mardi 22 mars 2011

Wasabi Français et Ippon Marocain

Lettre à monsieur Klein

Les cas désespérés sont les cas les plus beaux. Les pieds les moins crottés sont les pieds les plus bots. C’est ce qui fait la différence entre vous et moi, Monsieur K. Ne doutant pas une seconde de faire partie des commentateurs du blog « Des photos, des mots et des toros » que vous traitez de cons, je m’accorde avec le visa de Marc Delon le droit de vous répondre. Je le fais ici puisqu’en écrivant chez vous, on y risque la censure.

Faut-il saisir la Halde à la suite de vos propos imbéciles sur la disparité Sud-Ouest – Sud-Est ? Et plus encore lorsque vous les rapportez aux scores du Front National. C’est tout ce que vous avez comme arguments ? C’est minable. Vous devenez grandiloquent en vous référant à votre « patrie de Montaigne » où l’on ferait preuve de plus courtoises manières. Je ne doute pas de la courtoisie de Montaigne mais s’il m’invitait à emprunter un couloir, je ne passerai pas devant lui. Alors laissez le où il est. Et si nous nous amusions à nous jeter à la face les bons et mauvais grands personnages de nos régions, nous en aurions pour un moment. Nous autres, du Sud-Est, nous ne voudrions surtout pas vous détourner de vos joutes paranoïaques avec A. Viard. Parce que c’est lui, parce que c’est vous.

Votre article sur le Japon, publié ailleurs, est un digest habile à l’usage de vos affidés. En deux voyages vous savez TOUT du Japon. C’est extraordinaire ! J’ai lu à un moment : « vivant pendant cinq avec mes amis Nohara ». Vous avez oublié de dire cinq quoi. Cinq jours, cinq semaines, cinq mois, cinq ans ou cinq siècles ? On aimerait savoir. Peut être cinq jours vous ont-ils suffis tant vos qualités de buvard sociétal (j’ai bien dit buvard… bavard c’est plus tard) vous permettent d’assimiler en des temps records tous les problèmes du Monde, qu’ils soient dans les banlieues, les prisons, les commissariats de police, les arènes ou les coulisses de Trie-Sur-Baïse lors du concours de cris du cochon.

En un week-end, vous assommez la collégialité planétaire des linguistes japonisants en révélant que le « non » n’existait pas dans cette langue. Après la pierre de Rosette voici le caillou d’Orthez ! Un ami qui a vécu plus de dix ans là bas s’en est étranglé de rire. Il m’a affirmé qu’un « étranger » ne parvient jamais à parler parfaitement le japonais. Dussé-je y vivre cinquante ans je n’acquerrai jamais les intonations entre alto et basse, gutturalité et susurrement, aboiement et feulement. M’a dit le copain. Qui a également été très amusé de votre façon de concevoir les rapports sociaux de ce pays. Certes, en bon compatriote de l’adorable Montaigne, vous n’avez jamais du avoir l’occasion de vous engueuler sec avec un nippon. C’est bien ! Mais ça vous aurait permis de savoir à quel point le japonais peut être cruel et impitoyable. Envoie ce type faire des affaires avec eux, m’a dit le copain. Vous n’avez pas « touristé » (ce qui ne vous a pas évité d’en mettre partout). C’est bien ça ! Vous avez dormi dans de jolis temples zen, de jolis dojos d’art martiaux, des auberges traditionnelles et même sur des tatamis. Nous sommes épatés. Mais vous ne nous dites pas que vous pratiquez le judo et autres arts martiaux. Oh ! le Modeste ! (avec ou sans Pompon).

Je vous laisse à vos aimables japonisations qui ne sont que « thèse de l’anti culture » pour vous dire surtout mon indignation quant à la façon dont vous traitez les hommes de la Sécurité Civile française qui interviennent là bas. Vous osez les traiter de « quasi-touristes humanitaires qui batifolent dans les ruines… ».Vous étiez un blogueur infatueux et atrabilaire, vous devenez un sale type. Ce que vous écrivez là est ignoble. Vous êtes méchant C’est cela que vous apprenez à vos élèves ? Et si mes semelles sont crottées car il est vrai que je vis dans une campagne profonde, vos paroles, M. Klein, exhalent une haleine fétide et fielleuse.

Il est heureux pour le Japon que vous n’ayez pas les moyens d’y vivre longtemps : sa culture en eut été dévastée, son peuple anéanti, plus encore que par la Grande Vague qui arrivera un jour.

Je vous souhaite en tout cas une chose, Monsieur K., c’est que parmi les « quasi-touristes humanitaires » qui sont actuellement au nord du Japon, il n’y en ait point quelqu’un d’aficionado qui vous croisera un jour à la sortie des arènes.

