Onda cero elche

Onda cero elche
Un Osborne de Guernica

mercredi 30 juin 2010

FUCK SPAIN

Non, rien, c'est juste pour faire plaisir aux zantis qui fréquenteraient le blog. J'ai trouvé ça sur la toile en cherchant des photos de vuvuzela pour illustrer mes articles et donc on ne pouvait se passer de cette image de toro et vuvuzela, avouez. Sinon, je suis comme vous, je ne comprends pas vraiment ce que cela évoque, même si le "Fuck Spain" n'est pas si subliminal que ça...
Le "raisonnement" du bas de l'affiche étant illisible, pas facile de savoir. Ou alors, devant l'engouement mondial récent pour les trompettes Sudaf, un enragé aura profité de l'assaut sur les moteurs de recherche à propos du thème, pour placer son message. Oui, ça doit être ça. Mais si une des enquêtrices du blog trouve une meilleure version sur la toile, elle nous le fera savoir. Hein, Isa ? Non, je dis ça comme ça.

mardi 29 juin 2010

TORO FRIEND


Pua ! On en apprend de ces choses sur le monde des trentenaires… "Plus tu les maltraites, plus elles te respectent et quand t’es gentil, là t’es mort, alors maintenant, les filles, pour moi, c’est de la viande" qu’il disait, le mec, (fichtre !) entre deux séries de pectoraux, à propos des femmes qu’il accumulait. Enfin, des filles immatures puisqu’elles avaient cette sensibilité. D’après le reportage de M6, ''Les Français, l’Amour et le Sexe'' il disait se protéger, ne plus vouloir souffrir après une cruelle déception amoureuse. Ah mais oh, mon ch’ti pépère, elle est comme ça la vie, faut s’y frotter, qu’est-ce que tu crois. Et qu’il avait été maaaalheuuureuuux le titou, ouuuuh la-lààààà… que ça faisait boboooo partout… Alors, je nique et je quitte, telle était devenue sa devise. Avant, du temps où on était pas ''fashion'' du tout mais bêtement ''frenchy linguist'' on appelait ça un dragueur invétéré, ou plus ringard encore, un ''Don Juan'' ou un ''Casanova''. Maintenant un type qui ne pense qu’à forniquer ça s’appelle un PUA ! Evidemment c’est amerlock comme statut, le ''Pick-Up Artist'' c’est trop la classe comme titre, il y a ''artist'' dedans. Ils ont des sites sur le net et rendent compte de leurs aventures, espérant que cela les aidera à parer à toute éventuelle résistance. Oui, parce qu’ils mettent en commun leurs techniques de drague lors de situations données pour être plus pointus, donner du sens à leurs échecs et leurs succès. Si… Y’a même du coaching. Nous, à l’époque, un type qui ne pensait qu’à ça, on appelait ça un ''chien''. Bon, mais on était des petits cons. Vous les voyez ces chiens en rut arpenter les rues, langue pendante, sueur au poil, traversant sans ce soucier des bagnoles aplatisseuses, les phéromones ad’hoc dans la truffe, unique conditionnement de leurs trajectoires compulsives. Tout peut y passer au hasard des rencontres : Pinscher nain, Staffordshire et Bull-Terrier ; Caniche, Dogue Argentin (une sorte de Tevez, le footballeur…) Et ben c’est des mecs comme ça, des renifleurs de coït, des ''serial punters'' grisés par leurs conquêtes, ivres de leur quête de cons. Que la fille soit vilaine ou qu’ils n’éprouvent rien pour elles, c’est pas grave du moment qu’ils baisent. Bon, vous me direz, ça peut permettre aux moches de connaître l’amour aussi… mais c’est vous qui le dites, hein, moi je ne cautionne pas de tels arguments machistes… Mieux vaut queutard que jamais pour ces types-là. Une véritable addiction irrépressible. Tandis que nous, hein, nous, les gens bien, on préférait s’abstenir tant qu’on était pas amoureux, même que des fois c’était long, hein… ou même, le plus dur, c’est qu’on était tellement amoureux qu’on pouvait pas aller lui parler : trop d'émotion ! Maintenant, c’est facile, tu balances deux conneries, un compliment par SMS et hop t’emballe sans pression ! Comment, toi ça ne marche pas ? Ah évidemment, si t’as oublié le compliment…
Mais bon, vu l’époque, y’a plus cynique : une petite annonce dans meetic.fr exempte d’hypocrisie et c’est encore plus direct :

Homme marié cherche jeune femme mariée aussi (qu’elle me fasse pas trop chier) sexy, gaulée grave, pour gros câlins Kama-Sutriens sans prise de tête aucune….

Après, plus évolués, il y a les ''Sex Friends'', ce sont des partenaires sexuels habituels mais qu’on ne présente ni aux parents ni aux amis. Pas de projet commun sinon celui de jouir. Pas de coup de foudre et d’état amoureux qui, comme chacun sait, amène dans son creuset une imbécillité notoire encouragée par l’aveuglement, la jalousie, bref la mega prise de tête qu’on fuit ici comme la syphilis. Le sexe du friend est sain et familier et il sait s’en servir puisqu’elles entretiennent volontiers la relation. On ne se mariera jamais, on n’aura jamais de gosses, enfin, au moins tant qu’on peut frimer sur le thème, c'est-à-dire avant que l’horloge biologique ne s’emballe et qu’on soit subitement obligée de se jeter dans les bras du premier clampin d’accord sur le principe futur de payer une pension alimentaire ruineuse… Bref le Sex Friend pour ceux qui n’auraient pas vu l’émission, c’est l’organisation d’un plan cul vieux comme le monde : le plaisir sans les embrouilles, l’amour sans amour mais, pourquoi pas, non dénué d’affection. "Salope" que ça s'appelait de mon temps, avant 1970, une fille qui était d'accord pour coucher avec toi sans t'aimer... Mais bon, on était des petits cons, aussi... Aux femmes je n'apprends rien, mais pour les gogos qu'auraient plus de mal à admettre, faut aller lire l'article sur les "Fuck Friends" là, ben tiens, elles savent plus de choses que nous les femmes, maintenant, grâce à la lecture assidue de leurs forums :
http://http//www.aufeminin.com/mieuxvivre/sexfriend-f26696.html

Evidemment, comme l’aficion a los toros m’encourage toujours pathologiquement à corréler tous les thèmes à elle, le toro friend existe : c’est la lenteur sans la profondeur, la suavité sans l’âme, la douceur sans le sublime, la bousculade sans le risque vital, les cornes sans les pointes - je continue ? - les trajectoires nobles sans l’aléatoire du derrote, le risque feint sans le danger - encore ? - la noblesse sans discernement, l’illusion sans l’exposition, un toro et un toreo pour ceux qui ne sauraient qu’applaudir aux similis clinquants mais pas remarquer toute la morgue d’une trinchera de Frascuelo. La Sex Friend c’est une femme que l’on n’aimerait que le soir, jambes gainées de soie et juchée sur ses talons, d’autant plus excitante que ces soirs seraient rares, une femme sexy, apprêtée pour briller, jamais fatiguée, toujours souriante et disponible, sans les enjeux de la vraie vie.
Alors Toro Friend et Sex Friend… : sagesse prévenant les complications inévitables ou ersatz dénaturant la vérité des enjeux ? A chacun d’aimer le toro qu’il mérite et, peut-être, de tuer son idéal féminin fantasmatique ?

lundi 28 juin 2010

Depuis ma Vuvuzela 6 ...




Je sais, vous êtes déçus : vous espériez qu’avec l’élimination de notre équipe d’arrogants, ma lepatata fasse ''pouic'' une bonne fois pour toutes. Eh bien non : Bbruuuuuuuuuuuuuuuuuu ! En plus je vous ennuie pour rien, à cette minute je n’ai pas de sujet, j’écris juste par plaisir égoïste. Je vous préviens car vous allez peut-être vous en apercevoir, il se peut que je n’aie qu’une espuma volatile à mettre en bouche ou alors au contraire, une mayonnaise va prendre, un aïoli même, on ne sait pas, et c’est ce qui est bon dans la page blanche.

Vous avez remarqué ? Les ingénieurs du son du monde moderne ont bien travaillé : on entend moins les vuvuzelas, ils ont réussi à en atténuer la plainte déchirante et pour qu’on entende mieux que machin passe la balle à truc, ils ont doté les commentateurs bobozélés de micro-moustache d’ordinaire utilisés au milieu des moteurs rugissants de la F1. Une consécration pour la vuvuzela je trouve. Si ce tube de plastique moulé mal embouti et bien embouché requiert autant de précautions que l’artillerie lourde de la haute technologie automobile lors de ''l’accélération décibelle'' c’est que l’instrument dépote ! Sur la trois, le joueur allemand Cacau est complaisamment nommé ''Cacao''… sa couleur chocolat au lait, peut-être. Et sur cette même chaine, le type crie ''But !'' à chaque action dangereuse. Au cas où il serait en retard pour annoncer le scoop dont chacun s’apercevrait en temps réel… Il aurait dû commenter les matches de la France… au moins on aurait eu quelques émotions. Au fait, vous avez constaté la tendance ? La vieille Europe décimée, Italie et France les finalistes, suivis dans un moment par l’Angleterre car je crois plus en la ''National Mannschaft'' bien que n’ayant aucune sympathie spontanée pour le ''Deustche überall'' depuis que mon grand-père m’a raconté quelques ''anecdotes'' de sa guerre et fait toucher au petit garçon que j’étais, les éclats d’obus qui affleuraient son corps, me faisant aussi admirer les plus enfouis par ses radiographies. Tant qu'ils ne migrent pas... me disait-il.
Je reviens, c’est la mi-temps du match et je les hais un peu plus encore, maintenant qu’on ne valide pas les buts de leurs adversaires ! Amis Allemands qui me lisez ne vous offusquez pas, vous n’êtes pour rien dans le comportement irrationnel de vos grossvater… (si jamais ça s’écrit comme ça : ich habe lern deutsch whärend vier jähre aber ich habe alles vergessen…) Heil à vous !

