Adieu

Adieu
photo de Anya Bartels-Suerdmont

mardi 29 mars 2016

Pose à la Con 9




Vous regardez cette photo un peu sonnés par cette esthétique brute qui soudain vous uppercute son évidence dans le maxillaire inférieur, je sais.

On note tout d'abord l'air intelligent du type- ah, vous aviez regardé les charmes de la dame avant ? - 

Soit... Vous n'êtes que des zumins après tout. 

Le truc le plus ringard je crois, c'est la limitation de budget constatée : on n'avait qu'une paire de gants alors on a pris soin d'adapter la pose des personnages pour que cela ne se voit pas. Ha Ha Ha le gros nul... Prends le gauche, je mettrais le droit...
Bon, sinon, tout n'est pas négatif, pour une fois qu'on a un modèle qui ressemble à une femme et non à un mannequin anorexique. Allez, dites-le que vous vous en fichez qu'elle ne mette pas de gants avec vous. 

lundi 28 mars 2016

Triomphal Triomphe de Triomphateurs Triomphants




Le désoeuvrement, l’affirmation météorologique catégorique selon laquelle à cinq heures du soir le soleil brillerait et le désir de mon fils de découvrir Roca Rey ont eu raison de ma flemme à me retrouver sur les tendidos arlésiens. (genre le type qui s’excuserait presque d’être allé voir une corrida…) Pensez, des bious de Daniel Ruiz, c’était pas très bandant, euh tentant. Et ça n’a pas déjoué les prévisions un peu averties.
Ce matin, je suis allé chercher des croissants chez le boulanger qui vend aussi le Midi-Libre et le titre suivant barrait la une :

<< Deux générations de matadors, deux triomphes >>

Ah bon… Déjà, quatorze ans d’écart, ça ne fait pas vraiment une génération… Certes, à quatorze ans, tu peux engendrer, maiiiiiis rappelle-toi lecteur cette époque boutonneuse, tu disséminais plus de spermatozoïdes aux quatre vents que dans de jolis réceptacles tout roses et tièdes qui sentaient bon la vanille, avoue…

Dès le premier toro pour le Juli, un vilain acochinado invalide bon pour le brasero, les craintes se sont confirmées. Le seul piquero de la piste fit un numéro de mime assez éloquent comme tout au long de la course. Je serais maestro, ça me gonflerait un peu de payer un type à ne rien faire, de supporter ses grosses blagues vaseuses, ses mains calleuses d’ouvrier agricole et ses mauvaises manières à longueur de tournée. Le Juli fut pénible et insista lourdement alors que tout le monde espérait le second toro et vite. 

C’est à son premier toro que Roca Rey montra le plus l’étendue de son talent. Le jeune homme pare ses gestes de l’ergonomie qu’il sied d’adopter aux randonneurs de la Cordillère des Andes qui s’attaquent aux sommets entourant sa ville natale de Lima. Il est doux, lent, calme, souvent inspiré, ceci le rendant parfois assez majestueux notamment lors de splendides remates à une main. Si on rajoute le fait qu’il semble être un redoutable estoqueador, court et droit toujours dans la croix et jusqu’à la garde, il est à suivre ! On pourrait le surnommer ‘’El Rey del Cambio’’ tant il abuse des passes au voyage changé. Mais, elles sont beaucoup moins téléphonées que celles d’un Castella et amènent ou terminent des enchaînements originaux rafraîchissants avec des cites donnés croisés par derrière son dos. If you see what i mean. Par contre sur un plan strictement kinésithérapique, je ne donne pas cher de ses cervicales auxquelles il fait subir à peu près une centaine de violents ‘’hachazos’’ de défi par faena, ce dont tout le monde se fout bien sûr au premier rang desquels, vous. Sauf que moi, je vois du chiffre d'affaires foutre le camp, il n'est pas dans mon fichier patientèle... Au fil des faiblards de la course cela devint plus brouillon, confus et arraché.

Le Juli fit du Juli c'est-à-dire quoit’esce ? Du tremendisme non, puisque ce super combattant affronte des faiblards - c'est donc déjà sympa de ne pas nous prendre pour des billes - de l’artistique non plus, puisque il en est à peu près totalement dépourvu, donc il fait du Juli, ce truc à lui, puissant, censé nous persuader de tas de choses obscures grâce au pâle référentiel de la prestigieuse race brave qui faisait autrefois trembler les foules dont chaque individu a maintenant l’impression qu’il pourrait aller s’amuser devant. 

