
Ponce est devenu une sorte de vieux marquis emprunté dont la souplesse et l'harmonie ont quitté le corps. Ce serait un peu comme aller voir un paysan de Villamanrique de la Condesa qui nous aurait enchanté à pied en 1982 et 83, enfourcher un pur-sang andalou au prétexte que ça lui plairait, le canasson. Ben fais-en chez toi, Paco !
Mais là, quand même, on était restait couché. Pas fou.
Je me rappelle vaguement d'un Vegahermosa fada assez énigmatique pour le revistero moyen, un manso qui lorgna d'abord vers le toril et le callejon puis fit illusion d'une certaine bravoure au cheval avant de s'y endormir lui aussi puis poursuivit avec une certaine noblesse le leurre de Castella avant de terminer distraito : n'importe quoi ! Vous savez le canif Suisse polyvalent avec lequel on n'arrive même pas à visser une vis ? Si, c'est peut-être lui qui arriva à démonter deux longueurs de barrière, pas sûr. Ca m'avait réveillé momentanément en tout cas.
Perrera fut superficiellement esthétique et basta. Ca vous a plu ?
Heureusement en suivant, la nouvelle "El Silencio'' très bien lue par Arnaud Agnel, avec beaucoup de sensbilité, une grande faena dans les jardins de l'impé. Cuba Libre et toats à la brandade à gogo qui plus est. Pour se réveiller.
1 commentaire:
Corrida sans intérêt en effet mais qui m'a permis de deviser (discrètement) avec ma voisine (je n'avais pas mes "pipas" ;-)
C'est vrai que la lecture par le jeune et talentueux Arnaud Agnel a été royale ... Un grand moment !
(c'est donc toi qui as vidé toutes les Havana Club du bar ?)
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