Le football devient une curiosité sociologique avec cette nouvelle donne qui fait de l’arbitre le seul type au monde qui ne voit pas si les buts sont ou non, valides. Il paraîtrait que l’erreur humaine soit le concept romantique de la justice sportive. Cela s’exprime de l’équation suivante : tu marques un but de la main, ben… y’a but, pourvu qu’elle soit discrète ; tu marques un but honnête sur lequel un des arbitres a la berlue, et ben… y’a pas but ! Ensuite, sous prétexte que la différence de but est grande à l’arrivée, on t’explique que ce n’était pas important. Tiens donc, et la physionomie du match alors, le moment crucial, le moral, l’envie, la bonne mi-temps, etc, des concepts fumeux tout à coup… Je veux bien, mais je n’y crois pas. C’est moche le foot… les histoires à la con, de fric, de putes, de stars au QI de telline, de tricherie, d’agressions caractérisées sur les très bons joueurs, la connerie sauvage et contagieuse des supporters, aaah vraiment c’est moche. Ca me plait, moi, le foot. Le jeu, rien que le jeu. Faudrait pas, peut-être : certains pensent que les peuples ont trouvé là de quoi se faire la guerre sans s’entretuer. Ce qui me plait aussi c’est le banc des Gipsy Kings. Ne me dites pas que vous n’avez pas remarqué : Ar-gen-tina ! On dirait une famille gitane, ça s’embrasse toutes les cinq minutes, ça prie, ça se saute dessus à chaque but, ça se signe, ça implore Dieu… On oscille entre le foutage de gueule et l’admiration. Eh bien oui, c’est quand même un peu ridicule tout ce cinéma mais en même temps, ils s’aiment, ils sont enthousiastes, chaleureux… l’opposé des Bleus, quoi. C’est tellement plus sain : ils n’ont pas peur d’être heureux. Dommage qu’on ne se soit pas qualifiés, ils nous auraient foutu une déculottée cruelle ce soir, qui aurait fait du bien à nos petits trous du cul pleins de morgue. Vous avez entendu leurs ''explications'' ? Criant de verité… on les a briffés sur les éléments de langage dont ils devaient disposer pour continuer à se foutre du monde. Désespérant.

La vieille Europe décimée mais les les Latinos, eux, par contre, seront en nombre dans le dernier carré ! Portugal, Espagne, Chili, Uruguay, Paraguay, Brésil… Bon, fatalement ils vont un peu s’éliminer entre eux, aussi…
Et puis le continent noir a son représentant, les Blacks Stars du Ghana, ça va sonner dans les vuvughanas !

Sinon, la mère Roseline qui a toujours préféré la puanteur des vestiaires des garçons à l’ambiance feutrée de son ministère, a bien tenté de nous émouvoir avec sa séance ''les yeux dans les bleus'' mais tire maintenant à l’escopette sur Escalette tandis que Sarkosy consulte le vieux titi. A tel point que la FIFA est venue rappeler au monde politique qu’ils étaient bien gentils mais que cela ne les concernait absolument pas et qu’ils veuillent bien retourner jouer dans leur coin, à leurs malversations à eux. Carton rouge. Non, mais… si la FIFA devait se réunir chaque fois qu’un homme politique ne paye pas ses cigares, elle ne s’en sortirait plus. Il n’y a pas de fumée sans feu.

D’autre part, je voulais vous faire entendre la dernière chronique de Didier Porte sur France-Inter mais dites donc, elle n’y apparaît pas ! Censure ou délai de latence normal ? A ver. Le plus remarquable malgré l’amertume qu’il éprouvait en démontrant la mesquine mauvaise foi de son patron vireur, c’est qu’il réussissait à être drôle. C’est ça le talent. Pas grave, le talent s’exporte et s’épanouit, la médiocrité étiole. Tiens, la conclusion de ce papier me vient d’un coup : question clairvoyance, au lieu d’être la seule à ne s’apercevoir de rien, en sortant arbitrairement des cartons rouges pour ses meilleurs éléments, France-inter devrait se mettre au foot, ils n’y verraient que du bleu.
Bon alors…, espuma ou aïoli ?

dimanche 27 juin 2010

TUTU de MILES DAVIS

Le contexte ''Afsud'' et la venue de Marcus Miller bassiste de Miles Davis, à Nimes demain soir, enfin, ce soir plutôt, me rappellent ce génial joueur de vuvuzela qui avait intitulé un de ses albums ''TUTU'' en hommage à Desmond... vous savez, le papi tout jaune qui ouvrit la coupe du monde de football avec son discours transcendental. Allez, rien que pour vous, six minutes de bonheur.

jeudi 24 juin 2010

La Pensée du Jour

Aujourd'hui, la ''pensée du jour'' n'émanera pas d'un philosophe ou d'un grand homme mais d'un tout petit bout de femme très tonique sur l'épicondylite de laquelle je viens de passer les ultra-sons. Très remontée, en instance de divorce, elle vient de m'asséner quelques-unes de ses pensées vraisemblablement inspirées de ce qu'elle vit en ce moment :

'' Le mariage, c'est comme l'esclavage, ça devrait être aboli ''

'' Moi, si j'étais un homme, je réfléchirai à deux fois avant de sortir ma quéquette "

" Ils veulent des enfants pour qu'on soit très occupées à les garder "

" Mettre mon coude au repos... mettre mon coude au repos.... merci pour le conseil théorique mais ce n'est pas vous qui irez faire mes courses, mon ménage, laver mon linge, torcher mes gosses et cuisiner, si ? "

mercredi 23 juin 2010

Histoire Courte mais Piquante...







RADIO PAS-DE-COUILLES ...

Comme on peut le voir sur le portail d'Orange mais aussi chez le camarade "Camposyruedos", France-Inter la radio de gauche extrêmement attachée à la liberté d'expression licencie Guillon et Portes ! Une conséquence de leur "insuccés" ? Que non, ils avaient les chroniques les plus consultées de France ! France-Inter, tous les mecs de gauche, de droite et du centre qui écoutaient avec plaisir tes ondes grâce à la présence de ces personnes de talent, te le disent en face : Nulle et pas couillue, voilà ce que tu es devenue ! Val et Hees, c'est vous qu'il faudrait licencier.

Depuis ma Vuvuzela 5 ...



OUT OF AFRICA

Ok, ça c’est fait : le calamity-team a expiré. Il y a une justice sportive, une logique humaine, une résultante imparable à tout ce bordel : payer le prix. Nous, Französen, vice-champions du monde en titre, nous avons été sortis de cette coupe du monde par le pays hôte qui était de l’avis des observateurs professionnels, une des plus faibles équipes de la compétition. Mais on est vraiment content qu’elle ait pu donner cette joie à son pays sur le dos du calamity-team. Les jaunes Bafanas-Bafanas, eux, savent se réjouir, sur le terrain et dans les tribunes. Ils ne sont certes pas aussi nantis que nous, mais bien plus aptes au bonheur que les Bleus Granfadas-Granfadas. Et les cyniques qui continuent de râler après les concerts de vuvuzelas parce qu’elles heurtent leur confort d’Européens, ne sont pas près de se rapprocher de l’âme africaine. Ils pensent que cela va diminuer maintenant, avec l’élimination de l’Afsud. Je crois qu’ils se trompent, je crois que les Bafanas-Bafanas souffleront jusqu’à la DDB – non, pas la division daguet blindée, la dilatation des bronches – et avec eux, les autres peuples qui se trouvent si vains de n’avoir rien à faire dans les tribunes alors que sonne la fête des lepatatas ou des vuvuzelas. Il doit y avoir encore neuf appellations de l’instrument puisque le pays compte onze langues. Alors souffler dans ce tube, il est là le dénominateur commun bafanesque : Bbruuuuuuuuuuuuuuu ! On va acheter de plus en plus de vuvuzelas, on va souffler de plus en plus fort, dire qu’on existe toujours, même éliminés, ou pour les pays encore en lice, par ces sarbacanes pulser jusqu’aux joueurs, le souffle du désir des peuples. On entend chez les commentateurs des réserves de riches : la samba brésilienne, c’est quand même plus mélodique… et ça chipote sur la distinguée fragilité des tympans occidentaux… mais c’est ça qui est beau, Granfada-Granfada, ce pauvre tube de plastoc moulé, au son rauque et monocorde, qui ne vaut rien et que tout le monde peut se payer, dans lequel passe, au-delà des décibels, la plainte éperdue des plus démunis : Hééé ! la planète… ! on est là… écoutez-nous… tenez compte de nous… Vous pouvez renoncer à vos trois cent mille euros de prime vous serez toujours aussi riches les Granfadas, mais ne nous supprimez pas notre vuvuzela, ne la traitez pas avec mépris, ne l’édulcorez pas avec de nouveaux modèles moins bruyants, on veut que ça sonne, on veut se faire entendre.