Le bon sens voudrait que règne un minimum d'éthique et de respect pour que ces bestiaux de non-piquées glissent derrière l'arrastre entiers, pavillons intacts pour écouter les sifflets du public qui retentirent devant ces ''triomphes''.

dimanche 27 mars 2016

JIM HARRISON IS DEAD

C'est quand mourrait le troisième faiblard de Daniel Ruiz arlésien qu'une notification du smartphone m'apprit la mort de Jim Harrison. De retour à la maison Gina par un email m'informait de ce que vous allez lire maintenant avec intérêt :

Ce qu'était Jim Harrison

PNE : and the winner is..... Isabelle Cousteil


Pas de doute, cette nuit-là, isabelle Cousteil fut touchée par le duende !

Vous pouvez lire ici cette nouvelle où une petite fille fut harponnée par l'Amour et devint femme au long cours d'une métaphore maritime filée avec justesse et sensibilité faisant regretter au lecteur mâle de n'avoir pas été ce marin-là !

And the winner is

vendredi 25 mars 2016

Pose à la con 8

Comme vous l'aviez remarqué je m'oblige à intercaler un post entre deux ''Poses à la Con'' histoire d'éviter le côté monomaniaque dont les esprits simples pourraient me taxer.

Je vous ai donc refilé là, la com du PNE, ce qui fait plaisir à Liby - car j'aime donner du plaisir à Liby... il est tellement content en ce moment... -  surtout quand ça ne me coûte rien et permet de passer au huitième volet de la série qui vous passionne et vous évite les pièges de la conception d'une séance de pose.

Quoique... j'ai des infos comme quoi, figurez vous, il y aurait un public pour prendre ces photos au premier degré et trouver séduisantes ces modèles... A chacun son idéal féminin me direz-vous...

Bon, là, par exemple, cette espèce de Léonarda attardée, on n'aurait pas du lui couper sa brosse, ben non, ça ne se fait pas. Lui épiler les avant-bras, peut-être, ça oui. Par quel trait de génie le photographe lui a-t-il demandé de tirer sa langue ? Alors là... GROSSE COCHONNETTE, VA ! C'est vrai que cette bouille de traviole ça donne immédiatement envie... de l'embrasser ? de fuir ? de regarder de bons portraits, biffer les mentions inutiles. L'oeil lubrique et la langue humide, elle vous fixe, spectateur, vous promettant les pires léchouilles que son éducation catholique ne lui a pourtant pas enseigné, mais, certaines, d'instinct, les possèdent ! Encore que, ce qu'apprend le catéchisme, on n'en est plus très sûr maintenant. Corps du Christ, amen.

PRIAPISME

Après avoir lu à haute voix l’intégralité de ces trois textes, le jury a enfin émis son verdict. Choix difficile, douloureux, mais également synonyme d’exaltation et de frisson(s) à l’idée de célébrer un texte qui répond à l'objectif que nous développons depuis plusieurs mois : renouer avec un authentique genre littéraire et faire de ce texte l’ambassadeur de cette ambition.

Nous aurions pu, comme cela se fait traditionnellement, organiser à Paris, dans un lieu prestigieux, une remise de Prix très officielle.
Oui... Mais Non. Car il était impossible de TOUS vous rassembler physiquement (surtout pendant ce week-end pascal...) pour célébrer le texte lauréat et au-delà, le formidable souffle qui accompagne cette aventure littéraire et érotique.

Nous avons donc pris le parti de vous « convoquer » à nouveau derrière votre ordinateur samedi soir à 23H50, pour vous replonger dans l’ambiance de la nuit blanche du 24 octobre 2015 et vous permettre, via la diffusion d’un film de 20 minutes réalisé par Clémence Demesme, de vivre en totale immersion le déroulement de nos (d)ébats.

Ce film vous permettra de revivre la soirée consacrée au Prix de la Nouvelle Érotique (formidable rencontre entre auteurs, membres du jury & partenaires) qui se déroulait jeudi 17 mars sur le stand des éditions Au diable vauvert, à l’occasion de la nocturne du Salon du Livre de Paris. Une soirée particulièrement conviviale, placée sous le signe de l’échange, au cours de laquelle Les Avocats du Diable ont créé l’évènement grâce à Julia Palombe qui a offert en showcase quelques titres extraits de son tout nouvel album : « Dr Love ». Cette rencontre permettait également d'officialiser le partenariat qui nous lie désormais à la célèbre marque LELO. Nous tenons d’ailleurs à remercier très chaleureusement Quentin Bentz, directeur général, pour sa confiance et son implication dans l’organisation et l’accompagnement de ce Prix.

Le dîner des délibérations a donc eu lieu le lendemain, vendredi 18, au Petit Riche, dans un des salons privés qui a accueilli par le passé tant de rendez-vous galants... Nous vous proposons via ce film de vous immerger dans cette alcôve qui a embrassé sans pudeur nos discussions. C’est la première fois qu’une caméra s’introduit dans la mécanique d’un prix littéraire, soulignant ainsi notre démarche et notre souci permanent de transparence que nous vous devons et qui nous lie depuis le début de cette aventure.


