Adieu

Adieu
photo de Anya Bartels-Suerdmont

mardi 14 février 2012

Je n'écris pas ce que je fais et ne fais pas ce que j'écris...














Lecteur, tu ne sais pas lire. C’est ce que je vais finir par croire. La littérature s’entend. Bonne ou mauvaise, mais la littérature, tu ne sais pas la lire. Je croise des mecs à mon cabinet ou aux halles, des mecs qui ergotent :


- Mais celle dont tu as parlé là, qui t’a offert du thé… elle est pas du tout comme t’as dit… il devient fou ou quoi le Delon que j’me suis dit en y repensant… parce que je l’ai croisée, moi, l’aut’jour entre mon massage et mon plateau d’équilibre…
- Et alors ?
- Ben elle est pas du tout comme t’as dit… rien à voir avec Leila Bekhti !!!
- Et donc…
- Ben j’ai rien compris du coup…
- Tu rigoles ou quoi… ?
- Ben quoi ? Non… pourquoi ? kessiya ?
- Parce qu’il n’y a rien à comprendre, juste lire un histoire que j’ai pondue !
- Ben oui, mais si c’est faux !?
- Parce que toi, tu crois que tout ce que j’écris c’est recta ce qui s’est passé ???
- Ben, bien sûr !
- Mais ma parole, t’es une vraie Conchita, alors !!!
- Beuquôâ ?...
- Tu sais pas qu’un écrivain ça a un peu d’imagination ? Que ça écrit des fictions ?
- Ouais mais toi, t’es pas écrivain, t’es Delon !
- Bon ok, j’ai pas la carrure pour être appelé comme ça, ça je veux bien, ça m’emmerde un peu d’ailleurs mais je le ressens aussi comme ça, mais bon… ça empêche pas d’avoir un peu d’imagination tu vois, comme de la broderie que tu décrirais et qui ne serait jamais arrivée sur un canevas qui existe, lui… tu vois ?
- Humpfff… moi la broderie…et donc de tout ce que tu racontes rien n’est vrai ?
- Rien à 90% ou rien à 30%, ça dépend ! Pourquoi ? Tu voudrais connaître ma vraie vie que tu crois absolument passionnante ?
- Beuh non mais, bon, si c’est même pas vrai…
- C’est donc plus intéressant ! La création que ça s’appelle, no limit !!!
- Ouais…c’est moins… chai pas…terre à terre…
- Ben alors ? Justement ! Tu le fais exprès ou quoi ? C’est libre ! C’est magique ! C’est ce qu’on en fait ! C’est super !?!


Aujourd’hui, lecteur ''aconchité'', lecteur scolaire, du premier degré, tu vas peut-être comprendre, car toi qui vas te reconnaître – vous êtes au moins deux – tu vas bien te rendre compte que lorsqu’on en a parlé, on n’a pas dit exactement tout ça comme je le présente aujourd’hui, mmm ? Eh ben, voilà, c’est tout pareil ! Non mais. Font chier, putain… Si ça se trouve, sur les quatre cents seize qui m’ont lu l’autre jour, y’en a seize qui savent lire. Quelques femmes, tapies dans l’ombre de leur anonymat, qui m’apprécient… si… que je fais marrer… je sais qu’elles sont là… j’ai des preuves parfois… plus fines, plus intelligentes, "sensitive"… jusqu’à la pointe de leurs… stylos (je ne leur plairais plus si j’étais grivois… par contre quand je pète un câble de grossièreté, elles se régalent… effet catharsympathique que ça s’appelle…) C’est pour ça que c’est con, les blogs, la vérité est dans les livres, c’est là qu’on trouve ceux qui savent lire !

Quoi, tu dis ? T’as qu’à te faire éditer ? Pas faux… Sûr qu’on n’est pas aidés, entre moi qui n’écris pas assez bien pour être édité et toi qui ne sais pas lire, lecteur, on nourrit comme qui dirait la sphère médiocre de la toile. Quoique… Loana fait bien des livres, elle. Mais là c’est pour du pognon pas pour de la littérature… Et le blog c’est gratos j’te signale. Illisible et gratos. A chier, donc… Loana au moins, ne raconte pas des PIP, elle a de vrais gros seins. Même que sans imagination, ils restent visibles à l’œil nu. Alors avec elle lecteur, c’est plus facile : sans imagination, le regard vide et le téton plein, tu sais toujours où tu en es. La pauvre, depuis deux jours que je me suis auto-proclamé aimant les gens, je ne devrais plus me moquer. C’est parce que je ne trouve pas de chute à ce texte… ah ben tiens j’entends les talons de madame "D" qui arpentent la salle d’attente. Oh putain et madame "Ben B" qui brûle, là-bas, sous l’infra-rouge… j’lai oubliée… Alors, lecteur désemparé, c’est vrai qu’elle brûle ou pas ? Oh, p'tanggg, elle cloque oui ! Me restait pas un vieux tube de Biafine dans un tiroir ? Mais "si ça se trouve" comme dit l'autre, j'ai écrit ça dans un bar ou chez moi... Tu comprends ?