Chez nous, la foire est finie et la grande lessive se prépare. Il va falloir laver plus blanc, laurent. C’est une chance, de partir de zéro, créer de nouvelles bases dans les rapports entre dirigeants et joueurs, jusque-là roitelets du monde, venus se servir. Il va falloir inverser la tendance, venir là, pour l’honneur de servir. Pas simple, parce que jusqu’à ce jour, à vouloir flatuler plus haut que son orifice vuvuzelien, les trompettes de la Renommée étaient bien mal embouchées.

mardi 22 juin 2010

On est au moins deux....

Eh bien oui, ça fait plaisir de trouver quelqu'un qui pense comme moi... Comme quoi il n'est pas nécessaire d'être un grand philosophe pour éprouver du bon sens. Vu que ce type est souvent traité de réac et de facho il est possible alors, que ce soit mon cas ? Vous me direz, hein, je compte sur vous pour m'en garder. Mais il est vrai que je préfère son intervention à celle, écrite, de JF Khan reprise par "la Brega", qui certes n'est pas sans fondement, mais reste toujours entâchée d'un anti-sarkosysme (lui non plus, pas sans fondement) tellement primaire et obsessionnel que cela finit par nuire à sa pensée, en ce sens qu'elle ne poursuit que ce seul but, dénigrer le président, au travers de tous les thèmes traités dont il ressort la même antienne : qu'ils ne sont là que pour prétexte à l'assouvissement de cette obsession. Dites-le une bonne fois, JFK, que pour vous Sarkosy c'est le maximum du ''caca-boudin'' qui pouvait se trouver pour nous gouverner et cela ira mieux après. Non parce que je crains pour sa santé moi, à JFK... un soir de débat télévisé il cherchait tellement à convaincre que Sarkosy était un authentique fou qu'il paraissait terriblement allumé lui-même : il faisait de petits bonds sur sa chaise, levait les bras au ciel, replaçait ses lunettes frénétiquement, postillonnait à tout va... enfin ça n'allait pas du tout... comme quoi, même les brillants esprits peuvent être parasités par leurs fanatismes... parce que nous, le peuple, ça fait longtemps qu'on sait que pour vouloir être le caudillo d'un pays il faut en tenir ! Enfin, maintenant on va regarder jouer les bleus : les voir gagner mais sans se qualifier parce qu'on les a assez vus, c'est ce qu'on souhaite...
http://dai.ly/djRvLh

lundi 21 juin 2010

ARGUMENTS

Après les cinquante raisons de défendre la corrida de Francis Wolff, voici les vingt-trois raisons du peuple français d'attaquer le football :
Mandanda
LLoris
Carasso
Abidal
Evra - mention spéciale pour son judicieux capitanat...
Sagna
Squillaci
Diaby
Gourcuff
Toulalan
Anelka - mention spéciale pour son "enculé de sale fils de pute"...
Gignac
Govou
Henry
Ribery
Malouda
Gallas - mention spéciale pour son doigt d'honneur télévisé...
Cissé
Planus
Valbuena
Diarra
Clichy
Reveillère



Depuis ma Vuvuzela 4 ...





Cherchez le traître



Ca y est, on est champions du monde. De la connerie humaine, du casse-couillisme, de l’égotisme, de la puérilitud, de la vulgarité. On est bien obligé d’inventer des mots. En vitrine devant le monde entier. Pauvre Ray Mond 001, on n’a plus le cœur de se moquer de toi tu sais… Vous avez tous l’air de vivre dans un monde vraiment à part, où le bon sens n’a pas cours. Que tu te sois fait traiter de « gros enc’ », de « sale fils de p’ » n’a pas l’air d’être bien grave, ne semble choquer personne ; par contre que le scoop soit sorti du vestiaire, oh là làaaa, comme c’est grave ! Y’a un traître dis donc, faut le trouver, c’est l’urgence : de quoi instaurer un bon climat de suspicion générale d’avant match. Il n’y a guère qu’au sein de la mafia que la non observation de la traditionnelle Omerta scandalise autant. Les rebondissements du jour ? Un auteur de théâtre qui aurait présenté un scénario de cet acabit, on l’aurait recalé d’office : trop tiré par les cheveux. La confession, le témoignage, les excuses, la déclaration, la grève, le clash, la démission, le porte-parole spontané, on a tout eu ! La tragi-comédie, les sketches, le psycho drame, tout, que j’vous dis ! Gôôôooooooooooooooooooooooooooaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaal !
Et tout ça, pour faire l’unanimité des observateurs écoeurés sur… quoi ? Sur le fait qu’il faut absolument se rattraper sur le dernier match ! Pour sauver l’honneur, sortir la tête haute : on se marrerait presque si ce n’était pas si con ! Eh ho, les mecs, réveillez-vous : faut sortir les cartons rouges ! Je serais ‘’qui de droit’’ je sais bien ce que je ferais, moi. Les vingt-trois, de-hors… tous… trop cons pour représenter la France. A Escalettes, la poudre d’escampette. Etc, etc…Raus ! Schnell !! Supprimés les trois cent mille euros par personne pour les gratifier d’avoir été éliminés !!! Je mettrais l’équipe B en équipe A : tant pis pour la carence de résultats sportifs flatteurs. Quoique… si pire que ça est possible, c’est pas sûr. Et puis il faudrait un petit examen capable de déterminer de nobles aptitudes humaines, garanties morales et motivations honnêtes pour représenter son pays, autre que de savoir taper dans un ballon, peut-être…
Ah dites donc, messieurs-dames, quand j’ai poussé mon premier coup de vuvuzela, si j’avais à peu près bien identifié les ferments de la crise, je ne me doutais pas qu’on allait assister à cette mascarade ! Ils n’ont d’ailleurs toujours pas atterris, les joueurs, ils ne se sont toujours pas rendus compte de leur ridicule. Ils sont en orbite de leur planète, la connerie humaine. Et ils tournent…
Les rugbymen de Perpignan ont aussi fait une connerie : ils ont mis en vente des tee-shirts arborant des femmes dans quatre positions scabreuses répondant aux temps de la mêlée : en position, entrée, touchez, stop (je crois…) et d’autres modèles avec de délicats slogans de « répugnant machisme » : ''Suck me Baby, I play Rugby'' personne ne s’est aperçu de rien, les vendeuses écoulaient tout ça dans les boutiques de la ville, toutes contentes, avant qu’une députée du coin fasse du foin. Bon, c’est l’histoire d’une débilité ordinaire de jeunes gens qui doivent faire la fête sur les chansons de patrick Sébastien, et les férias aussi… et qui vivant trop dans leur monde ne se seront pas rendus compte de l’impact de leur indélicatesse, dans l’autre monde, le réel…
Les footballeurs, en pire, c’est un peu du même ordre : ils ne se rendent plus compte de la nature du monde réel. Plus du tout. Ils tournent… en apesanteur… multipliant bourdes et contresens en toute ingénuité. C'est ça... cherchez le traître, parce que l'intelligence est mieux cachée. Je leur souhaite le réveil le plus brutal possible : on retient mieux, quand ça fait mal.

samedi 19 juin 2010

Carnets de Ruedos...


A GENOUX TORERO
D’ordinaire, avant que le toro ne sorte, le torero fait le vide – il y a tant de raisons de ne pas y aller - ou se concentre, prie peut-être, ou lutte contre la peur, auto-centré, visage enfoui dans la montera, puis observe menton appuyé sur la barricade, la sortie de son toro, ses réactions face aux sollicitations des peones. Pour lui qui sait lire le toro, ces premiers tours de piste donnent les premiers renseignements, permettent déjà de décoder un peu du mystère propre à chaque fauve. Se livre-t-il ou se réserve-t-il ? De quelle corne frappe-t-il plus volontiers ?
Mais parfois, avant que la bête sorte, court sur l’épiderme du public attentif, le picotement d’un frisson collectif transmis d’épaule à épaule et doublée d’une interrogation angoissée. Contre toute attente, le touriste un peu perdu dans la foule entend monter un grondement qui ne cesse d’enfler, sans comprendre ce qui le motive. Sur la piste il n’y a rien, rien qu’un type qui marche. Il se détache du callejon, traverse le rond d’un pas lent sous la rumeur. Il traîne son capote derrière lui ou l’a jeté sur son épaule. Face au trou noir qui l’attire, il se laisse choir genoux en terre, le visage pâle, l’âme à fleur de peau. Il va l’attendre là. Il est vraiment seul. Les secondes sont longues comme des minutes et la palpitation de son cœur accélérée. Qu’est-ce qui pousse un type à se tanquer là, à la merci d’un danger imminent, brutal, sauvage. Cet instant m’a toujours fasciné. A quoi pense un torero ainsi offert aux ténèbres du toril ? Peut-il penser dans ce moment-là ? L’esprit est-il vide ? Entend-il le brouhaha de nos émotions ? Son cerveau n’est-il qu’une buse offerte au hurlement du vent de la steppe ? Les idées se bousculent-elles comme un carambolage de voitures sous un tunnel ? Cette suerte dite à Porta Gayola n’est pas prisée des exégètes, qui la considèrent vaine, ne portant que sur l’esbrouffe, ne pesant pas plus sur le toro que le vent qu’elle déplace. Elle est plus un acte liturgique, politique ou philosophique que tauromachique, d’accord. Et alors ? Il n’évoquerait rien parce qu’il ne toréerait pas ? Il dit beaucoup, il dit son état d’esprit, il dit qu’il s’offre. A-t-il dit la veille à sa belle « Demain, par amour pour toi, j’attendrai à genoux la charge du toro et si la mort ne me prend pas …» ? Il dit : Prenez moi, démons des ténèbres, au besoin, quand vous me frôlerez, mais je ne broncherai pas. Il témoigne de son acte de foi, il ravage sa mère de mépriser ainsi la vie qu’elle lui a donnée, de s’offrir en pâture, il expie ses péchés, il vérifie si Dieu existe, il défend la prééminence de l’idée sur la force brute, il est intelligence et courage humain, il est ce qui nous fait pleurer, nous fait honte, nous rapproche, nous dérange, il maintient debout son exigence en dépit du danger, nous renvoyant à notre lâcheté, il nous fait un don des plus émouvants. Peut-être ne torée-t-il pas, mais il est, à cet instant et dans sa tête, on ne peut plus torero.