Pour visionner ce film, nous vous invitons donc à vous connecter samedi soir juste avant minuit aux sites web suivants :
http://lesavocatsdudiable.tumblr.com ou www.lelo.fr

ou les pages Facebook reliées au PNE ("Prix érotique", "Prix de la Nouvelle Érotique", "LELO", "Au diable vauvert" & pages personnelles des membres du jury).

Pour une large diffusion et une meilleure maitrise des audiences, le film sera également disponible sur YouTube sous le titre : "LE PRIX DE LA NOUVELLE ÉROTIQUE 2016".

Voilà... il ne reste plus que quelques heures avant de connaitre le choix du jury et l’univers suggéré par la nouvelle lauréate. Si le principe du concours consiste à célébrer un(e) seul(e) auteur(e), soyez TOUS conscients de votre précieuse contribution à la formidable aventure que nous renouvellerons bien entendu, afin de maintenir et renforcer les liens qui, déjà, nous unissent et nous permettent de conjuguer avec passion littérature & érotisme.

J’adresse au nom des Avocats du Diable et du Jury officiel un salut amical au 242 auteurs ayant participé,
accompagné d’une pensée synonyme de profond respect (et de solidarité dans l’attente...) pour les 44 auteurs encore en compétition.

A tous : Merci !

Très fidèlement,

Jacques-Olivier LIBY

jeudi 24 mars 2016

Pose à la Con 7


C'est Chulo qui m'a demandé un plus grand format pour bien profiter...
Bref... Mettons, vous êtes un photographe amateur qui s'ennuie grave pendant que vos parents sont partis en vacances. Vous avez fait venir des cop's pendant que vous répétez avec votre groupe de musicos que vous n'avez pas hésité à nommer les ''Gros Nazes'' histoire d'être un peu admirés. L'ambiance est bonne et le lait fraise coule à flots... 

Echauffées par la musique, vos copines ressemblent maintenant à des fraises Tagada, gloussent et sautent sur le lit de vos parents comme pintades enivrées et là... petit chacal chafouin, vous en profitez pour les mettre au défi de se disputer le Tam-Tam familial en petite tenue. Bingo ! Etourdies d'effluves de garriguettes, elles acceptent... Et voilà Béatrice la poulette rondouillarde aux seins pommés partant à fond dans le script par inclinaison bustée disputant de bon coeur la peau de bête à Marie-Christine la gazelle élancée aux seins poirés. Contre toute attente les deux impétrantes s'amusent ! Ni une ni deux, votre excitation à son comble, vous sortez l'Exakta Varex du pater familias qu'il n'a pas emmené en voyage prétextant craindre de se le faire chourer par des gitanos, alors qu'en fait il n'a toujours pas compris comment le charger, et, vous déclenchez, en vous demandant laquelle des deux sera ce soir convaincue de vous laisser sortir le petit oiseau. Evidemment, vous, adolescent photographe tumescent voyeuriste et boutonneux si on vous demandait d'en choisir une, ce serait : les deux ! Bien entendu. Non pas que vous soyez un amant endurant mais plutôt dépourvu des moyens d'être très exigeant... et donc l'une comme l'autre pourrait faire l'affaire, petit salopiot.

Titre : ''Tu joues des bongos ou tu mates mes lolos ?''
   

mercredi 23 mars 2016

Récupérer la Bravoure



Je viens de lire l’article « Récupérer la bravoure » de Purroy dans le blog ‘’Vingt passes pas plus’’ et je pense que si l’analyse de cet expert n’est pas à mettre en doute sur le plan purement taurin – et certainement pas par moi -  j’ai plus de mal avec cette phrase :

<<  Les gens ne reviendront  dans les arènes que s’ils perçoivent risque et émotion exposés sur la piste. >>

Comme j’aimerais que ce soit vrai… Mais je crains qu’il n’ait pas vu évoluer la sensibilité des gens – peut-être a-t-elle moins évolué en Espagne -  Je ne crois pas que le combat âpre et authentique intéresse encore les gens. Du balai, le combat, c’est du ballet qu’on espère. Je ne crois plus qu’ils soient à la recherche d’émotions fortes ; qu’ils aient l’envie de cette initiation lente et complexe pour sentir les arcanes de tous ces magnifiques détails qui font la tauromachie dans mes tripes, ma tête et mon cœur. Dans tout le romantisme de cette exception.

