Un Don qui choque

Un Don qui choque
Qui Chipote ?

samedi 30 mars 2013

Merci qui ?

Pour ceux que l'éloignement, la flemme, le porte-monnaie (quoique, maintenant qu'on sait grâce aux socialistes qu'avec deux petits salaires de deux mille euros le foyer fiscal est riche, on ne peut plus se plaindre...) ou tout autre raison, empêcherait d'être à Arles, il y a la possibilité de voir les corridas sur http://www.rtvtoros.com depuis l'écran de votre PC. Vous serez certes emmerdés périodiquement durant 25 secondes par des pubs mais bon, on est radin ou on ne l'est pas... Merci qui ? Merci Lilian.

jeudi 28 mars 2013

la Pensée du Jour

"Les Miuras ? Au mieux, Pompéi, au pire Valencia mardi : l'insignifiant torista devant des gradins vides et le toreo réduit aux zigzag anxiolytique. La désobéissance ontologique du Miura aurait de la vertu si elle s'accompagnait d'un minimum de bravoure. Leurs admirateurs se gargarisent du << danger sourd >> de leur comportement. Certes ils ont un danger sourd mais il faut être aveugle pour ne pas reconnaître que José Tomas qui n'en a jamais combattu a pris beaucoup plus de coups de cornes que Ruiz Miguel qui s'en est bouffé 184."
                                                               Jacques Durand
Extrait de "Paella Valenciana", la page taurine de JD diffusée par l'Atelier Baie.

mardi 19 mars 2013

Perle Vidéo


EL PANA teaser Nuevo Progreso from corazondearenayoro on Vimeo.

Une chouette video découverte ici où l'on aperçoit El Pana le facétieux. A déguster en plein écran s'il vous plait. En trois minutes tout le parfum et l'univers de la corrida.

jeudi 14 mars 2013

''Toreria'' fête le Printemps

Mettons, vous n'êtes pas à Valencia, à éviter la pluviométrie de débris enflammés des Fallas, vous cherchez un alibi pour échapper à un week-end "nettoyage de printemps" auquel votre femme tente de vous assigner tant le bordel du garage est envahissant (la dernière fois qu'elle y a cherché son bocal de citrons bio confits que sa cousine de Menton lui avait rapporté avec religiosité, aussi cérémonieusement que s'il se fut agi de fibres maculées du Saint Suaire, elle a erré durant trois semaines dans le froid de cet antre mal famé en promettant de divorcer au plus tôt entre deux éternuements. Un espoir finalement déçu car vous êtes trop lâche pour déblayer le garage et/ou divorcer, et en plus, maintenant, elle vous fait peur...) et bien c'est le moment de brandir votre indéfectible addiction pour la chose taurine, seule inclination contre laquelle elle sait ne pouvoir lutter, et d'aller à la sympathique manifestation qu'organise Toreria dans la chapelle Saint-Anne à Arles, les 16 et 17 Mars pour aller "bader" la production artistique dûment sélectionnée, peinture, sculpture, photographie, de quelques monomaniaques - dont mézigue - (qui vous attend de pied ferme pour tenter de vous refiler qui un "Fantasmatadors", qui un "Figuras" nouvelle édition augmentée siouplait aque plus beau papier qu'avant - battez-vous il n'y en a que dix, euh neuf, tiens, faut bien que je m'en garde un - qui un maaaaaagnifique portrait encadré) notamment de David Adalid - voir illustration de l'article - peon remarqué qui sera un des invités d'honneur de ce week-end très convivial avec expos, conférences, dédicaces (à Germaine, Menton altier et citrons pressés, de la part de sa cousine aficionadad'arles, amicalement, Marc Delon...) concours etc... a vous y voir, donc ! Insultes grossières, critiques véhémentes et commentaires de lectures de ce blog au premier degré, bienvenues... la bise en vrai - rasé, parfumé, promis - si demandée gentiment, et aux filles seulement, ce week-end (Conchita exceptée...)

mercredi 13 mars 2013

Cible qui fuit, Flèche qui doute.



Avec les premiers rayons du soleil de printemps sortent les toros. Plus on en tue, plus leur sang écarlate éblouit notre vision du monde, plus il en sort. Les noirs présages fusent sur l'ocre des sables sous nos regards incrédules pour tenter l'un après l'autre de nous préparer à cette idée aussi irréelle qu'inéluctable : cortos y derechos, eux comme nous, allons à la mort. Nous vivons notre propre sursis. C'est certainement pour étudier plus ou moins inconsciemment le fameux passage de vie à trépas qu'on assiste à ça, fascinés. C'est en tout cas une piste. Faussement distraits par les différents leurres superficiels tels que fête, technique, créativité, courage, grâce, sur lesquels on disserte d'importance, écrit, polémique, ouvre des blogs tiens, si vous voulez. C'est certainement pour éluder plus ou moins bien la question intime, ultime, qu'on s'invente torista ou torerista, selon sa sensibilité ; les premiers sachant reconnaître un toro saignant d'une daube confite, mais souvent insensibles aux subtilités de l'art de toréer et les seconds ne connaissant généralement ni l'un ni l'autre, offusqués par la sauvagerie et l'agressivité, béats devant la soseria confondue avec divers concepts parmi lesquels, l'esthétique, la lenteur, la suavité, le sublime. Heureux incultes qui souffrent moins.
De cette confuse perception de la tragique trajectoire du sein qui construit à la terre qui décompose, naît un jour, vers quarante ans, le temps de s'éveiller d'un sommeil routinier,  d'acquérir le recul et l'indépendance critique, un essentiel questionnement :

Ai-je vraiment la vie que je voulais vivre ?  
Suis-je accompagné de la bonne personne ? 
Mon travail est-il vraiment celui pour lequel j'ai envie de me lever tous les matins ?

Les réponses urgent car la pente s'est inversée et que diverses pathologies la savonnent. Alors on va peut-être aux toros comme on se connecte à Wikipedia, pour en savoir plus sur un thème, avoir de nouvelles données… sauf que là, se mêlent au questionnement les émotions avec effet rebond dans les tripes, sur la peau, le coeur, au fond des yeux ; et qu'il n'y a pas qu'à recopier comme le font les lycéens en collecte pour un exposé. Il y a un ping-pong interactif majeur dont il faut mûrir les représentations mentales, leurs sens et leurs sensations. 

Ca coûte, ça remue, ça indispose, mais l'air de rien, même si mettre dans le mille d'une cible aussi mouvante que le sens de la vie parait impossible, ça fait progresser, toro après toro, un peu.

Deux oreilles pour Boudouni

 Mon fils m'avait déjà signalé le talent de ce copain de lycée. Il a dernièrement eu les honneurs de la une du Midi-Libre, ce qui m'a rappelé cette petite video d'une de ses faenas, ici sur le sable du ruedo de sa ville :

Sofyan Boudouni