vendredi 18 juin 2010

Depuis ma Vuvuzela 3 ...



La mondialisation frappe aussi le ballon rond. Dans les années 70 et 80, je me souviens de notre émotion quand nous déplacions les fauteuils plus près de la télévision, mon père et moi, pour voir jouer le Brésil. Les écoles de sambas dans les gradins poussaient de leurs percussions entêtantes les danseurs désinvoltes et inspirés qu’étaient les footballeurs de ce pays. C’était comme la transe de tout un peuple en marche vers le but adverse. On voyait des dribbles et des ''génialités'' dont ils étaient seuls capables. Leur jeu enchantait la planète mais finissait souvent par les pénaliser, ne résistant pas en finale, à toute la rigueur d’équipes intrinsèquement moins douées que la selecao. Mais les victoires de ces équipes étaient ressenties avec amertume car bâties sur la rigueur défensive, l’annihilation du jeu, comme le catenaccio Italien, alors que, lorsque le Brésil gagnait, il donnait du bonheur à tous les amateurs de la planète, tous supporter de ce pays une fois que le leur n’était plus en compétition. La différence est là. L’époque ignorait tout du bloc-système, du tacle glissé et de l’ego des joueurs. Cette année, Dunga le sélectionneur qui fut un rugueux milieu défensif, a écarté tous les artistes du pays. Toutes les pépites, les gemmes purs, les diamants bruts sont restés à la maison. Les meilleurs joueurs du monde, on ne les verra pas. Les étincelants, forcément insoumis, des Seigneurs balle au pied qui jouent moins pour le collectif et n’en font qu’à leur inspiration et sur lesquels on a si peu de prise. Dunga essuie d’ailleurs au pays les critiques de Socrates, une des stars passées qui n’était pas lui, comme nos ''stars'' françaises intellectuellement démunies : je ne sais pas si vous suivez le mag d’après match mais les commentaires de Barthes et de Pires font froid dans le dos au niveau pertinence. On dirait qu’ils jouent à qui est le plus débile. Heureusement que Lizarazu dont les raisonnements suintent d’intelligence, est souvent là pour redresser le niveau. Non, Socrates, lui, un des tout meilleurs joueurs du monde en son temps, voire de tous les temps, a aussi deux doctorats, un de médecine pédiatrique et un autre de philosophie : difficile de s’aligner ! Bref, tout ça pour dire mon appréhension de ne pas reconnaître cette année, la flamboyance du style naturel de ce pays. Ils jouent beaucoup sur les plages faut dire, dans leur jeunesse, ce qui augmente la proprioception, le souffle et la musculature, essayez, vous verrez… mais les plus géniaux des plagistes sont restés à Ipanema, avec la fille que les musicos jouent si souvent qu'ils l'appelent la pute d'Ipanema.

A part ça ? Eh bien la France vient de jouer, cocoricouac… et m’a rappelé cette phrase souvent entendue dans le désert dans la bouche de mon coéquipier quand il faisait une erreur de pilotage : « pourtant j’en ai connu des mexicains… mais alors des mecs si cons… » Au moins était-il capable lui, d’une auto-critique. Mais ce pauvre Domenech au regard perdu près de son banc, en s’adressant à lui on ne s’est jamais adressé qu’au néant désertique. Il paraissait si pitoyable de voir tout s’écrouler autour de lui, que je n’ai même pas le cœur de me déchaîner contre lui. J’achèterai l’Equipe, demain, pour assister à la curée. Beaucoup l’auront bien cherché quand même, à n’avoir pas senti que ''le boucher'', surnom de Domenech au temps où il jouait, n’était pas l’homme qui dépècerait ses adversaires. Ray Mond 001, tu ne peux plus planquer tes abattis, à toi, maintenant, de te faire charcuter. Toi aussi tu as laissé sur la touche des jeunes de talent qui avaient faim et que l'expérience aurait aguerris : Benzema, Nasri, Ben Arfa doivent te maudire.
Mexicoooooo : on devient fou au son des rythmes tropicaux
Et tu seras toujours le paradis des coeurs et de l'amour...
(il va pouvoir épouser Estelle Denis...)

jeudi 17 juin 2010

La Pensée du Jour

Après le bac de philo, le but de philo. Auteur, Christiano Ronaldo :

Cela fait longtemps que je n'ai pas marqué de buts mais je ne m'inquiète pas. Un jour quelqu'un m'a dit : "les buts c'est comme le Ketchup, c'est dur à venir mais quand ça vient, ça vient d'un coup".

Puissant, non ? Bon, ok, c'est pas ça qui va vous faire aimer les footballeurs... mais demande-t-on à Finkelkraut ou BHL de jouer la coupe du monde ?

mardi 15 juin 2010

Depuis ma Vuvuzela 2 ...






C’est quand j’ai vu Malouda distribuer parcimonieusement des stylos aux enfants d’un township que l’envie de ce papier m’est venue. Surtout quand il a dit : « on n’a pas apporté assez de cadeaux ». Vrai, il y avait plus d’enfants que de stylos… Des stylos et des porte-clefs… Juste pour éprouver l’ivresse du luxe inutile, alors ? Pourquoi faire, des stylos, quand on n’a pas de cahier ? Et je doute qu’il y ait beaucoup de clefs de propriétaires à suspendre. Bon, récapitulons : cent stylos, cent porte-clefs, total…. 24 euros ? 40 euros ? Ah oui, il y a le gas-oil du bus aussi… ah ok…et des actions à venir, c’était juste pour le symbole télévisuel. De la com. Bon. Je suis mauvaise langue, aussi. Je n’instruis qu’à charge, cette petite aventure bleue, c’est vrai. Je dois être meilleur persifleur qu’encenseur, je reconnais.

Et comme Rama Yade avait été ''vilaine'' en dénonçant le luxe du Pezula Resort, un cinq étoiles - comme sur le maillot brésilien, mais eux c’est pour les cinq coupes du monde remportées - créant ainsi une blessure lèse-ego insupportable, il n’ont pas voulu rencontrer la ministre. Na ! Parce que les Stars, ce sont eux, et les Stars c’est capricieux. Selon la morale bleue on ne pourrait se permettre aucune réflexion, ils sont de la caste des intouchables. Il est vrai que dire ça maintenant, madame Yade, à quoi ça sert ? C’est un peu tard alors que le choix s’est fait il y a plus d’un an et demi. Et puis quoi ? Avec tout l’argent que le football génère il aurait fallu par démagogie leur trouver un deux étoiles miteux, parcouru par les blattes, avec des draps douteux et un babyfoot pour s'entraîner, ou mieux un soccer game sur playstation, pour les mettre dans de bonnes conditions ?

Donc, 40 euros pour le township et 240.000 crachés par la fédération pour faire venir leurs épouses une nuit… Finalement, Zahia, c’est pas cher : 1500 X 23 = 34500 ! Allez, 40.000 avec les faux frais, porte-jarretelles, gloss, billet d’avion et préservatifs à picots goût fraise… Evidemment cela aurait un peu senti le caoutchouc brûlé dans les couloirs de l’hôtel. Et puis leurs femmes sont aussi venues les encourager au stade. Enfin, c’était difficile à comprendre quand on regardait Mme Ribéry… elle était drapée des couleurs algériennes, carrément… Alors voyons… réfléchissons un peu… que peut bien vouloir dire une femme revêtue du drapeau algérien qui vient assister au match d’une équipe de France dans laquelle joue son mari, alors que l’Algérie ne foule même pas cette pelouse ? Heureusement que sous la photo, le journaliste précise que cela ne devrait pas plaire aux Français chauvins… Ah bon… ok, donc on la ferme alors, sinon on est chauvin… Heureusement qu’il nous prévient de cette culpabilité si on émet la moindre réserve, car on aurait pu s’interroger sur le sens de cet ostensible affichage. Il y a bien un truc que j’avais compris d’instinct, un truc qui ressemblait à ''la France j’en profite, mais je l’emmerde'' qui serait du plus mauvais effet pour ma réputation si je l’écrivais quelque part. M’enfin j’avoue que ça me chiffonne… Oh merde, trop tard.