Je crois au contraire qu’ils veulent traverser ce moment sans qu’il leur en coûte le moindre questionnement ou ressenti bouleversant ; Ils veulent que ce soit un ‘’équivalent apéro’’ ou ciné ou resto, que ce soit un moment agréable, sans plus, dont on sortirait réjoui parce que tout c’est bien passé. Un petit passe-temps encanaillant avant d’aimer sa belle. On ressort intact, on s’est diverti en disant deux, trois conneries à son voisin, avec à peu près la même charge émotionnelle que si on avait assisté à une partie de pétanque, avec même un arrière goût un peu amer, dont on n’est pas très fier,  tout ce sang qui dégoulinait… était-ce bien nécessaire ? Qu’attend-on, à la vérité, pour inventer des banderilles qui à l’impact, poudreraient de noir le dos des toros d’une matière capable d’absorber le sang causé par la pique ?

Il n’y a pas lieu de déranger le confort mou de la société, surtout pas pour le divertissement suranné qui nous occupe. Dors tranquille djihadiste, emplis tes chargeurs et tue aveuglément, nous, nous continuerons à chialer, à allumer des bougies et à scotcher des dessins d’enfants… c’est moins dérangeant que de se révolter et puis n’est-on pas caché par le nombre et le hasard ? Alors, avec un peu de chance…on passera entre les gouttes de toutes les émotions. Enfin, au moins tant qu’on n’aura pas << Récupéré la bravoure >>  des toros. Mais pour ça il faudrait en avoir récupéré un peu soi-même.

lundi 21 mars 2016

Pose à la con 6

Chers étudiants de l'esthétique photographique qui avez bien voulus vous inscrire à mes cours, que peut-on observer sur la ''pose à la con n°6'' ?
Tout d'abord, nous sommes repassés à la couleur par ce magnifique ensemble caca d'oie et caca d'homme pour pénétrer enfin dans l'intimité du modèle : sa salle de bains. 
Un regard vide de toute étincelle d'intelligence surmonté d'une choucroute d'Alcalie - faudra nous y faire - avec ce bras qui cache la poitrine ce qui est quand même un comble pour une photo se voulant érotique, d'autant que s'il se donne pour but la toilette de l'autre bras, c'est encore raté puisqu'il est évident que le jet d'eau rate sa cible.
Tout au plus, en tant qu'homme ayant dépassé le demi-siècle, pouvons nous renouer avec les authentiques foufounes des sixties, bien touffues, ce qui à l'époque n'effrayait aucun homme digne de sa virilité et nous change des actuelles tirelire halal rasées pour cardinaux pédophiles. Nous ne sommes pourtant pas en présence de ce que l'on pourrait appeler ''une belle femme'' même s'il y a pire - notamment sur mes tables de massage - eh oh, ça va hein, j'ai pas donné les noms... et puis c'est pas parce que on est une immonde grosse moche, purulente, puante et scrofuleuse qu'on n'a pas droit de bénéficier des soins attentionnés d'un gentil Kiné Ok ? j'en étais où ? Oui, la foufoune... ben non ça y est, tiens, ce n'est pas une vraie blonde... faudrait penser aux racines jusqu'à la culotte à la prochaine couleur. Le porte savon mural affiche sa solitude mais, pour l'époque, le tuyau de douche en inox devait être très ''avant-gardiste contemporain''. C'est déjà ça. 
je propose donc "Espoirs douchés" mais je sais que vous allez trouver mieux.

Argumentaire 2è partie



Le peuple des Français du Sud conservera ses traditions taurines, peu importe le prix.

Il ne se laissera jamais manipuler, comme celui de la Catalogne, par de basses

manoeuvres politiques. Les animalistes ne sont pas un parti politique. Et même si leurs bulletins de vote intéressent les politiques, les nôtres sont plus nombreux et ils

compteront aussi.

Par ailleurs, nous ne souhaitons pas non plus l’indépendance, comme la Catalogne.

Que la fondation Franck Weber en soit consciente et ses bons amis politiques aussi,

leurs actions d’éradication de la corrida ne fonctionneront pas chez nous.



Désastre environnemental



· 50 éleveurs de toros de combat, représentant un cheptel de 7 500 têtes.

· 140 éleveurs de taureaux camarguais, représentant un cheptel de 20 000 têtes.

· L'environnement serait en grand danger sans les éleveurs, qui gèrent leurs territoires comme des mini-parcs environnementaux… gratuits pour les Collectivités et l’État.

· L’équilibre de l’écosystème de toute la Camargue, dont la petite Camargue, qui est la plus grande zone d’élevage (BdR et Gard), pourrait être rapidement remis en cause.

Sans parler des terres d’élevage de bétail de combat dans le Sud-Ouest.

Quelles en seraient les conséquences ?



