Adieu

Adieu
photo de Anya Bartels-Suerdmont

dimanche 3 avril 2016

Naissance d'une collabor'artion...?

Quel gazapon ce Pedroplan... Je l'ai cité de loin pourtant, et il est 

venu, tranquillou, se fendre d'une resena pour les Pedraza de 

 Yeltes,  mâtinée de ses impressions sur la programmation 

nîmoise...  Voyons  donc ce qu'il a à nous dire :


foto agencia EFE

Tauromachie ou Bov'art ? 



Eh bien, cette fois-ci il (il, je veux dire Il, enfin, Lui, le cynique Producteur d’Art qui fait notre fierté) a osé le faire : du cent pour cent. Cent pour cent de domecq pour jus ou ersatz pour Pentecôte, cent pour cent de limaces n’aspirant qu’à tenir debout en avalant leurs cent trente redondos inversés et leurs cent vingt passes changées. Repas sans sel, sans assaisonnement, idéal pour cantine de maison de retraite. Pas même un petit Fuente Ymbro pour relever la sauce. Miura, Adolfo, Cuadri, Victorino, Cebada, Escolar n’en parlons pas. Moreno Silva encore moins. Albasserada, connais pas. Bref, une tauromachie sans machie ni tauro. De l’art bovin. On dira bov’art, ça fait plus plus sexy.
Ah, on va les regretter nos Pedraza d’Arles. Malgré la vague déception qu’on avait en sortant.
La faute aux Dacquois, avec leurs hâbleries. Ah, ils nous en avaient tellement raconté sur leurs Pedraza à eux qu’on s’attendait à l’apocalypse, et voir s’écrouler le vénérable amphithéâtre sous la fureur des monstres. Au point qu’en croisant un picador qui descendait vers les arènes, je lui ai serré la pince avec l’air attristé de circonstance, celui qu’on arbore aux cérémonies funèbres (encore que c’est rarement la main du héros de la fête que l’on y serre).
Et puis non. Seulement un lot de taureaux honnêtes. Des taureaux qui font leur boulot dans le genre « pas mal mais peut mieux faire » de nos bulletins d’autrefois, avec mention pour le caractère bougon du premier, le galop joyeux du troisième répondant au picador, la noblesse encastée du cinquième. Et bonnet d’âne pour le père Riboulet - enfin, le fils - et sa carioca de derrière les fagots. 
Et en face, Escribano avec son allure de sportsman d’outre Manche s’adonnant à l’incompréhensible Cricket sur un gazon d’une surnaturelle verdeur. Six paires de banderilles précises et deux séries de la droite sans se décoiffer, un sourire de trente-cinq dents, un coup de brosse et hop, prêt à aller prendre le thé chez la baronne. 
Thomas Joubert, avec son allure fragile d’adolescent aurait sans doute mieux profité du cinquième avec un peu plus de pratique, mais ce qu’il fit ne fut pas mal du tout, dans le genre vertical avec une touche d’inspiration parfois bienvenue, parfois un peu aléatoire, comme ces cambios dans le dos qui surprenaient le public, le taureau et peut-être lui pour commencer. 
Quant à Juan del Álamo, torero estimable s’il en est, il réussit à sortir deux faenas de la paire de rétifs qu’il eut en partage. Mais pourquoi s’obstina-t-il à tuer a recibir le sixième qui s’était figé dans l’attitude résolument marmoréenne de mon labrador en désaccord sur le tracé de la balade ? Il y a sûrement une explication - sans doute parce que c’était impossible autrement -, mais en, attendant, il frôla de très très près le troisième avis.
Ah, et on donna la vuelta au cinquième, celui du triomphe de Thomas. Discutable, sans doute. Moins en tout cas que celles que le compulsif du mouchoir, le Tournesol à chapeau de paille des euphoriques matinées nîmoises ne manquera pas d’accorder aux gentils collaborateurs des Zartistes Zinspirés.
                                                                            Pedroplan 

28 commentaires:

Anonyme a dit…

C'est vrai que maintenant, un peu d'allant et de force à la pique et ça y est, on crie à l'évènement...

Marc Delon a dit…

Gracias, hein, pedroplan...
Pas trop emmerdant de ne pouvoir commenter ses propres textes ...?
;-)

Anonyme a dit…

Je ne pense pas qu on crie a l evenement mais quand on voit autre chose que du medio toro et du media toro comme a Nimes ce sera vraisemblablement le cas, on a bien raison de s en réjouir,non? JG

Marc Delon a dit…

Si on a 25 ans oui, si on voit du toro depuis des décennies on a forcément des comparaisons en mémoire et tout s'étant complètement inversé...
l'attribution d'une oreille par exemple : c'était exceptionnel et bien sûr il fallait, après une faena mémorable, tuer de la première épée, sinon vuelta
Et il était des vueltas plus méritantes que 80% des oreilles de nos jours

Marc Delon a dit…

et une faena mémorable SUERTE CHARGée....!

el Chulo a dit…

meme les pedraza sortent en guimauve dans le sud est alors?
curieux!

Anonyme a dit…

Peut etre Marc mais rappelons nous quand Ordonez ou Dominguin ainsi que le Cordobes et tant d autres de l époque combattaient des toros anovillados voire des novillos souvent sans force et tout petits, beaucoup se pamaient sur les étageres. Même s il est exact comme le suggere Chulo que le lot de Pedraza d' Arles a été moins bon que celui de Dax 2015 (je n étais pas présent en 2014), pour autant ce fut un bon lot de toros. Ne boudons pas notre plaisir quand il est légitime!
Par contre je suis d accord sur le cargar la suerte, malheureusement on voit de plus en plus de toreros qui déchargent la suerte; mais ce n est pas la faute des toros
si c est ça qu on leur apprend trop souvent sans les ecoles taurines et si c est ça qui plait malheureusement au public dit "moderne".JG

Marc Delon a dit…

<>


Peu importe, le nombre, le peuple, la foule, n'a pas toujours raison, ce n'est pas parce que Sheila vendait plus de disques que Brel ou Ferré, que l'apport de ceux-ci est moins important...