Ce matin, un patient me dit avoir entendu à la radio que dans un village on a brûlé un drapeau français au fronton d’une maison et mis un drapeau algérien à la place. Ah ben là, c’est plus clair ! Mais vu que les journalistes ont une grandeur d’âme pas chauvine, l’info ne devrait pas trop envahir vos ondes. Quant à la dégradation systématique en millions d’euros, du territoire français à chaque fois que l’Algérie perd, ça laisse rêveur. Pourvu que la France ne rencontre pas l’Algérie et ne la rouste pas, sinon c’est la guerre civile ! ( ça risque pas, madame Ribéry aurait intimé l’ordre à son mari de marquer contre son camp : depuis ''Zahia'' il a intérêt à obéir…) Heureusement, je confronte mes réactions à celles de ma patientèle à 60% maghrebine dans le quartier où j’exerce et je constate qu’ils sont aussi souvent indignés que moi, sinon je me sentirais chauvin-raciste, dis donc !

Alors quoi d’autre dans la vuvuzela du jour maintenant qu’on a assouvi sa franchouillardise basique et bien rigolé ?


Ah oui, il semblerait, à la lecture des dernières nouvelles du séjour des Bleus, que mon sentiment sur eux, soit… partagé -par d'autres s'entend-. Au fil des jours, on en apprend un peu plus… A Knysna leur camp de base, on parle de ras-le-bol total à l’encontre des Bleus et de leurs attitudes. Patrick, un Français membre du conseil municipal de cette station balnéaire déclare
« qu’ils gèrent leur sélection comme une entreprise qui n’a aucun compte à rendre. Ils ont l’air de penser que l’équipe de France leur appartient. Ils représentent la nation tout de même ! »


Eh ! Oh ! Patounet, faut pas exagérer quand même...
Il se dit que lorsqu'ils sont arrivés de nuit dans la ville, des centaines de gens les attendaient sous la pluie depuis des heures, dans la rue principale. Quand le bus est apparu, cette haie d’honneur a chaleureusement donné de la voix mais pas un seul des rideaux dudit bus ne s’est entrouvert… Sympa !
Depuis, alors que la population n’attendait qu’un signe pour se prosterner devant eux en criant ''Haré Krishna'' ça a viré au ''Haro Knysna'' consterné. C'est ça le problème français : ils ne viennent pas participer à une fête, ils sont de corvée.

Zidane-Boum-Boulard, lui, vient de dénoncer les ego surdimensionnés, le manque d’abnégation pour le collectif et a mis en garde :
« c’est très court une coupe du monde, pour certains ce sera la seule… »
Sous-entendu, rentabilisez votre chance d’y participer, c’est maintenant ou jamais ! Bon ben alors, si Zizou est d'accord avec nous je lève ma lepatata de champagne à sa santé.

Alors les Bleus Pâles, puisque Desmond Tutu n’est pour vous qu’un vieux sénile, puisque vous n’aimez ni la joie ni les gens, si par hasard vous arriviez à sortir des poules les gars, (avec ou sans jeu de mot…) arrangez-vous ensuite pour tomber sur l’Allemagne qu’elle vous botte le cul de sa puissante respiration enthousiaste, qu’on n’ait plus à voir vos tronches de blasés, vu qu’ici j’ai des aficionados qui s’impatientent… qui voudraient que je relâche sur le ballon flottant pour reparler toro…

samedi 12 juin 2010

DESMOND FUFU...

Il y a parfois dans la vie des moments de total bonheur, inattendus. Cela fait quelque temps déjà que je trouvais les papis particulièrement attendrissants. Cette façon qu'ils peuvent avoir de compenser leur force et leur virilité perdue par cette émouvante espièglerie. Croyez-vous qu'il soit possible que je m'attendrisse déjà sur mon sort futur ? Le clown déguisé en jaune, n'est pas n'importe qui. Monseigneur Desmond Mpilo Tutu est un achevêque anglican, qui fut prix Nobel de la paix en 1984 pour sa contribution à l'abolition de l'Apartheid. Il a l'autre soir insufflé à la planète entière, dans la joie et l'amour, une démonstration d'humanité qui m'a arraché des larmes. Même pas honte. Imparable. J'ai réessayé le lendemain, c'était pire. Oui je sais, avec mon physique de grand con et ma prose acerbe, vous ne pouviez imaginer que j'avais un petit coeur tout fondant. Quel moment magique que ce non-discours d'un papi de quatre-vingts ans qui pulsait du bonheur brut, exactement là, dans le coeur des hommes. Je l'ai préféré à Shakira, c'est vous dire. Nul doute qu'il sera d'une grande aide à son ami Nelson Mandela qui a perdu son arrière petite-fille de treize ans dans un accident de la route alors qu'elle revenait de cette fête. Au moins aura-t-elle vécu ce grand moment d'amour et de chaleur humaine avant son grand départ pour ces contrées où même les vuvuzelas ne résonnent plus.

Depuis ma Lepatata...

Puisque l'objet sera aussi incontournable que le ballon lui-même, il méritait une présentation. Lepatata c'est Vuvuzela en Swetsana... eh oui, je joue les linguistes... J'ai trouvé ce petit film qui ne se veut pas comique, extrêmement réjouissant. Aussi, n'envisageais-je pas que vous ne le vissiez point !

Le match ? Vous avez-vu comme moi... Anelka n'a pas remporté un seul de ses duels, n'a pas une fois été capable de dribbler un défenseur, alors marquer des buts... Par contre dès que Forlan, avant-centre de ce petit pays de trois millions d'habitants touchait la balle, on a bien tremblé...

Cesar Jimenez con toros...





























jeudi 10 juin 2010

Depuis ma Vuvuzela 1 ...



On a déjà identifié ce qui rendra cette coupe du monde unique : son africanité !
Elle se nourrira donc de ferments très spécifiques. Le plus audible est un cône plastique de 62 cm qui semblait on ne peut plus anodin et inoffensif et qui est en train de poser problème : pourtant, il n’est pas assez petit pour être avalé, trop long pour s’improviser sex-toy, pas assez dur pour s’imaginer matraque, ni assez précieux pour susciter le vol, d’autant plus que chacun aura le sien car il constitue à lui tout seul, l’équipement nécessaire et suffisant du supporter : la vuvuzela ! Une trompette en toc, de plastoc, capable de vous faire perdre l'audition.
Vous en avez entendu parler, ou, tête dans le guidon de votre boulot et empêtré dans les contraintes d’une conjugalité routinière vous n’avez pas encore eu le temps de vous apercevoir de ce nouveau bourdonnement de printemps ?
Du toc, oui, mais voilà, servie par un Bafana-Bafana tout joyeux de s’être enfin délivré d’une oppression séculaire, elle délivre à volonté d’un enthousiasme pulmonaire obsessionnel compulsif – c’est l’epoc ! -la bagatelle de 127 décibels. Sans électricité, accumulateurs, panneaux solaires ou énergie bobo. Pas rien !
Certains observateurs disent même que vu le niveau de l’équipe de l’Afrique du Sud, ce sera son principal atout, cette pollution quasi insupportable. Calculez : 127 décibels par 91141 spectateurs, ça donne…. 11.574.907 décibels ! Ca fait beaucoup plus de bruit qu’une arène qui crie ''Olé !'' d’autant plus que si dans un cas cela reste ponctuel, dans l’autre, c’est comme une transe continue.
A un mètre vous n’entendez pas votre coéquipier, les décisions de l’arbitre auront du mal à être perçues, et certains joueurs craquent à l’avance. Plusieurs sélections nationales ont demandé à la FIFA, une organisation qui passe pour être plus puissante que l’ONU, de les interdire, n’y voyant qu’une torture prolongée de quatre–vingt dix minutes. Mais son président joseph Blatter indique
« qu’il ne fallait pas essayer d’européaniser une coupe du monde africaine ».
Mais il se dit que c’est la peur d’être accusé de racisme qui a empêché Joseph Blatter d’imposer l’interdiction de la vuvuzela… Le bon sens peut-être aussi, non ? On va chez des gens que l’on n'a pas à contraindre dans leur façon de se réjouir. Et puis quoi, c’est plus sain et sportif de s’époumoner dans la vuvuzela que d’appuyer sur le bouton d’une corne de brume de toutes façons trop chère pour eux.

La connotation raciste est réfutée par Setumo Stone dans le Mail & Guardian :
« je signale que nous ne jouons pas de la vuvuzela parce que nous sommes africains. Nous jouons de la vuvuzela parce que nous y obtenons une poussée d’adrénaline du bruit créatif qu’elle produit »

Bon… si Setumo accepte d’enlever un mot, ''créatif'', je suis super d’accord avec lui !