Effondrement des Cultures taurines



Un drame pour toutes les Cultures Taurines du Sud, Corrida, Camarguaise, Landaise, mais aussi toutes leurs cultures induites : littérature, philosophie, poésie, danse, musique, peinture, sculpture, mode, théâtre, cinéma, opéra, etc. Une très grande richesse culturelle

· Pourraient aussi disparaître plus de 1 000 associations françaises attachées à ces

cultures, créant du lien social et de l’activité dans toutes nos régions, et même ailleurs en France.

VI - POURQUOI des animalistes ?



· Pour se nourrir, survivre et accroître son habitat, l’homme a éliminé beaucoup d’espèces d’animaux. Pas celle de l’aurochs, qui a survécu en évoluant comme espèce domestiquée.

Puis, jusqu’à l’époque actuelle, l’homme a continué sa prédation sans beaucoup de

discernement ; pour devenir prospère ou par simple appât du gain, il a proposé sans

limitation des produits de luxe, huile des baleines, ailerons des requins, ivoire des éléphants ou des rhinocéros, sans parler des excès de l’extraction pétrolière et minière avec ses conséquences inquiétantes sur le climat, sur l’environnement et sur la survie de tant d’êtres vivants… dont l’homme lui-même.

· Ceux qui se battent pour éviter des déséquilibres irréparables de la biosphère ainsi que la disparition d’espèces, sont dignes de respect.

· Par ailleurs, les diverses familles de notre civilisation urbaine ont du mal à vivre ensemble :

problèmes de logement, de travail en zones urbaines, de cohabitation, et autres… Peu à peu, la solitude devient un fléau qui ne cesse de s’étendre, tant chez les personnes âgées que chez beaucoup d’autres. La conséquence en est qu’aujourd’hui, on estime presque les animaux de compagnie comme un membre de la famille. Ne sont-ils pas souvent le seul compagnon du foyer ?

Voilà qui vient singulièrement compliquer, chez certains, l’appréciation de la différence entre un homme et un animal.

Est-ce seulement parce que l’on préfère notre chat, plus facile a éduquer et reconnaissant pour sa ration de «Canicat» ?

Malheureusement non. C’est souvent le seul à qui on parle.

Pour confirmer cette tendance, l’une des industries qui se développent le plus en volume et financièrement, avec d’excellents résultats dans tous les pays économiquement développés, est celle du Pet Food (nourriture pour animaux de compagnie).

Savez-vous que les animaux de compagnie créent en France un chiffre d’affaires supérieur à celui des dons alimentaires pour les plus démunis ? Étonnant, n’est-ce pas ?

On compte en France 28 millions d’animaux de compagnie, hors poissons et oiseaux.

· Pourquoi une telle compassion envers les animaux en général, alors que, sur terre, des centaines de milliers, voire des millions de personnes, vivent et meurent dans des conditionsindignes ? Est-ce le signe d’une inadaptation de certains au monde moderne ? Le signe d’un certain pessimisme à l’égard de l’humanité ?

Un désir de trouver refuge dans un style de vie plus sécurisant par peur d’affronter les réalités inhumaines de notre monde, très relayées par les médias ?

Les réponses sont multiples et certainement plus compliquées que ces

quelques interrogations.

Mais…

· Notre compassion doit-elle, de préférence et en priorité, concerner les animaux ?

Je pense à ce que diraient nos aînés : « Aujourd’hui, nous marchons sur la tête ».

Une autre époque, certainement …

En déracinant l’homme de sa terre originelle, en créant les viandes en barquettes et la solitude, notre civilisation a engendré une compassion pour les animaux de compagnie. Leurs propriétaires sont ainsi devenus, comme à leur insu, des défenseurs des animaux.

En premier lieu protecteurs de leurs animaux de compagnie, la plupart des citadins ont étendu leur compassion à une réalité animale qu’ils ne voient plus, qu’ils ne fréquentent plus et qu’ils ne connaissent plus, mais qu’ils veulent protéger.

En soi, c’est heureux car, désormais, la nature –dont nous faisons partie- ne peut survivre que si nous en prenons soin. Mais cette évolution représente une profonde modification de l’approche et de la sensibilité de l’homme envers tous les animaux : ce bienfait n’est pourtant pas exempt de dérives problématiques.

Concluons simplement en affirmant que l’histoire et la personnalité de chaque personne et de chaque groupe humain sont différentes et ne le font pas réagir comme les autres.

Le changement très rapide de notre mode de vie a augmenté le décalage entre le rural et l’urbain, entre la sensibilité de ceux qui considèrent les animaux presque comme des humains et celle d’autres aux comportements ruraux qui vivent entourés d’animaux et sont plus en phase avec leur style de vie. Voilà une vision simple, qui n’est pas très loin de la vérité.