30 commentaires:

Anonyme a dit…

Ben moi aussi je suis déçue. J'ai pensé que la dame ressemblais vraiment à Leila B. M. DELON n'es pas sérieux. En plus il nous parle de broderie.il va avoir le temps de tout faire ? Déja qu'il veut nous faire croire que si ca se trouve il écris dans les café.
Pas à moi M. DELON.avec tous les pauvres gens que vous devez soigné.
Et pis ne vous moqué pas de Loana : si vous l'aviez sur votre table vous ferié moins le mariole.

Conchita
(et je ne suis pas blonde.je fait de la litérature moi aussi.et meme du croché)

el Chulo a dit…

moi je pense qu'elle brule pas! ah le miracle de la littérature!

Anonyme a dit…

Erreur de site, j'ai confondu avec "Modes & Travaux". Désolé.
BLJ

Marc Delon a dit…

JLB sors de ce corps, le premier message est de toi aussi....

Anonyme a dit…

Non non, MD je te jure sur la tête de Maja Lola que le premier commentaire n'est pas de moi.
JLB
PS : de toute façon Mala Jola elle risque rien, elle est à Cadizzzz, elle boit du fino, elle lance des grains de raisin à l'eau de vie en l'air, qu'elle rattrape au vol sur sa langue, elle danse la sévillane (sous-prolétariat du flamenco) et elle escalade dans la plus totale nudité la scène du Gran Téatro Falla pendant une chirigota.

Anonyme a dit…

416 mères t'ont accordé leur promesse de grifouillis ? Encore un petit effort pour avoir tes 500 signatures et ne leur pleure pas dans le giron ! Comediante !
JLB

Pedroplan a dit…

C'est que ça poe des tas de problèmes, la fiction. Moi j'ai eu un lecteur qui m'a engueulé comme du poisson pourri parce que l'histoire ne finissait pas comme il aurait aimé. J'ai vu le moment où il me prenait en otage jusqu'à ce que j'écrive une autre fin... (et ce qui précède est bien évidememnt en partie une fiction)

Maja Lola a dit…

JLB vous êtes un "chivato". Je crains que ce soir, en me présentant à vêpres, le passage au confessionnal me soit méchamment refusé ....

Bon, je me rhabille et descends de scène. De toute façon je n'étais pas favorite ...

Ca m'apprendra, à vouloir chanter de jolies chansons populaires de mon enfance ...

Anonyme a dit…

Espontanea de chirigota ! Al calabozo !
JLB

PS : t'as vu Delon, la magie des mots ? Avec un seul mot bizarroïde on fait bouger du monde outre Pyrénées. Et aussi on te fait prendre l'air et voir du paysage, toi qui ne promènes que de banlieue glauque en clapas tortueux. Et on te balade en classe affaire, pas en bus pourri avec Conchita qui te pique l'accoudoir et qui s'assoie sur ton Reflex. Tu en fomentais de l'Hispanie ? Tu es servi, bon poids.

Marc Delon a dit…

je ne suis plus chez moi... ce blog ne m'appartient plus... je ne pige plus kedale à ces chirigateaux qui m'apparaissent être des marrades floklo-satyriques de mauvais goût (merci lola d'avoir eu la délicatesse de m'illustrer le truc en loucedé...) mais c'est très bien comme ça... je vous laisse les clefs et vais peut-être aller faire un tour...

Maja Lola a dit…

Maaaaarc .... ! Attention où tu vas faire un tour (j'ai lu ML l'autre jour).