JLB

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11 commentaires:

Anonyme a dit…

Bravo JLB!
Ceci dit, je n'ai pas lu Klein (ni Viard, j'évite les ennuyeux et les donneurs de leçons) donc j'ignore toujours ce qui a pu pousser Delon à bout...
Oui on a eu Montaigne, et puis des élevages de canards...
Et dans mon village les écolos sont arrivés devant le fn, et ça me fait plaisir...

isa du moun

Anonyme a dit…

Dans mon village nous n'avons pas voté !
Du haut de notre superbe donc, nous contemplons la France ou la france.
Rentrez vite, le nuage arrive !
JLB

I have a dream a dit…

Une envie pressante, pas obsessionnelle mais presque.
J'ai fait un rêve.. déplacer les quartiers nord de Marseille à la campagne, dans le Sud ouest, chez Monsieur Klein...

Non mais sérieusement... Monsieur Klein...
Comment pouvez vous à ce point parler et pérorer sur des situations dont vous ignorez tout !?

Redescendez sur terre et contentez vous de diriger votre commission taurine Orthézienne !

Vous aurez tout le temps ensuite de régler le problème du FN dans le sud est !

Anonyme a dit…

Cathares, levez vous et battez vous ! Saint André V. et Saint Simon C. reconnaîtront les leurs.
Révérend Père Fenouillet

Allez Al fonce ! a dit…

pas con les villes à la campagne, pas con du tout.

henri monnier

Anonyme a dit…

Ah le Japon, pays si génial pour monsieur klein, mais qui pratique la peine de mort. Aucune critique en ce sens, mais ne me dites pas qu'il ne savait pas. Pourtant c'est tout aussi critiquable que de voter fn. D'ailleurs, est-ce que parmi les gens de la patrie de Montaigne, ces gens si intelligents du sud-ouest prêts à expliquer au reste du monde comment on doit vivre, et bien y en a-t-il qui se sont demandés en toute objectivité ce qui peut bien pousser des gens à voter fn et en particulier dans le sud-est? Non pas par déduction au chaud chez soit, mais en allant sur le terrain discuter avec les gens concernés. M'enfin, monsieur Klein va avoir un gros cas de conscience en juillet si il lui prenait l'envie d'aller voir du toro-toro ailleurs que dans le sud-ouest, car Céret est tout juste à côté de Perpignan ou le fn fait un gros score et surtout ne se trouve dans le sud-ouest. Bon, tout de même, je dois avouer cher JLB, que vous avez bien travaillé votre adversaire. Un texte digne d'un randori d'expert, avec travail du kumi-kata puis quelques actions-réactions debout, ensuite amenée au sol, et un ne-waza se terminant par une petite clef de bras.
av d'Isa

Anonyme a dit…

T'es le meilleur, mon AV, je le sa V...
Heureusement que dans le SudOueste il n'y a pas que des donneurs de leçons, il y a aussi des gens qui aiment vivre, en prenant le temps...
Bises les garçons!

isa du moun

Anonyme a dit…

Ca dégringole vachement dans le Sud-Ouest. Victime co-latérale : Liz taylor. M... alors on a tiré jusque là ? Elle avait pas qu'à habiter au sud-ouest des USA. Na.
Riton Burchard

Anonyme a dit…

une chanson qui sera toujours d'actualité....De Brassens bien sur!

Quand les cons sont braves

Sans être tout à fait un imbécile fini,
Je n'ai rien du penseur, du phénix, du génie.
Mais je n'suis pas le mauvais bougre et j'ai bon coeur,
Et ça compense à la rigueur.

(Refrain)
Quand les cons sont braves
Comme moi,
Comme toi,
Comme nous,
Comme vous,
Ce n'est pas très grave.
Qu'ils commettent,
Se permettent
Des bêtises,
Des sottises,
Qu'ils déraisonnent,
Ils n'emmerdent personne.
Par malheur sur terre
Les trois quarts
Des tocards
Sont des gens
Très méchants,
Des crétins sectaires.
Ils s'agitent,
Ils s'excitent,
Ils s'emploient,
Ils déploient
Leur zèle à la ronde,
Ils emmerdent tout l'monde.

Si le sieur X était un lampiste ordinaire,
Il vivrait sans histoire avec ses congénères.
Mais hélas ! Il est chef de parti, l'animal :
Quand il débloque, ça fait mal !

(Refrain)

Si le sieur Z était un jobastre sans grade,
Il laisserait en paix ses pauvres camarades.
Mais il est général, va-t-en-guerre, matamore.
Dès qu'il s'en mêle, on compte les morts.

(Refrain)

Mon Dieu, pardonnez-moi si mon propos vous fâche
En mettant les connards dedans des peaux de vaches,
En mélangeant les genres, vous avez fait d'la terre
Ce qu'elle est : une pétaudière !

isa

Anonyme a dit…

Bravo Isa pour ce choix qui illustre trop bien cette société où au lieu de chercher à se comprendre, on se combat à coup de n’importe quoi, même à coup d’injures quand on se croit civilisé.
Pourvu que ce blog renaisse à la convivialité qui laissait à chacun selon ses particularités, le droit d’apporter un peu de réflexion ou de fantaisie.
Gina

Anonyme a dit…

Je crois, Isa, que Dieu n'est pour rien dans l'affaire. Faudrait plutôt t'adresser à Jésus. Marc te dirait que dans cette famille, c'est comme dans les familles arabes et noires du Mas de Mingues : les pères sont des types bien mais les fils ne valent pas grand chose.
JLB