Est-ce qu’il est raisonnable de s’opposer et que les anti-corridas en face une guerre ?



VII - LES ANTI CORRIDA : Leurs actions



Tous les animalistes ne sont pas, fort heureusement, des « anti-corrida » sectaires, violents et abolitionnistes, je le répète. Une grande majorité respecte nos cultures taurines et bon nombre d’aficionados ont aussi des animaux de compagnie. S’il existe plus de 28 millions d’animaux de compagnie (hors poissons et oiseaux) en France, cela concerne la très grande majorité des foyers français, toutes catégories confondues.

Il existe plusieurs catégories d’animalistes :

· les animalistes actifs, oeuvrant au niveau mondial, qui s’occupent de la survie des espèces et de leur biotope. Félicitons-les.

· Les animalistes qui aiment les animaux comme chacun d’entre-nous.

· Les animalistes qui manifestent gentiment et s’expriment dans la rue. Ils pensent à leur chat, leur chien, et veulent étendre leur protection aux autres animaux.

· Les Végans, qui militent pour que nous ne mangions plus du tout d’êtres vivants ni n’utilisions aucun produit animal (lait, oeufs, cuir…). Que nous nous chaussions avec du plastique. Ces illuminés vivant sur une autre planète sont peu nombreux en France pour l’instant, mais nous savons que leurs thèses radicales peuvent séduire certaines personnes.

Parfois violents, ils peuvent être dangereux (voir leur statut aux USA).



· Les « anti-corrida » animalistes radicaux qui ont un but bien défini : abolir la corrida.

C'est-à-dire prendre la responsabilité d’éradiquer toute une espèce… pour la protéger ! Mais ces taureaux ne servant que la culture taurine, plus de corridas, plus de taureaux.

· Les groupuscules violents devenus « anti-corridas » et qui trouvent là une raison de nuire.

Nous ne parlerons que des 2 derniers, qui manifestent souvent ensemble, car les autres catégories sont dignes de respect, exceptés les Végans radicaux.

Tentons d’expliquer les « antis-corrida ». Non pas ce qu’ils sont en tant que personnes, mais ce qu’ils veulent, leurs actions, la stratégie de leurs chefs.

Intellectuellement, le mot de « torture », qu’ils emploient très souvent, est très mal venu dans leur discours, car il lui donne une connotation malveillante et outrageante. Ils oublient les hommes qui ont subi la torture et en sont morts. Certains d’entre-nous, Français ou Espagnols, s’en rappellent encore. Pareille utilisation « commerciale » du mot « torture » est une insulte profonde à l’homme, à notre culture et à nous-mêmes.

Les « anti-corridas » se disent défenseurs des animaux, mais ils sont souvent accompagnés par ces groupuscules violents qui manifestent partout où il peut y avoir de la violence (portiques de la taxe carbone, futur barrage Sirven, futur aéroport de Nantes…).

Surprenant peut-être, mais vrai. Ces groupuscules de manifestants violents semi-professionnels font souvent partie des manifestations dures des « antis ».

Certains animalistes, répétons-le, sont sincères et participent aux manifestations avec

l’honnêteté de leur conviction. Mais ils sont surtout utilisés, aujourd’hui, pour faire nombre et acte de présence dans les villes définies comme non stratégiques par leurs chefs. De fait, ils deviennent ainsi des otages inconscients de la violence sauvage des anti-corridas radicaux.

La stratégie de leurs chefs est d’adapter le profil des manifestants au style de l’action à mener, depuis l’action pacifique un peu bruyante occupant le terrain, jusqu’à la mission de destruction.

Comment ces anti-corridas, d’une mauvaise foi totale, peuvent-ils défendre l’idée de la souffrance des animaux et en faire un étendard, tout en commettant des violences sur les personnes et les biens ?

Voici un état (incomplet) de leurs actions remarquables, dont ils sont fiers mais pour lesquelles des plaintes ont tout de même été déposées :

- jeter sur un cheval et son cavalier des pots de peinture rouge. Palavas en mai 2015 ;

- assourdir et peindre (encore) en rouge un avocat aficionado. Rodilhan 2013 ;

- brûler le véhicule d’un Maire. Céret 2015 ;

- agresser dans la rue un torero en civil. Vauvert 2015 ;

- attaquer un camion de transport de toros pour tenter de les libérer en zone urbaine. Rion desLandes 2013 - Arles 2015 ;

- détruire ou abîmer des oeuvres d’art en mémoire de toreros morts devant les toros. Nimes

2013, Millas 2015 ;

- agresser les spectateurs de corridas en les insultant et leur crachant dessus. Depuis 2011 ;

- détériorer les véhicules ayant un toro en autocollant. Chaque année depuis 2011 ;

- détériorer les arènes par des tags, serrures cassées, huile de vidange sur les sièges. Depuis

2010 ;

- envahir une piste d’arène et s’enchaîner pour stopper le spectacle.