Un autre Sud-Africain, interrogé par France 24, précise lui :
« il n’y a rien de raciste là-dessous. Certains prétendent que les blancs européens veulent l’interdire parce qu’ils sont racistes envers les Noirs sud-africains. C’est archi faux, la plupart de mes amis noirs ne supportent pas non plus la vuvuzela ! »

Alors moi je dis, Ray Mond 001 dans sa préparation a-t-il pensé à préparer ses joueurs à l’insupportable complainte vuvuzelienne ? A-t-il enfermé ses joueurs plusieurs fois quatre-vingt dix minutes dans un gymnase qui résonne avec quatre cents supporters joyeux armés de vuvuzelas tonitruantes pour faire des tests de résistance ?
On aurait plutôt l’impression que les joueurs s’entraînent dur à s’isoler du monde. Avez-vous remarqué comme ils passent au milieu des foules venues les acclamer, indifférents aux manifestations de sympathie, leur casque sur les oreilles – je ne communiquerai pas avec toi - regards à l’abri des verres teintés – tu ne croiseras pas mon regard – mains dans les poches – je ne te signerai pas un autographe – dents serrées – je ne te sourirai pas -?
Comment dit-on déjà, vulgairement ? Ils se la pètent. Ah oui c’est ça… Ils ne sont pas les jeunes gens sportifs et sympathiques comme c'est le cas dans d'autres disciplines, non, ils sont des ''Stars'' messieurs-dames… Introvertis et pénétrés de leur dons, ils nous survolent, inaccessibles et froids. Je me la pète parce que je te méprise, supporter. T’es un ringard, un blaireau, de souffler dans ta vuvuzela comme un niais, de prendre du plaisir à secouer ton drapeau comme un enfant. Moi, je me la pète parce que je gagne en un an ce que tu ne gagneras pas dans ta chienne de vie, parce qu’un top model a voulu de moi, parce que je roule en Aston Martin, alors tu comprends, je ne peux plus me réjouir à tout bout de champ pour tout et pour rien, comme toi. Faut que je traduise la ''blasitude'' qui m’étreint puisque je me suis déjà tout offert. Les journalistes nous emmerdent, alors on les snobe, ces nuisibles.

La cause serait en partie due au fait qu’ils ne s’aiment pas entre eux. Pensez, des stars à l’ego surdimensionné, ça doit être infernal à gérer. Je me rappelle cette interview qu’Henry avait ostensiblement interrompue pour faire un grand sourire forcé en réponse à des critiques qui lui reprochaient d’être un privilégié triste, un jeune milliardaire désabusé et taciturne. Du foutage de gueule vengeur public pour atteinte à sommité footballistique, en quelque sorte. Le divorce d'avec le peuple vient aussi du fait que ce dernier sent bien que de la nation, du drapeau, ils n’en ont aucune notion et encore moins aucune fierté. Des mercenaires, sans esprit d’équipe. Regardez les Italiens, les Allemands, les Argentins, les Brésiliens, les Anglais, chanter leur hymne. Pour les Français, c’est ringard. Bien trop snobs pour se sentir d'ici. Et des stars ne se commettent jamais à cet exercice puéril de chorale de kermesse.

Pourtant, le pays pardonnerait vite, il suffirait de résultats enthousiasmants et l’amour renaîtrait. Rien d’impossible, notez, mais jusqu’à présent, si on se la pète, sur le plan sportif il n’y a vraiment pas de quoi. Mais on se la pète très haut, on se la pète avec force, on se la pète à 127 décibels, parce que eux, c’est dans le rectum qu’ils ont placé la vuvuzela de l’enthousiasme pour trompetter leur hautaine distanciation. Pourvu que je me trompe. L’Uruguay va nous le dire.

Mauguio, la Romeria del Encuentro



Il y a à Mauguio - 34 - une forte colonie d'Espagnols et ces jours-là on s'y sent comme là-bas. Déjà en regardant l'affiche. De belles brunes s'y promènent en robe à volants, et le concours de paellas dans la rue vous chatouille les naseaux, bon, d'accord, les narines, de ses effluves. Si le temps d'un week-end vous vouliez vous sentir dans un pueblo d'Andalousie sans vous taper les mille cinq cents kilomètres qui vous en séparent, c'est là-bas qu'il faut être, à la Romeria del Encuentro. Le cartel de la corrida y est alléchant : des Pablo Mayoral d'origine Santa Coloma pour Ignacio Ramos, Julien Lescarret et Alberto Aguilar. Rajoutez à cela une politique qui va dans le bons sens avec des places à dix euros jusqu'à vingt ans - vous n'avez plus vingt ans ? - et bien alors consolez-vous quand même, vous pairez cinq euros de moins qu'en 2009 : elle est pas belle la vie ?

mardi 8 juin 2010

Enfer au Pré et Diablotins au Purgatoire




Je suis sorti, samedi soir dernier… au pays des moustiques et des toros, non, taureaux, cornes-en-lyre, à Franquevaux. On est sortis entre mecs. Ouais… j’ai emmené '' Touf de Ouf '' mon fils de quinze ans et son copain Swan aux dix ans du diable. Vauvert s’entend. Parce que j’avais déjà remarqué qu’il n’y avait d’endiablé que le nom. Rien de très sulfureux, pas une seule danseuse topless, pas un strip démoniaque ni de partouze luciférienne spontanée dans les roubines, même pas deux femmes pour se rouler une pelle ou un string qui dépasse… aucune main baladeuse… rien… même les toutes jeunes mères ne donnaient pas le sein.
Ah ça… dans les nouvelles, ça bouffonne les auteurs : et vas-y, sors ton zinouflet inférieur que j’lui fasse un collier de mes ratiches, et tourne toi que je… bon, enfin, je ne vais pas vous faire un schéma, y’avait Eddie Pons et Natyot pour ça… ( Non, non… chacun séparément je veux dire…) Mais dans la vraie vie, tout ce petit monde était assez bien mis, avec parfois une petite touche d’originalité de ci de là… baskets ''aluminisées’’ intersidérales ou tee-shirt au graphisme improbable mais, où était le Diable, sinon sur les canettes collector de Redbull ?
Je suggère pour l’année prochaine, l’interdiction des enfants et une batucada de diablesses cubaines, vouaaaaais…rhââaaa. Couché, Touf de Ouf ! Faut que je me calme parce que depuis qu’il a averti ses copines que son père avait un blog, parait qu’on en fait des gorges chaudes sous les préaux du collège du Mont Duplan… ‘tain la honte… A quand une pétition des parents d’élèves pour me censurer ? Enfin… voir JOL les yeux mi-clos et la cuisse prisonnière dans le bassin d’une prêtresse du raeggeton, ouaaaah ce serait chaud-boyante !
Vous connaissez le raeggeton ? La fille de ma patiente Cubaine m’a montré une démo sur le net… les hommes font cercle autour d’une femme qui le danse à quatre pattes par une sorte de chaloupage frénétique du… on pourrait l’appeler ''popotin’’ mais ce serait niais, ''fessard’’ mais Jacouille et Cuba, c’est pas évident à lier… alors bon, on va dire ''cul’’ mais on l’aurait annoncé d’emblée, c’eût été trop abrupt vous êtes d’accord, tandis que là, ça s’impose. Faut voir ça une fois dans sa vie ! Fascinant comme ça capte le regard ! La lambada en comparaison c’est de la gym suédoise !! La danse Orientale, une pratique hygiéniste pour dévotes intégristes !!! Ouh Noun de Diou !!!! Faut voir les tensions que ça crée dans le cercle mâle ! Je m’étais permis un commentaire du style :

- C’est… suggestif…
- Non, c’est normal… qu’elle me rétorque la gamine de seize ans
- Oui, enfin… normal-chaud pour Caribéens, quoi… entre deux langoustes grillées sur la plage…
- Non, non, c’est normal chez nous…
- Bon, oui, enfin, je te rappelle que ta grand-mère n’a que onze ans de plus que ta mère quand même ! (véridique !)
- Noooormaaaal… !
- Ouais…normal…donc toi t’es une primipare attardée, finalement…
- Encore que ma mère elle a un frère aîné !
- Quoi ? Tu rigoles… ?
- Non, normâle… mémé a accouché à neuf ans… (very stick !)
- Gulp ! Bon, ben, OK, je serais une sorte de puceau, alors, moi, à Cuba…

Enfin, revenons à nos diablotins bien catholiques. Dès la fin de l’aprèm, un mec tout de gris-noir vêtu, m’a entrepris et ne m’a plus lâché de la soirée… Un oiseau de mauvais augure ? Il a effectivement commencé par m’annoncer que ma bonne journée programmée le 18 juillet à Barcelona tombait à l’eau : José Tomas ne reprendra pas de l’année. Je vous l’avais sous-entendu ici : rapport aux anticoagulants, sûrement. Bon… c’est sympa de m’avertir.

