer. Idem de l'autre côté. Diego commence à pleurer et son papa arrive en courant, suivi des autres enfants. Sa femme le recadre aussitôt d'une phrase courte et sèche accompagné de mon regard contrarié. Je ferme la porte... puis quittant mon air sévère je dis à la maman : je crois que le papa a plus la trouille que son fils ! Elle éclate de rire et acquiesce. Je comprime le thorax, booste l'expiration, provoque la toux, assistée de la maman attentive qui trouve spontanément les gestes qui facilitent mon travail, lui tenant un bras, rattrapant une jambe, le retournant avec moi. Diego repart exténué après un quart d'heure de lutte Greco-Romaine et d'efforts de toux. Le père resté collé à la porte, sursaute quand je l'ouvre... m'interroge du regard, sa frustration est énorme de ne savoir ce que j'ai fait à son fils et pourquoi il pleurait tant. Impeccable ! Que je lui proclame mystérieusement, votre femme vous racontera, à demain !

Le lendemain, la famille est au complet avec la grand-mère en plus. Alors comme d'habitude, un seul adulte avec le bébé... qui vient ? Le petit papa aux yeux de charbon se lève d'un bond. Aujourd'hui c'est lui. Il meurt d'inquiétude et de curiosité... je regarde la maman qui nous regarde partir, amusée. Je déroule le drap papier et lui dis de l'allonger et de le déshabiller. Il n'avait pas vraiment prévu qu'il devrait participer et j'observe sans broncher la maladresse avec laquelle il déshabille son fils. Il n'a pas l'air de pratiquer souvent l'exercice, je finis par libérer des boutons pressions dont il ignorait l'existence avant qu'il ne déchire le body de Diego. Il assiste avec horreur à la tentative de noyade de Diego par inhalation des petites bouteilles de sérum phy. Son visage est d'une naïveté incroyable, ses émotions sont intenses et l'effroi se lit dans ses yeux. Pourtant aujourd'hui le lavage du nez ne fait pas pleurer Dieguito. Je le plaque sur le dos, une main très haute sous la gorge, une autre sur le ventre et au moment de l'expiration je comprime franchement le petit corps tout souple du bébé gitan. Su padre interloqué se rapproche d'un coup, mettant sa tête sous mon nez en me regardant quasi terrorisé. Pour lui, je suis en train de découper son fils en rondelles. Son expression est telle que je ne peux m'empêcher d'en rire. Et puis tout s'accélère, Diego se met à pleurer de colère. La manoeuvre réalise un compresseur d'aigus qui amplifie les hurlements en les distordant, exactement comme si je torturais le petit... Au premier sanglot son père a plongé sous le tabouret pour récupérer les pantoufles et entreprend de le divertir en esquissant un ballet véloce de minis pantoufles zapatéant le long du rideau qui délimite la cabine, ce qui décuple la colère de Diego qui lui reproche sûrement de s'amuser à le prendre pour un débile au lieu de l'enlever de mes griffes. 
Mais plus Diego pleure fort, plus le père désespéré tapote mes rideaux avec les petites pantoufles en décrivant de savantes arabesques et circonvolutions tout en chantant, affolé, en espérant couvrir les décibels des pleurs de son bébé qui lui sont quasi insupportables. Je m'interromps, hilare. Il est dépité. Je lui explique que Diego n'a pas mal du tout mais que c'est juste un peu oppressant pour lui, d'autant qu'il ne comprend pas pourquoi on lui fait ça. Et que finalement, s'il pleure, c'est parce qu'il en veut à son père de ne pas le soustraire au traitement plutôt qu'à l'application des manœuvres elles-mêmes. Papa blêmit, toute la culpabilité du monde vient de s'abattre sur ses épaules. Je provoque la toux, enfonce le petit doigt dans la bouche, aide des mucosités à sortir, Diego s'étouffe ou fait semblant, manque de vomir, crache, hurle, tandis que son papa tétanisé ne bouge plus, défait, impuissant, terrassé.
La séance se termine, Diego ne pleure plus, a repris des couleurs, respire mieux et sourit à sa maman revenue l'habiller. Je croise à nouveau son père dans la salle d'attente, il est muet, exténué, bouleversé. Sa maman, la mamie guillerette me remercie et me dit que hier après la séance il a fini son biberon pour la première fois depuis trois jours. Pendant une seconde, j'ai l'impression qu'elle me parle de son fils ''petit papa''... La smala repart, le bras de la mamie autour des épaules de son fils redevenu petit, tout petit, vraiment tout petit. La maman, gitane racée, Diego sur l'épaule, se retourne et me dis un au revoir silencieux dans un sourire, d'un clin d'oeil reconnaissant. Un millième de seconde alerte qui dit : merci pour Diego ; t'as vu mon mari comme il est sensible ? ; à demain à la même heure. Je referme la porte qu'ils me laissent toujours grande ouverte. D'un coup, le cabinet est vide.