dimanche 11 janvier 2015

Tu es Charlie ? Apprécie...





La pratique de la démocratie, enfin de la pseudo démocratie, puisque française, c'est à dire celle où la proportionnelle intégrale ne figurera jamais à l'assemblée de nos représentants, celle où chaque citoyen pense qu'elle est légitime à condition qu'elle ne diffuse pas un autre avis que le sien, est pourtant simple :
Tu n'aimes pas la corrida ? 
N'y va pas.
Tu n'aimes pas les dessins subversifs de Charlie Hebdo ?
Ne l'achète pas.
Chez nous, c'est comme ça, tout ou presque existe et existera toujours. Difficile de renverser plusieurs siècles de libre-penseurs. Bien sûr les quelques demeurés dont la bêtise le dispute à la haine en sont les ennemis. Mais les plus perfides sont certainement cette masse de tolérants sans limites qui feignent de penser que l'homme est bon et cachent leurs peurs dans cet espoir naïf qui occulte et retarde l'explosion. Comme ils sont touchants alors, dans leur déambulation avec leur petit papier à la main, s'auto-rassurant les uns les autres... Pendant ce temps, dans la cour des collèges de France, il est  impossible de faire respecter à ''la France de demain'' une minute de silence. 
Tu peux vomir, lecteur. 
 
 

3 commentaires:

Le passeur de mots a dit…

Déjà jeudi dernier, le jour d'après, j'étais vomis.
De bon matin au petit café, celui où, grand naïf, la veille encore, je le pensais, nous pouvions, presque rire de tout, avec presque n'importe qui.
Mais après la première gorgée, les langues ont vite retrouvé, le chemin des coups de fouet sur les marches du temple, des chapelles alarmantes, des mosquées délirantes, ça tirait de toutes parts.
Des "Ils l'ont bien cherché, on salit pas Mahomet" d'un côté du comptoir au leçon de morale du taulier orthodoxe de l'autre, de ses " oui tu comprends le sacré c'est délicat faut savoir s'arrêter, moi même en tant que chrétien" beurhhhhhh première gerbe, déliquescence de l'estomac à même la tasse, grumeaux épais, nous y voila, maréchal devant toi j'en pisse et des meilleure, ça y étais j'étais vomis.
On ne parlait plus de dessin, on ne parlait plus la même langue.
Je suis sortis, j'ai mis mon vomi sur la tête, ça faisait comme un voile sur mon Occident et une œillère sur mon Orient, un trou du cul sans avenir, pas même celui d'une décharge éclectique.
Et puis tout ce vomi à rendre dans la semaine, et celui d'hier encore, un vomi à enduire, un vomi de façade, à faire comme si on étais tous des Charlie
Après la lecture de votre vomit du matin,ça ne s'arrange pas. On va se faire en plus traiter de salafistes à la sortie des arènes, déjà pédophile ou nazi j'avais du mal.
Les mots semblent si fades après les dessins, les mots semblent si inutiles après les armes, même celles qu'il "faut nettoyer juste pour le plaisir", les mots n'arrêteront jamais les balles, tout au plus ils galvanisent ceux qui sont prêt à les faire jaillir des canons.
Vomissement votre et... Charlie depuis toujours.

BD

el Chulo a dit…

presque d'accord sur tout le principal. Pour le reste ce ne sont pas dans "les collèges" qu'il y eut ces manifestations idiotes, mais dans "quelques collèges"; Ce ne fut pas le cas ici, mais Dax ,n'est pas le centre du monde, pas plus que Nîmes d'ailleurs.
J'espère seulement, qu'au travers de ces événements, on voudra bien comprendre que certains établissements sont des calvaires pour les enseignants, certains me dit t'on, plus faibles. Mais bon, j'en connais qui résistent, sans haine.
Sans vouloir me pousser du col, dans les années 80 je fuis un des rares qui s'élevaient contre la fausse liberté d'Internet, qui est devenu un sujet de société et un outil d'asservissement des plus faibles.
Certes, la mondialisation capitaliste y voit de multiples intérêts commerciaux, (diffusion dans le monde entier, apple par exemple) le revers de la médaille étant la diffusion sauvage de dogmes, de haine et en font un outil de guerre.
Il restera toujours des criminels lobbyesques pour défendre la liberté intégrale d'Internet, mais en même temps c'est devenu un outil d'une lâcheté extrême, une anti culture évidente, une merde immonde.
Seule l'éducation et l'esprit critique pourraient contrer cette sauvagerie.

Anonyme a dit…

T'inquiète, Marc, l'ai vérifié souvent, tous ceux qui te haïssent sont des cons !