Je suis toujours étonné par la vindicte du public quand il réclame des oreilles indues avec la même véhémence illégitime que celle d'un syndicaliste CGT à propos d'une ''prime à charbon'' qui ne se justifiait qu'au 19é siècle...
Comme je trouve idiot une présidence qui tarde ou cède finalement ''son'' oreille : si elle veut la donner elle le sait de suite pourquoi faire attendre ? Et si elle ne veut pas la donner pourquoi finalement céder accréditant la thèse que celle-ci appartient aussi au public ?

C'est complètement con... messieurs les présidents et assesseurs qui nous lisez, assumez vos choix !

el Chulo a dit…

Je voudrais faire remarquer que devant certains toros encastés, on est OBLIGE de cargar la suerte et de se croiser aussi, (hueco!). Pas le choix!

C.Crépin a dit…

Pour les toros (sauf le 1er), n'oublions pas que nous étions en Mars, et non en Aout comme à Dax. Cela se ressent évidemment dans la maturité d'un toro de 4 ans.

Vrai aussi pour le toreo et l'allure de Thomas Joubert. Une verticalité très "manoletiste" (son air triste parfois désespéré aussi). Elégance et aguante de bon aloi. Hélas, les fondamentaux (longues passes qui permettent de mandar et templar n'y étaient pas. les ornements auraient dû venir après... Et le fameux cinquième aurait pu ainsi être amené plus loin, rendant la vuelta plus légitime.

Marc Delon a dit…

désolé Pedroplan ce n'est pas que je veuille minimiser ton post mais je n'arrive plus à grossir la police... ;-)

el Chulo a dit…

c'est l'age, marcos!

el Chulo a dit…

la remarque de c. crepin est très juste. les toros d'aout ont une herbe de plus, même si l'hiver n'a pas été très rude!

Marc Delon a dit…

ce n'est pas que j'ai oublié comment faire chulo c'est que ça ne marche plus quand je le fais ! mais bon, c'est vrai que toutes les 24h je prends un jour de plus.

Pedroplan a dit…

Commentaires des commentaires : je précise quand même que j'ai bien aimé ces toros qui, dans un monde parfait, devraient être notre quotidien. Si je n'avais rien lu sur Dax je n'aurais pas ressenti de déception. Entièrement d'accord sur l'histoire d'herbe... sujet qui décidément inspire beaucoup El Chulo. D'accord également sur la remarque de Ch. Crépin au sujet de Joubert : on l'excusera toutefois eu égard à son bagage un peu léger pour une telle entreprise. Et enfin, Marc fait référence à une époque bénie où l'oreille se débitait encore à l'unité.

Anonyme a dit…

Et mes remarques sur les Ordonez, Dominguin,Cordobes ne font l objet d aucun commentaire? Alors, "qui ne dit rien conscent"?!JG

Anonyme a dit…

Bien connu depuis longtemps.Et cela n'empêchera pas les arènes d'être pleines de bobos et de ceux qui se plaignent mais y vont quand même !
Voilà l'aficion(?) de Nîmes .La tauromachie Domecqu standardisée, aseptisée ou les "aficionados" trouvent toujours ce qu'ils viennent chercher( cf. déclarations de Juli ) .
manolo

Marc Delon a dit…

moi ce qui m'étonne c'est la carence de commentaires sur la jolie prof de yoga : elle avait pourtant l'air très ouverte...

Pedroplan a dit…

Ah oui,JG je consens dans une certaine mesure : c'était ni plus ni moins pareil qu'aujourd'hui : aux figures, les plus commodes. Mais c'était aussi le cas avec Guerrita, et peut-être avant...

Pedroplan a dit…

Ah oui, Marc, impossible de ne pas constater qu'elle charge la suerte à fond !

Anonyme a dit…

tres ouverte oui la prof de yoga mais ouverte si simplement, avec tant de naturel et de simplicité que meme si la personne est jolie elle n est pas forcement érotique et n induit pas pour autant du désir charnel. La photo est belle de par le naturel dégagée par la yogie.

Marc Delon a dit…

Tiens, une femme qui parle du désir des hommes à leur place...

Anonyme a dit…

Ah bon. C'est une prof de yoga ? J'ai cru une poupée gonflable destinées à la testostérone nippone ... Qué érotisme ! A part une flèche pour signaler l'entrée de la monnaie (ou carte bancaire) ... C'est ça qui est érotique ?
Boudiouuuu

Anonyme a dit…

Ah merde alors quand j ai fait le commentaire sur la yogie je pensais pas qu on me prendrait pour une femme! Non non j suis bien un mec et je dis ce que je pense en tant que mec ni homo ni meme bi

Marc Delon a dit…

ah bon...

Anonyme a dit…

ben oui...

Anonyme a dit…

un exemple? je trouve la fille de la photo aun gant de boxe plus excitante que la yogie. La yogie dans la même tenue que celle du boxeurl la...oui!!!!

Marc Delon a dit…

Moi je dis, ça se vaut : la yogie t'uppercute sans te toucher et la boxeuse peut te détendre d'une bonne droite...