Adieu

Adieu
photo de Anya Bartels-Suerdmont

jeudi 27 février 2014

Repose en Paix




       

Quelque chose m'a toujours intrigué : d'où venait cette exaltation si particulière ressentie à l'écoute de ces sonorités d'outre Pyrénées ? Pourquoi cela me donnait-il si envie de vivre intensément tout en m'encourageant à sonder en moi une profonde gravité ? Rien, dans ma culture ou mon histoire familiale qui ne me lie à l'Espagne, et pourtant cette part de moi nourrie par la conviction qu'il s'agit d'un pays où je me sentirais chez moi. La tauromachie, une porte d'entrée, la musique, une autre, avec de virtuoses interprètes de pelizco dont Paco de Lucia n'était pas le moindre. Devant son beau visage à jamais figé, dansons avec lui, trois minutes vingt-neuf secondes durant.

3 commentaires:

gina a dit…

Il y a comme ça, des pays où l'on se sent chez soi, en empathie avec des gens, des cultures, des paysages, sans que l'on sache trop pourquoi. Vous nous donnez un bel exemple

Maja Lola a dit…

Merci pour ce bel extrait de Danza de Falla ..... Sans oublier le mythique Dos Aguas qui laisse l'empreinte de Paco.
Il a fait flirter sa guitare avec beaucoup de styles musicaux mais sans jamais denaturer la sonorité originelle de sa culture et de ses racines. Un géant tout en classe et retenue ....

pedrito a dit…

Paco de Lucia: trois mots magiques, et pas de mots pour exprimer ce que j'éprouvais la première fois que j'entendis le son de sa guitare encantadora.
Et çà durait depuis près de 40 ans.
Aujourd'hui, il laisse en moi une plaie profonde, douloureuse. A la mesure de l'immense talent d'un être d'exception devenu cher.
Bravo pour cet hommage