Céret 2009 – Rodilhan 2011 ;

- jeter des clous sur la piste pour nuire aux toreros. Bouillargues 2014, Châteaurenard 2015 ;

- perturber les spectacles en sautant en piste. 2013, 14, 15 ;

- Perturber la circulation du quartier des arènes avec un comportement agressif. Alès 2013 ;

11- agresser les employés d’un hôtel hébergeant des toreros.

Nimes 2015 ;

- provoquer des bagarres et les filmer, se victimisant eux-mêmes pour attendrir les médias qui diffusent sans état d’âme. Ce sont de vrais professionnels de la provocation et de la mise en scène. Rodilhan 2011, Bouillargues 2014 ;

- et tant d’autres.

Ils se comportent réellement comme des terroristes et font honte à l’ensemble de leurs mouvements. Ce qui ne les empêche pas de se réclamer, sans vergogne aucune, d’une « démarche citoyenne ».

Le premier et unique exemple de débordement des aficionados, eut lieu il y a 4 ans, après l’invasion par un groupe d’anti-corrida du CRAC, des arènes d’un petit village près de Nimes, et leur propre enchainement au centre de la piste dans l’intention de stopper le spectacle. Village où le Président du CRAC, M. Garrigues, travaille. Étonnant n’est-ce pas ?

Ils ont été sortis des arènes manu militari. C’était la première action des « antis » et c’est le seul exemple de réponse du public aficionado, surpris par cette invasion agressive, imprévue et illicite.

Alès, lieu de résidence de M. Garrigues, est aussi pour lui un terrain de contestation privilégié.

Arles, Nimes, Céret… le deuxième trimestre 2015 fut le plus violent que nous ayons connu.

La violence de leurs actions ne cesse d’augmenter d’une année sur l’autre.

Pourquoi s’obstinent-ils à vouloir imposer violemment leurs dogmes ?

Ils reproduisent le comportement de personnes ou de groupes qui se croient supérieurs, détenteurs de la vérité, et qui stigmatisent les communautés ne leur convenant pas. Depuis très longtemps, juifs, musulmans, chrétiens, protestants, noirs, pauvres, immigrés, illettrés, handicapés et bien d’autres en ont été les victimes. Leur doctrine totalitaire et leurs procédés sont inquiétants. Leur manque de respect envers l’autre est tragique. Honte à ceux-là.

D’un point de vue juridique et de lobbying, beaucoup de leurs actions passent pour être financées par les fondations animalistes. Elles-mêmes très proches des Industries du Pet Food.

Suite à un certain nombre de violences et d’exactions ayant donné lieu à des plaintes, ils ont été invités à comparaître devant différents tribunaux : les « antis » ont perdu des procès et aussi pas mal d’argent. Mais ils continuent. Qui donc les finance ?

Leur stratégie a changé. Seules les manifestations "gentilles" font l’objet d’une demande en Préfecture au nom de leur association. Les autres se veulent seulement citoyennes et impersonnelles. Leurs raids violents et leurs destructions nocturnes relèvent du pur terrorisme.

L’inscription de la Corrida au PCI



· Faisant feu de tout bois, ils s’attaquent à des dispositions réglementaires : ils ont réussi à faire désinscrire la corrida du Patrimoine Culturel Immatériel Français. Ils ont gagné la manche n°1 en trichant, selon nous. Ils risquent de perdre la manche n° 2, malgré les articles arrangés, proches du mensonge, qu’ils publient dans les journaux, et malgré leur lobbying.



Le projet de loi – Interdiction de la corrida aux moins de 16 ans



· Ils veulent interdire l’accès des arènes aux moins de 16 ans, et font pression sur beaucoup de

politiques ingénus et/ou espérant ainsi gagner des voix.

Alors même que, parallèlement, nous utilisons la tauromachie pour de la

formation/réinsertion de jeunes en difficulté.

· De plus, jamais aucun traumatisme psychologique d’enfants n’a été constaté dans nos

régions, où ils vont aux arènes avec quelqu’un de leur famille qui leur explique, et ils

peuvent en reparler. Aucun traumatisme, c’est même le contraire qui se produit.

12

· La loi ne peut et ne doit pas se substituer à l’autorité parentale : c’est un abus de droit flagrant, qui stigmatise notre rôle de parent et notre culture.

Nous ne pouvons pas accepter que cette loi soit votée.