Dommage que Cadizzzzz soit si loin : on aurait fait une "Chirigota" .... avec la cuadrilla du blog : "Quitate la media que vamo de apuro !" (spécial kinés)

Anonyme a dit…

Allah Akbar ! Chien d'Infidèle !
On a les clés dé la pigeot !
Et Mojo Lala la traîtresse on te met le niqab !
Travadja la moukère
Travadja bono.
Yahya Lobi B

Anonyme a dit…

Belle manifestation contre la norme ISO 9001!Ce n'est qu'un début continuons le combat! Revendiquons le droit à la transformation littéraire, poétique et artistique de la réalité qui nous entoure!Nous ne sommes ni des machines , ni des processus, nous sommes des humains vivants doués d'une imagination sans limite ! Vive Delteil!
Pour ceux qui se demandent de quoi je parle, qu'ils fassent travailler leurs petites cellules grises...
isa

Pedroplan a dit…

Vive le néolithique, alors !

ludo a dit…

"C'est que ça poe des tas de problèmes, la fiction", écrit Pedroplan. O mânes du grand Edgar Allan, c'est y pas magnifique un lapsus de clavier pareil.Ole tu Pedroplan.

ludo

Marc Delon a dit…

Fiction : et si ce n'était pas un "lapsus de clavier" ? ou un lapsus de clavier fin ?? Enfin, feint... ?

Anonyme a dit…

Et si c'était Pedroplan qui avait volé la stèle de OAP dans le cimetière ?
Muy listo Ludo !
JLB

Anonyme a dit…

Merci Isa pour le clin d'oeil à J. Delteil !
"Curieux destin que celui de ce petit vigneron solide et maigriot, le rire caillouteux, le mollet sautillant, monté de l'Aude à Paris sitôt finie la guerre, celle de 14".
Delteil c'est du soleil !
JLB

Maja Lola a dit…

Les normes ne pourront jamais faire bon ménage avec la création quelle qu'elle soit. La carpe et le lapin.

el Chulo a dit…

putain, ça devient très salon littéraire ici!

ludo a dit…

exact, exact...un lapsus du clavier fin.
la fin du clapier suce ? je ne savais pas, j'ai toujours préféré les poules, perso.

ludo

Anonyme a dit…

pedroplan a l'air de savoir...
que les autres lisent ça:
http://books.google.fr/books?id=sBbwsRAWCUUC&pg=PA198&lpg=PA198&dq=delteil+n%C3%A9olithique&source=bl&ots=kKyQU1LeVN&sig=yzWpcUwFjePrAF4-9qubzbp5DL4&hl=fr&sa=X&ei=43Y9T4n4KpCa-wamqPSyBQ&ved=0CC4Q6AEwAg#v=onepage&q&f=false

isa

Anonyme a dit…

Berk, Isa elle a vomi de partout !
T'as la gastro Isa ?
Céline

Pedroplan a dit…

Ah, Chulo, c'est que nous sommes entre gens du monde et culs terreux cultivés, ici.

Anonyme a dit…

Putain, ferme le ce robinet, au prix où est l'eau du Bas-Rhone !
JLB

Pedroplan a dit…

Ce que cette photo (celle de tout en haut) saisit, c’est finalement le meilleur moment d’une après-midi de taureaux. Il fait beau puisqu’on arrose. On est arrivé bien en avance, on a récupéré le Sorteo, on a gagné son vomitoire, on a blagué avec le type à qui il y a des années qu’on n’a plus besoin de montrer son billet, on a mis son couvre-chef parce que, nom de Dieu, ça tape, on s’asseoit, on ouvre un livre. Pour peu que celui-ci soit prenant, on sait qu’on peut suivre à l’oreille les événements de l’heure qui suit : le bruit des conversations qui enfle, les gens qui s’interpellent d’un bout à l’autre de l’ovale (Oh ! René !), les amphis qui se remplissent, la musique que s’installe, veste rouge posée sur le dossier, instruments et partitions déballés. On se décale juste un peu pour laisser passer le type des chapooos, et celui des boissons fraîches. On serre quelques paluches. On regarde le type au regard farouche installer les piques à leur râtelier, les mozos brosser les capes. Et là, on est bien parce qu’en bas, la grande page de sable blanc est prête à recevoir les premières lignes du livre de tous les possibles, celui qui ne s’écrit presque jamais.

Anonyme a dit…

Et voila ! On part en long week-end en oubliant de fermer l'eau et c'est l'inondation ! La belle page blanche de Pedroplan, du coup, est tout imbibée (on peut même voir l'auteur dans sa barque en bas à droite). Il ne reste plus à tous les garnements de ce blog qu'à en faire des boulettes de papier qu'ils jetteront au plafond.
C'est pas malin !
JLB

el Chulo a dit…

très jolie photo, de la profondeur, de l'ampleur, avec un rien de mélancolique, très vivante. bien!

Maja Lola a dit…

Elle me donne le spleen ....

Pedroplan a dit…

Eh oui, et en plus la barque prend l'eau ! Et j'ai lair d'un con avec ma page blanche ! C'est pas du jeu !