- Tu crois ? (que je lui dis, un rien désappointé, laissant ainsi la porte entrouverte au doute qui permettrait de ne pas assombrir d’emblée la soirée qui s’annonce, en laissant le gusanillo de l’espoir contrecarrer insidieusement la funeste révélation…)

- J’en suis sûr ! (qu’il te répond, te claquant la porte au nez…)

Bon, sympa, ok… Et puis il disparaît mais tu le croises de pastis en pastis, entre la ferrade et la capea et tu sens, qu’insensiblement, les cercles concentriques qu’il décrit autour de toi, se réduisent petit à petit. Et ne voila-t-il pas qu’il fonce maintenant carrément sur toi, te désignant d’un index impérieux, flanqué d’un acolyte au cheveu en brosse, un du grand Est, un Vosgien et qu’il te le présente en plus ! Tiens, v’la jean-paul qu’il fait, t’sais, Didierlaurent, celui qui a gagné le prix… Et là tu espères au moins que le type est un con, pour laver l’affront de ta défaite… Et ben non, un type simple et sympa, qui adore ton blog… qui a porté du ''Lomo de cerdo’’ vosgien fumé au bois de hêtre, de la crème de Munster au Gewurtztraminer et dont la charmante épouse te sert une part de crumble pomme-rhubarbe dont tu te pourlèches les babines où poussaient tantôt les crocs de la mesquinerie. Comme c’est, la vie, quand même…
Alors les Sudistes, avec leur manie légendaire de la galéjade, ils tentent bien de mettre le Vosgien en situation de rire un peu de lui avec une hypocrite invitation dans l’espoir qu’un torito le bachouchant lui fasse perdre un peu de son aura de lauréat, t’sais… Allez vas-y, attrape-le… tu risques rien... Mais c’est qu’il y va, le vosgien, et il s’en sort bien et t’es encore obligé de le féliciter dis donc ! Todo perfecto y total respect ! Encore une idée du type en noir, là… que tu retrouves pour la deuxième mi-temps de l’apéro. Et alors là, lui qui n’est pas le dernier pour écrire, qui passe même une bonne partie de sa vie à écrire, qui a mal aux yeux le soir tellement il a reluqué ses écrans dernier cri en écrivant, il déclare, tonitruant entre deux pastis :

- Mais à quoi ça sert d’écrire ? A rien…

Didierlaurent et moi, on se regarde dubitatifs et on lui répond des trucs d’une affligeante banalité :
- A prendre du plaisir, à en donner, à témoigner, à ne pas sentir passer le temps quand ça souffle en toi, à raconter des histoires aux enfants, à se faire désirer par les femmes… enfin, tout ce qu’on a sous la calotte cérébrale sur le moment.

- Ça sert à rien ! Si ! à un truc… ça sert juste à saouler ton ego !

- Meuuuuh l’aut’ hé, keski nous fait… (douzième pastis…) l’a le fado ou quoi ? Veut nous filer la scoumoune ? On né pa si cons kan mêm, si ? Depuis l’unanimité que le monde èèè monde, et kila b’soin d’se conter, ce serait k’dé mecs qui qui se pignoleraient à se faire mousser ?

- ‘xactly ! qu’il enfonce son clou en lampant son treizième pastaga…

- Eh dis donc l’Vosgien, file-lui une rondelle de Morteau, cause k’gé pô l’impression kyé k’son ego dessous… de saoûl (‘tain oùk’je mette le chapeau chinois le correcteur d’orthographe est jamais d’accord putain, ça se fait plus cette année,le sire kon flexe ? ou c mon PC kè trop con ?)

- OHOooo (expression vosgienne exprimée lors d’une ''pissée sur sapin’’ entre amis, dans la fôrêt (tiens, là, j’en ai mis deux, comme ça chui pu emmerdé par les chapeaux chintoks…) profonde. Y nous ferait pas le sy^ndrômê de l’êcrît vaîn ?

- Boudiou, tè vé… j’vé écouter ZOB délirer, l’a pô l’air marrant, c ça qué drôle !

Et je les laisse discrètement écluser entre lauréats, quatorzième, quinzième, dixième… faut pas toujours se mélanger aux élytres… chacun son rang, et les manuscrits seront bien gardés. J’aime bien prendre du recul, m’isoler sur un taon… un banc… allumer un puro… (putain, Eddie il le fume à deux son puro, avec sa femme, depuis cinq heures, et ils ne sont toujours pas arrivés au troisième tiers encore… incroyable… z’ont la succion ergonomique intégré ou une bronchite à condensation ? En tout cas, l’é bourré tout comme nous, vu qu’il a essayé de me convaincre que le premier tiers de la vitole était le plus suave… N’importe nawak ! Comme je le croyais pas, voulait me faire un dessin en plus…)

Bon, donc je suis assis sur mon banc et là kicéti qui déboule encore ? Le type en noir ! Peut-être qu’il me prend pour un curé car il se confesse, se répand d’admiration pour ce blog quasi génial que j’anime de mes petits doigts agiles, m’assure de sa connexion dès potron-minet, cœur battant et index fébrile, qu’il faut pas que je déconne – pas intérêt à l’arrêter du jour au lendemain, hein…- etc.

Entre-temps, sa femme s’est rapprochée et tend une oreille attentive, histoire de voir si le discours de son mari est toujours crédible… Mais, bien vite, de petits mouvements de dénégation désabusés se font voir… elle le tire par la manche et lui instille de rapides tirades qui ont l’air percutantes. J’imagine qu’elle lui dit des trucs comme : mais arrête de dire n’importe quoi… tu vois pas qu’il risque de te croire et qu’il va devenir de plus en plus infect ce type, si tu lui fais croire qu’il a du talent… Allez…viens… faut rentrer maintenant… Si ça se trouve dans leur salon quand ils ont parlé de moi, cela ressemblait à ça :

- Mais qu’il est nul ce Delon… Non mais t’as lu ses papiers ??? T’as vu comme il s’en croit avec son petit blog de merde, là…. ?

Merci pour les compliments, merci vraiment, beaucoup… mais faut reconnaître un truc :
Honnêtement, quand t’es plus borracho, mon blog, il est vachement moins bien.

photos Dolgachov

dimanche 6 juin 2010

De Prime Abord



Sous prétexte de la dénonciation d’enjeux commerciaux prenant le pas sur l’attitude éco-responsable, Greenpeace dont on connaît la propension à déclencher la pêche de ses propres capitaux en diffusant des images spectaculaires poussant les mémés à caniches à raquer aussitôt au bassinet de la solidarité anthropomorphiste, s’est encore adonné au combat. Naval cette fois, en Méditerranée, face aux thoniers sétois. Ce que ne pouvait savoir l’activiste anglais qui s’est fait harponner la guibolle, c’est l’authentique caractère bagarreur du pêcheur sétois. On précisera quand même au passage que le harpon n’était pas destiné à crever un homme mais un boudin pneumatique. Qui n’a jamais fait les fêtes de la Saint-Louis dans les bars avoisinants le canal royal où se tient le grand tournoi de joutes annuel, ne peut se rendre compte. J’en ai vu des qui se croyaient marioles, rétro-traverser les terrasses de café à grands coups de poings dans la gueule donnés par des colosses jouteurs qui, pour finir les balançaient au canal, dans une sorte de bouillon d’anchois pourrissants dans le gas-oil…
Alors que les thoniers sétois se morfondaient depuis des lustres à quai, en se pliant aux exigences bruxelloises, les greenpisseurs, fins psychologues, ont choisi de s’attaquer à leur mois de pêche dûment surveillé par des balises GPS et un responsable observateur de l’ICCAT sur chaque bateau. C’est bien leur droit après tout, s’ils aiment la baston, d’aller accrocher aux filets légaux des blocs de ciment pour en abaisser la ligne de flottaison afin que s’échappent les thons. Des couteaux ficelés au bout des gaffes pour crever les boudins de leurs Zodiacs, des abordages musclés, c’est ainsi qu’ont riposté les Sétois : la bataille navale, totale. La réaction plus forte que l’action, Greenpeace n’y avait pas pensé et doit l’assumer. On vit dans un état de droit et une riposte légitimée par la loi et l'urgence est souvent indignée et violente. La suite au prochain épisode, mais trois constats on ne peut plus logiques s’imposent :
Greenpeace légitimerait son action à s’attaquer à la pêche illégale, l’opinion serait avec eux sans partage.
Même condamnés pour blessures ou je ne sais quoi, les Sétois en cas de récidive réagiront de la même façon.
Même si la corrida est légale, nul doute que nous aurons bientôt à faire avec ce genre d’incident.
Maintenant je vais écrire un truc choquant que vous ne lirez nulle part ailleurs, tellement c’est incorrect, puisqu’il y a eu de nombreux morts et que tout le monde prend prudemment le parti de s'en offusquer afin de se situer du "bon côté". N'y voyez aucun rapport sur la légitimité de l’intervention, je ne veux pas juger de cela, seul le rapprochement maritime et les comportements humains réflexes m’y conduisent. Au sujet d’un autre abordage, israélien celui-là, venu pour faire respecter une décision de guerre en conflit armé, datant de la vie des rats, dont j’entends parler depuis ma naissance. Je n’entrerai pas, je le répète, dans la justification ou pas du blocus, ni celle de vouloir le rompre, je ne me placerai en aucun cas dans la lorgnette humanitaire ou politique ou tout autre angle qui prendrait parti, choisirait un camp, défendrait une position, soutiendrait une thèse : je n’ai pas d’avis sur tout et ignore les arcanes d’un conflit qui malgré les poignées de main entérinant des accords de paix télévisuels, évolue toujours. Mais, à l’échelle de la réaction d’hommes face à d’autres hommes, dans une situation donnée, et même si l’opération a été condamnée par tous les pays et gouvernements y compris ancrés à droite : quelle est cette naïveté, cette hypocrisie, qui consisterait à croire qu’une quinzaine de soldats en mission, armés jusqu’aux dents, accueillis à coups de barre de fer par des centaines d’ennemis pourraient choisir de se laisser lyncher plutôt que de tuer eux-mêmes ?