Les « antis » radicaux souhaiteraient-ils nous dicter nos passions et maintenant élever nos enfants ! Disons-le une fois de plus, en abusant des personnes mal informées, qu’elles soient ou non des politiques. Faut’il en rire ou en pleurer ?

Oui, Ils abusent impunément des personnes de bonne foi, non informées sur la réalité de la culture taurine… mais ils savent aussi parfaitement se taire sur la violence de leurs propres actions.

Voilà présentées, succinctement, les caractéristiques des « anti-corridas » radicaux, qui utilisent le mensonge, la manipulation de l’information et la dissimulation de leurs méthodes terroristes.



VIII – Synthèse de cette analyse.



· Les différentes tauromachies, fondement de notre culture, ont plus de 23 000 ans.

· Le toro de combat est un animal sauvage et violent, qui ne ressent que très peu, voire pas du tout, la douleur pendant son combat et ne connait pas la souffrance.

· Le toro meurt comme il a vécu, comme il est depuis toujours, en combattant.

· Oui, la corrida est une activité culturelle, un vrai spectacle culturel vivant. C’est un rituel qui évoque une cérémonie sacrificielle, dans un combat à mort entre l’homme et le toro.

· Le toro de combat est adulé par tout le peuple taurin.

· Il est élevé avec attention, respect, pendant plus de 4 ans, selon une charte éthique stricte, adoptée par tous les éleveurs français. Peu d’animaux sont aussi bien traités.

· Nous comprenons et partageons le comportement des « animalistes ».

· Les « Anti-Corrida » radicaux et obtus, cherchent trop souvent la violence.

· Notre légitimité est illégalement contestée par des personnes, fussent-elles des responsables politiques, qui ignorent malheureusement la réalité et la vérité de la corrida.

· L’implantation de nos cultures taurines n’est pas, comme certains pourraient le croire, un simple amusement du dimanche ou une simple animation festive pendant les férias de toutes nos villes taurines. C’est une culture dont l’abolition n’est pas envisageable.

Plus de 2 millions de personnes vont assister à des corridas dans nos régions.

· C’est aussi une véritable et importante source d’activités culturelles et artistiques, dont la production dépasse largement nos frontières du Sud. Plus de 1 000 associations la font vivre.

· Elle est aussi un vrai lien social entre tous ses adeptes, elle vit toute l’année et fait partie intégrante de toutes les animations culturelles des villes du Sud et de ses 12 départements taurins.

· Elle existe de façon pérenne et fait partie, dans nos mairies, de la compétence de l’adjoint à la culture et/ou à la Tauromachie.

· La culture taurine est une de celles qui ont la plus grande richesse d’expressions. Elle est une source intarissable pour la créativité.

Au-delà de la passion taurine de son public, elle est aussi, et en conséquence, une véritable économie installée depuis longtemps et créant de la richesse.

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Voici résumé en 5 lignes l’opinion du peuple taurin :



· Nous n’avons pas inventé la Culture Taurine, mais elle fait partie de nos racines profondes.

· Oui aux animalistes. Non aux « anti corridas » radicaux, obtus et violents

· La situation actuelle faite de perturbations et de violence ne pourra pas durer.

· l’incompréhension actuelle, au plus haut niveau, des enjeux nous semble grave et

dangereuse.

· L’abolition de la corrida, ne pourrait être sans conséquences.



· Pour illustrer le comportement des aficionados voici la réponse, caricaturale certes mais tout de même représentative, d’un Commandant de Gendarmerie, très souvent dans la surveillance de grands spectacles populaires. Il est interrogé par un Psychiatre sur le comportement des publics.



« Dans un match de foot, si chaque spectateurs a une arme, il n’y a pas de survivant à la fin. »

« Dans un match de rugby, il y a quelques baffes pendant et une 3ème mi-temps fraternelle après ».

« La corrida est le plus tranquille de tous les rassemblements, aucun incident, ce sont des pacifiques ».

·

· Découvrez les noms de quelques personnes inconnues, incultes et insensibles, mais qui estiment pourtant que la tauromachie est un art : Pablo Picasso, Manet, Delacroix, Goya, Salvador Dali, Ernest Hemingway, Jean Cocteau, Théophile Gautier, F. Garcia Lorca, José Bergamin, Pablo Neruda, Orson Wels.

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Pour ceux qui souhaitent aller plus loin dans la compréhension de ces cultures, il existe une très importante production culturelle taurine : littérature, philosophie, musique, poésie, danse, peinture, sculpture, opéra, théâtre, cinéma, et autres. Sans parler des innombrables livres didactiques.





Alain Gaido

Septembre 2015





L’histoire de l’origine de toutes les tauromachies

« Tauromachies Universelles »

Réalisée par l’ONCT et produite par l’UVTF

sera publiée