Adieu

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photo de Anya Bartels-Suerdmont

mercredi 30 mai 2012

Au doigt et à l'oeil : le SCOOP


PMT a retrouvé le cuistre des tendidos qui provoqua l'ire de l'empresa. Interrogeons-le :

  • PMT : Monsieur, vous semblez garder des stigmates de votre « apparté » avec Mr Casas : que s'est-il passé e-xac-te-ment ?

  • Le Cuistre : Ben je sais plus trop... c'était pendant la feria… ?

  • PMT : Bien sûr ! Et alors … ?

  • Le Cuistre : Eh bien tout le monde était chargé à l'anisette, parbleu...

  • PMT : Vous développez donc la thèse d'une alcoolisation progressive intempestive qui aurait conduit les impétrants de cet incident à ces conduites grossières ?

  • Le Cuistre : un truc sûr, c'est qu'j'ai pas conduit, ah non, conduire ou choisir, il faut boire ! Ma femme me l'a toujours dit...

  • PMT : Votre femme vous accompagnait ?! Etait-ce à son encontre que le directeur des arènes proférait le vilain mot de trois syllabes commençant par « En » et se terminant par « lé » ?

  • Le Cuistre : Alors là, si c'était pour elle, je lui souhaite bon courage...

  • PMT : Mais vous, que lui avez-vous crié depuis votre tendido ? Car c'est de là qu'est partie toute l'affaire...

  • Le Cuistre : Quand j'ai bu qu'il sortait de sa groffe pour brieguer le... prédisant bamako

  • PMT : … ? Vu qu'il sortait de sa grotte pour briffer le président du palco ?

  • Le Cuistre : Voilà... ! J'ai gueulé : Casanis, des Pernods ! Avec mes cinquante autres potes

  • PMT : Je vois, je vois … et lui a compris : Casas, des Toros !

  • Le Cuistre : Ah je sais pas... je m'en fous des toros, moi... et pis Cassa m'a montré un de ses doigts... de loin, j'ai cru qu'avec un pouce il me faisait signe : on va s'en jeter un ? Alors moi j'y ai fais une main, histoire de dire qu'on aurait pu s'en jeter cinq … et là, il est devenu tout rouge et m'a montré un autre doigt prolongé de son bras... et là, toute l'arène à gueulé... je m'ai dit, mon p'tit gars, vont tous avoir soif, c'est le moment d'aller rejoindre la buvette, avant ké pu rien dans les frigos...

  • PMT : Et là, malchance, vous êtes tombés sur Casas ?!

  • Le Cuistre : Quand j'ai raté la marche ? Heureusement ! L'est moins dur que les pierres millénaires fossilisées de nos ancêtres les Romois... alors on s'est empognés...

  • PMT : Et la bagarre a commencé : cruelle, sanglante, cinglante, sans merci... ?

  • Le Cuistre : Meuh non, éh, kesstu racont' tôa... empognés-collés-serrés ensemble, on tenait debout au moins, mais dès qu'on se lâchait, on tanguait mon pauvre, d'une houle... que même l'ancien bateau promenade du Rhône là, le KON-TIKI l'aurait pas t'nu... T'en a du Pernod, dis ? Que j'ai réussi à placer dans la mouvance borborygmique... Z'a tout bu, Ducon, qu'il m'a répondu... en me faisant un doigt... Fais chier merde, que j'ai retoqué aussi sec que mon gosier en lui enfonçant son doigt dans le sien... et après il a vobi à quatre pattes... partout... partout... là... là... et là aussi... alors zésuitété à la buvette pour un dernier... pis au retour zavé oublié qu'avais du vobi partout et vlan... ce couci j'lai pa raté la marche que ces putains de Gaumains y z'avé construits là... entre deux tournoy de glaglateurs !

  • PMT : Depuis, je me suis laissé dire qu'on vous surnomme le « Touareg des sables des ruedos »... Est-ce exact ?

  • Le Buistre : Ben alors là mec, quand t'es blogueur, t'as pas fini d'en entendre des conneries de tous les zaigris du circuit, j'ai vu que toi-même t'as pas été épargné ozourdui...

  • PMT : Oui... mais peut me chaut l'avis des zaigris comme vous dites... et puis c'est rigolo les types qui t'aiment pas mais te lisent tous les jours... et pour Mr Casas comment ça a fini alors ?

  • Le Fuistre : Putain... mal ! L'a fini en foto dans le canard avec son gros doigt levé en ro plan... l'est grillé sur la distinction jusqu'à la nuit des flans...

  • PMT : Eh bien dites-donc... une anecdote qui obéirait aux canons de la galéjade, de la pagnolade provençale au doigt et à l'oeil avec vous deux !!!

  • Le Pruistre : Pfuiiiiiiiiiiiii.... alors là.... ferait pas mieux... c'est mon dernier mot Juan Pedro. 




    PS : merci au jovial bloggeur d'Arles de m'avoir permis d'utiliser sa photo... même s'il n'en connaissait pas encore, ni moi non plus, la destination finale... On clique dans son oeil gauche pour le faire crier...

7 commentaires:

el Chulo a dit…

tres bien marc !je me suis régalé!
mais insinuerais tu que simon aurait quelques appétences pour la dive bouteille? ce serait un scoop!mais gaffe, ça va pas t'arranger les papiers pour l'ernesto !

"Jiès Arles" a dit…

Tu sais ce qu'il te dis .... le "jovial" bloggeur d"Arles ...? ... Non ? ... Devine !!!
Amitiés quand même parce que je suis ... jovial" ...

Marc Delon a dit…

l'ernesto... je veux bien être con mais pas trop longtemps... il ne m'occupe plus l'esprit.

Ben les ferias sont quand même des libations à côté desquelles les apéros géants de Facebook sont d'aimables kermesses pour la jeunesse catho, non ?

Maja Lola a dit…

Voilà un bon moment de lecture !
Des interviews comme ça on en redemande ....

Prompt rétablissement à Jiès qui comprend certainement ton sens de l'humour.

el Chulo a dit…

bon, pour être clair, j'avais l'imptression que tu insinuais que simon avait un coup dans la calebasse!

Marc Delon a dit…

j'en sais rien je ne le fréquente pas, mais ça aide à péter un câble et comme y'a plus de gens bourrés que non bourrés à la feria...

Maja Lola a dit…

Bourrés, bourrés ... tant que c'est avec de bons elixirs ça va ... Là où ça se corse c'est quand on carbure aux rasades de vinaigre, surtout quand on restitue le breuvage en le "pissant" ... beurk !!!

(Attention à Mauguio Jiès ... ça glisse pas mal là-bas aussi)