Adieu

Adieu
photo de Anya Bartels-Suerdmont

vendredi 3 avril 2015

Eco Edito

Ca va la vie ? Z’êtes toujours pétés de tunes, z’avez des projets, tout va bien, vos vacances sont déjà réservées ? Moi, depuis le scootard rosifié, je rame… Y’a qu’à voir le blog… il y a désormais plus de resenas cinématographiques que tauromachiques… la raison ? Les places à 6 euros au lieu de 60… Finies les escapades madrilènes ou autres… remarquez, rien perdu parait-il… et puis vous avez lu Durand ? Voir toréer un torero sentencieux je sais pas si ça m’attire… moi j’ai besoin de trouver le type intelligent, pour l’admirer… alors un type qui twitte des sentences à deux balles, comme "Aucun rêve n'est petit et aucun rêve n'est assez grand'', ça gâche…
Eh oui, le socialo m’a appauvri… il a augmenté les impôts, de ceux qui travaillent vraiment, et même des autres, tant qu’il a pu, ce qui a toujours été sa mesure de créativité maximum, question économie. C’est fou, désormais j’erre dans les allées du supermarché effrayé par les étiquettes : tout est cher… Avant, je les regardais même pas, pire, je prenais ce qui était cher pour que ce soit bon… Maintenant, je fais des raids à 40 euros chez Aldi, entouré d'autres pauvres, pour être moins affolé par ce qui fuit… J'achète tous les mauvais produits, de ceux qui enlaidissent, chargés en sucre, sel, gras, huile de palme, bourrés d'additifs cancérigènes, des produits pas chers. L'autre jour, j'ai trouvé seize yaourts chimiquement aromatisés, pour 1,69 euros ! Je m'en suis régalé. Nous faisons la queue, une longue queue, parce qu'il n'y a qu'une caissière, car chez Aldi aussi, même le patron est pauvre.
Il a cité son ennemi, la Finance, comme si on pouvait s’affranchir du monde dans lequel on vit, avant de redescendre sur terre et de remplacer l’idéologue ministre grandiloquent par un financier. C’est ça qui est bien avec les politiques : ils peuvent te dire un truc en te regardant au fond des yeux avant de faire l’inverse. Et tout continue, no pasa nada… Quatre élections plus tard, il sait que les gens le vomissent mais il y va toujours de sa bonne blague dispensée de son sourire niais, poursuivant en pleine forme ce que Mitterand appelle son niquennat… << il les baise toutes, les journalistes, les actrices, toutes…>> confirme l’ex-ministre de la culture, hilare. Tout va bien pour François 1er, il besogne, il trombine, il lime, il… enfin, sûr que côtoyer des gazelles aussi sexy que Martine Aubry et Angela Merkel appelle à des compensations, je ne lapide pas.
 Après le ''nain stressé'', le ''nain ravi'' donc, dont le lieutenant ''nain sanguin'' explique qu’il faut maintenant baisser les impôts. Vouais. Bien vu. En ne les augmentant pas tant, on aurait gagné du temps, et le temps… Il est mal dans sa peau, nain sanguin, il ne peut parler sans devenir tout rouge et s’énerver… C’est un catalan qui aime l’Espagne, ça crée des troubles. Au fait, il adore la course camarguaise… les deux ou trois fois où je l’ai croisé au sortir d’une arène, c’était corrida, mais ça, non, il ne peut plus le dire, rapport à 2017… tandis que la course à la cocarde c’est hallal, kasher, catho, proto, bio et écolo, no problemo.
Je pense qu’avec ''nain queutard de ouf'', pote de Dodo la saumure, la gestion du pays aurait été plus réaliste, mais bon, l’incontinent du canal spermatique aurait semé la panique à l’Elysée. J’vous dis pas les poursuites de couloir, les pelotages de boudoir, les tétons débraillés, les braguettes ouvertes, les fellations d’alcôves, les pénés furtives, les… vous avez remarqué le crescendo ? Sûr que vous imaginiez ce qui devait suivre… et ben non, vous n’aurez pas le plaisir de le lire !
Donc alors, voyons, perspective de dépense pour une journée à la feria du riz :
S’y rendre, en revenir, 20 euros, deux places pas trop moches 120 euros, un apéro moyen 30 euros (ouais un apéro de plouc, au pastaga...) un restau sympa 50 euros, total : 220 euros c’est rigolo. Multiplie pour les trois jours : Tu vas en bouffer du riz dans les semaines qui vont suivre !
Autre alternative : emmener ta compagne à la mer :
Beauté grandiose du paysage, gratuit ; marcher au bord de l’eau en la tenant par la taille, gratuit ; baisers volés, réclamés, refusés, obtenus, avec et sans la langue, gratuit ; regarder comme elle est belle, craquer devant son sourire, gratuit ; caresser ses jolies jambes au soleil, gratuit ; prendre un apéritif les yeux dans les yeux, gratuit ; emporter un pique-nique sympa avec du bon vin et tout et tout, pas gratuit mais pas plus cher qu’à la maison (je te rappelle lecteur, que tu es quasi obligé de te nourrir quotidiennement) ; Si tu es moins rat, s’offrir un petit restau de poisson, 60 euros, se caler dans la dune pour une sieste affectueuse en regardant au loin miroiter la Méditerranée, gratuit ; s’arrêter au retour au bord des petites routes, pour observer les toros au campo sans gros con déblatérant sur l’art de toréer ou beauf vociférant un Mata-lo ! des familles, GRATUIT.
Total de l’alternative haute 60 euros. Différentiel : 160. Que tu multiplies par trois.
Je ne crois donc pas que tu liras ici des resenas GRATUITES de rizottis arlésiens lecteur… d’autant que, ça paraît pas mais, pour écrire des textes spirituels, ça me coûte des connexions de neurones qu’il faut bien nourrir. 

5 commentaires:

el Chulo a dit…

Ole tu madre marcos!

Anonyme a dit…

Ha,Ha,ha ! Excellent...!

gina a dit…

On n'a pas d'inflation, l'euro baisse, les exportations vont s'accroître, le chômage baisser, de quoi se plaindre ?
Une marche en bord de mer ou dans la garrigue qui fleurit de tous ses iris, avec le chien qui s'affole devant une sauterelle, c'est net d'impôt,net d'images télévisées et de discours mensongers, et bon pour la santé.

Pedroplan a dit…

Et Frascuelo, alors ?

Marc Delon a dit…

Certes, j'ai pas dit que je ne regrettais pas, parfois... mais bon, toros faiblissimes parait-il...
je n'ai plus de latitude pour supporter ça.