Sin Toros, Sin Zapatillas : Cesar Jimenez






















mercredi 2 juin 2010

Ray Mond 001









Sur la planète foot tout s’emballe, la compétition approche, on va enfin connaître la valeur de chacun. Les journalistes appellent ça « la vérité du terrain » celle qui coupe court à leurs supputations vendeuses de papier, aussitôt remplacées par les comptes rendus de match. Du coup, si l’on ose s’exprimer ainsi, le spectre de Zahia s’est éloigné. C’est vraiment un spectre cette fifille. Elle a eu son heure de gloire en remportant haut la cuisse le prix Quasimodo de la nuit blanche. Gain : mille cinq cents euros. Le sait-elle qu’il gagne sept cent mille euros par mois - hors pub - son guili-guili-Ribéry ? Et à qui c’est ça, hein ? Guili-guili… Remarquez, cela vaut-il vraiment plus, une nuit avec Zahia ? Je ne sais si c’est le fameux Dr Delajoux qui lui a boosté les pectoraux mais… il y a comme une erreur, non ? J’en ai jamais vu des poitrines comme ça. Pourtant j’en ai vu, je vous prie de le croire ! Oh oui… des tombantes-aplaties, des dégonflées, des over-boostées, des amplifiées, des réduites, des reconstruites, des œufs au plat dont le jaune avait coulé, des siliconées, des gélifiées au sérum physiologique, des petites pommes qui louchaient vers le ciel, des bananes antillaises qui clignotaient sur les côtés, des poires à soif, des assymétriques, des toutes mimis, des toutes poilues… des riquiquies, des mahousses-graisseuses, des suintantes-laiteuses, des parfumées à l’Ylang-Ylang, des toutes brillantes de Monoï, des qui voulaient se faire masser, des magnifiques… à tomber… raide… des timides discrètes à ne dégrafer qu’une fois le corps à plat ventre, des exhibitionnistes bondissantes hors de leurs balconnets à la première occasion, des gélatineuses frémissant comme du pudding, de la tétine en creux ou en relief, de l’aréole rose de diaphane ou brune d’orientale, j’en ai vu du téton que j’vous dis ! Mais les deux fessiers greffés sur le sternum de Zahia, non… jamais. Donc déjà, pour un mec normal, il y a un a priori de bizarrerie qui n’incline en rien à la bagatelle. Sauf évidemment à être un pervers amateur de mutantes. Et encore n’a-t-elle pas parlé… lorsque se pointe son décolletété. Non, vraiment rien de stimulant pour un mec normal. Et ce n’est pas le moment de me sortir votre couplet philo-libidineux à tolérance gauchisante maximum sur la normalité... Mais, un jeune milliardaire qui passe son temps à courir après un ballon en culottes courtes et à soigner son look est-il un mec normal ? La preuve, désirer Zahia… c’est normal, ça ? Elle est une sorte de Lara Croft ratée, qui aurait perdu dans tous ses jeux et dérouillé grave les bastos de ses adversaires. En plus elle bavassait dans Paris-Match que son client n’avait pas été très agréable, ni doux, ni élégant… Meeeuuuh tiens ! Et pourquoi qu’les putes elle n’auraient pas droit à leurs rêves de prince charmant ? Pourquoi n’auraient-elles pas droit à des chevauchées hardies, à des menées somptueuses guidées par de preux chevaliers éperdus d’amour en tout bien tout honneur ? Tu voulais de l’amour, en plus, petite Zahia… ? Au lieu de quoi, il avait gardé ses crampons et demandé que tu sois habillée en arbitre et tu devais hurler : Non, y’a pas pénalty !? Tu voulais qu’on t’aime tendrement pour mille cinq cents euros, et avec de la délicatesse en plus… ? Une bonne grosse délicatesse virile, style gentleman des quartiers nord de Massalia, qu’t’en aies pour ton argent, quoi… d’accord… on se doutait pas, tu sais. Requête légitime, sauf que, ''pute'', alors, c’est pas le bon profil, Zaza. Il est des voeux incompatibles avec le statut. Le problème d’ailleurs, avec les putes, c’est qu’elles ne sont pas fidèles. Déjà. C’est énervant pour un type comme Ribéry. Je sais maintenant pourquoi il prie les mains vers le ciel, avant de rentrer sur la pelouse : il prie pour que Zahia ne rate pas son avion. Et dire qu’il avait commandé cette prestation pour se détendre… Enfin, toute cette affaire, parce qu’il n’a pas contrôlé les papiers de la demoiselle. Mais ce n’est qu’un footballeur, ils charrient, les juges, essayer de nous faire croire qu’il était capable d’un raisonnement poussé avec implications juridiques de cause à effet… Et puis quoi encore ? Point de vue interrogation existentielle il en est tout juste à je passe le ballon à ''truc’’ ou à ''machin’’ ? Et encore, n’est-ce pas toujours solutionné… Y’a qu’à voir les tibias de ses adversaires, les résultats de l’équipe et les problèmes de Ray Mond 001, pour constituer son équipe. Si seulement, speedy rib-rib, au lieu de payer Zahia, tu avais séduit de haute lutte une femme de classe, je sais pas moi, Christin Scott-Thomas par exemple, alors là, oui, qu’on t’aurait admiré ! Mais bon, j’te dis pas la prise de tête pour arriver à toréer par le bas une femme de cette classe… Alors que hein, quand on a recours à une péripa…péritéti…pétriseini… enfin à une pute donc, c’est qu’on veut l’éviter à tout prix, la prise de tête !!!

Ray Mond 001 ! Venons-en à lui car il m’a semblé apercevoir son nom quelques lignes plus haut… Celui-là, alors… dès qu’il apparaît, tous les aficionados de la baballe ont la cagagne. (Désolé pour ceux qui pensaient découvrir un blog littéraire, ce n’est pas le cas, et, en plus, on est près de Marseille) Il ferait douter un Sénégalais de sa négritude, le Raymond ! La solidarité, c’est pas son truc, il observe son équipe, décalé, et commente tout, en se défaussant, tellement les journalistes le gonflent (sauf Estelle Denis)
« Si on va aller loin ? Ben, faut voir, si les garçons ont envie, si le groupe se forme pourquoi pas, c’est eux qui le diront… etc… » Bref, sa position c’est : quand on gagne je n’y suis pour rien et quand on perd j’étais pas sur le terrain non plus…
Et l’enthousiasme Ray Mond, qui c’est qui le donne au groupe ? Le feu intérieur qui dévorait Aimé Jacquet, la foi qu’il insufflait à l’équipe, tu vas leur donner comment, toi ? En signifiant aux gens qui te questionnent, pleins d’espoir, à un peuple qui te guette, que tu les emmerdes, car toi, tête à claques laconique, tout ce que tu veux c’est te tirer d’ici au plus vite, pour épouser la mère Denis. Aaaah bravo ! Comme tu avais l’air fin après l’élimination de la France à l’Euro, enfin soulagé des obligations footballistiques, quand tu lui as demandé sa main ''à la télé’’, comme un couillon, comme un pauvre bouseux qu’aurait pas communiqué avec une meuf depuis des lustres. Si tu avais vu sa tête quand elle a repris l’antenne ! Décomposée ! Elle avait du mal à articuler ses phrases et sur son front était écrit :
« C’est pas possible… je n’ai pas vraiment entendu ça… pas maintenant, pas avec son sourire béat de gros niais et devant la France entière… »
Et là, on l’a vue si consternée tandis que toi t’étais tout ''guilleret de ton effet à la noix’’ qu’on a su qu’elle était beaucoup plus intelligente que toi. Instantanément.
Enfin, on a déjà une certitude avec les Français : ils sont champions du monde du look. OOoh-la-laaaa la sophistication des coiffures… trop shampooings ! euh champions ! De Malouda-le-tressé à Cissé-le-doré, des heures, ils doivent passer à papoter dans les salons ! Cissé a demandé l’élaboration d’une houppe médiane dorée qui vient en rappel de la dorure des chaussures… Trop la claaaaasse… évidemment quand il voit arriver un bon centre, il hésite à faire une ''tête’’ devant le danger de décapage de dorure, tant pis pour le but, hein, Ray Mond 001 ?
Sur la planète Saturn ils ont inventé le ''crédit Raymond’’, c’est du zéro pour cent… Ils se dédouanent de l’association d’idée subliminale (raymond = 0) d’une pirouette qui stipule que c’est ''parce que Raymond, il en a vu passer des zéros dans sa vie’’. Sur sa fiche de paye, tu veux dire ? Un autre bon supporter des Bleus c’est Carrefour : s’ils gagnent la Copa del Mundo, la chaîne vous rembourse le téléviseur que vous venez de leur acheter ! Et ça, quand on connaît leur âpreté au gain, c’est un rudement bon indicateur des chances françaises !!! Zahia, la victoire finale, les prières chastes, les slogans publicitaires, tout ça... j'ai bien peur que cela ne relève que d'une frénétique activité mensongère.