
L’introduction de l’histoire est vite posée. Dans du noir et blanc, de la sépia, plutôt. Tout est en gros plan. Un couple interprété par Charlotte Gainsbourg et William Dafoe, (les seuls personnages du film, avec leur enfant) fait l’amour avec passion, sur le sol de la cuisine, au lit. Leur fils, trois ans, ou moins, est insomniaque et, perplexe, assiste silencieux à la scène primitive. Il joue calmement près des parents enlacés, fait tomber des sculptures posées tout près, puis se saisit de sa peluche, la fait flotter au-dessus du vide par la fenêtre d’où ils disparaissent tous deux.
Suivent les funérailles et le deuil qui occupent tout le développement du film.
Les deux parents s’isolent dans un chalet de montagne, Eden, situé dans une zone marécageuse, boisée, envahie de ronces et de fougères, autrement dit peu riante (même si la pellicule est maintenant en couleur) : la mère sortant de clinique psychiatrique après des soins peu efficaces, prétend le mari psychanalyste, qui entreprend de mieux la soigner même si c’est contre-indiqué et s’il doit céder aux intenses désirs amoureux de sa femme.
Il lui demande donc de revivre ses émotions, son angoisse, ses peurs, son deuil et nous assistons avec elle à la souffrance, aux fantasmes, aux rêves, nous nous soumettons aux ordres plus ou moins inquiétants et fantasques du thérapeute s’adressant à l’inconscient de sa femme. On assiste aux progrès, mais les reproches fusent parfois, de sa part, puis de la sienne. Tout devient de plus en plus sinistre, dehors dans la nature obscurcie et même noircie, sous les arbres, dans la boue, sous des rocs. Dedans, quand on observe les gravures et peintures du grenier où se mêlent sorcellerie, dessins diaboliques, messages infernaux : des voix humaines, des cris d’animaux, loups, oiseaux ajoutent à la peur, à la nôtre aussi. Fantastique et réalité s’entrecroisent dans une atmosphère qui se détériore dans le couple aussi, malgré le désir amoureux fougueux et féroce qui oblige l’homme à satisfaire la femme qui ira jusqu’à le mutiler. C’est un horrible beau film, parfois insoutenable, avec des gros plans inattendus, ni pornographiques ni érotiques, simplement réels –. D’un réalisme total.
Charlotte Gainsbourg, on la redécouvre, en grande star.
Suivent les funérailles et le deuil qui occupent tout le développement du film.
Les deux parents s’isolent dans un chalet de montagne, Eden, situé dans une zone marécageuse, boisée, envahie de ronces et de fougères, autrement dit peu riante (même si la pellicule est maintenant en couleur) : la mère sortant de clinique psychiatrique après des soins peu efficaces, prétend le mari psychanalyste, qui entreprend de mieux la soigner même si c’est contre-indiqué et s’il doit céder aux intenses désirs amoureux de sa femme.
Il lui demande donc de revivre ses émotions, son angoisse, ses peurs, son deuil et nous assistons avec elle à la souffrance, aux fantasmes, aux rêves, nous nous soumettons aux ordres plus ou moins inquiétants et fantasques du thérapeute s’adressant à l’inconscient de sa femme. On assiste aux progrès, mais les reproches fusent parfois, de sa part, puis de la sienne. Tout devient de plus en plus sinistre, dehors dans la nature obscurcie et même noircie, sous les arbres, dans la boue, sous des rocs. Dedans, quand on observe les gravures et peintures du grenier où se mêlent sorcellerie, dessins diaboliques, messages infernaux : des voix humaines, des cris d’animaux, loups, oiseaux ajoutent à la peur, à la nôtre aussi. Fantastique et réalité s’entrecroisent dans une atmosphère qui se détériore dans le couple aussi, malgré le désir amoureux fougueux et féroce qui oblige l’homme à satisfaire la femme qui ira jusqu’à le mutiler. C’est un horrible beau film, parfois insoutenable, avec des gros plans inattendus, ni pornographiques ni érotiques, simplement réels –. D’un réalisme total.
Charlotte Gainsbourg, on la redécouvre, en grande star.
GINA